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Sunday, September 25, 2011

Paola Ortiz devra quitter le Canada vendredi

La mère de famille mexicaine Paola Ortiz devra se présenter demain matin aux agents d'immigration pour être de nouveau amenée à l'aéroport de Montréal. En dépit du soutien de plusieurs organismes communautaires, elle devra donc retourner vers le pays qu'elle a fui il y a bientôt six ans. À moins que le ministre de l'Immigration Jason Kenney n'en décide autrement.

Ça fait peur. Je tremble, oui, mais j'ai un jour de plus avec mes enfants», a dit la jeune femme, mercredi, devant les bureaux montréalais d'Immigration Canada.
La situation de Paola Ortiz suscite, depuis quelques jours, l'intérêt, et l'indignation. Mme Ortiz a fui en 2006 les sévices de son conjoint, officier de la police fédérale mexicaine. Elle a demandé l'asile politique en 2006, mais la Commission de l'immigration et du statut du réfugié (CISR) lui a opposé une fin de non-recevoir. Selon la CISR, le Mexique peut lui offrir toute la protection dont elle a besoin. Une version réfutée par l'avocat de Mme Ortiz.

Pour la Fédération des femmes du Québec (FFQ), les femmes qui fuient la violence sont trop souvent suspectées, par le gouvernement, de mentir. «Officiellement, la violence conjugale est un motif d'asile. Officieusement, c'est difficile d'obtenir l'asile pour cette raison», déplore Alexandra Pierre, responsable des luttes contre le racisme et la discrimination de la FFQ.

Paola Ortiz a multiplié les démarches pour rester au Canada. En vain. À trois reprises, elle fait l'objet de mesures d'expulsion, qu'elle a réussi à ajourner. Au cours des dernières semaines, l'étau s'est resserré autour d'elle: placée en détention pendant quelques jours en août, elle a appris, la semaine dernière, que ses jours au Canada étaient comptés.

Vie mouvementée

La vie de la jeune femme au Canada n'a rien eu d'un long fleuve tranquille. Mais pour la première fois, elle venait tout juste de trouver son équilibre. Elle a donné naissance à deux enfants, aujourd'hui âgés de 2 et 4 ans, et a épousé un Canadien. Ses dernières démarches pour obtenir la résidence permanente se sont révélées fructueuses puisque Québec a donné son aval. Elle a obtenu son certificat de sélection du Québec (CSQ) et son dossier est en traitement à Ottawa.

Mais son expulsion vers le Mexique la forcera à recommencer cette démarche, qui dure plusieurs mois, auprès d'Ottawa.

«On ne peut pas être ministre de l'Immigration sans avoir de sentiments, dit l'ex-ministre de l'Immigration péquiste André Boulerice, venu soutenir la jeune femme. Ses enfants sont nés ici, ils sont canadiens, ils ont le droit de vivre avec leur mère. Si le ministre Kenney a un brin d'humanité, il peut arrêter ça.»

M. Boulerice invite aussi la ministre de l'Immigration du Québec Kathleen Weil à appeler le gouvernement fédéral. «Le Québec a reconnu Mme Ortiz en lui donnant un CSQ. Mais malheureusement, Ottawa a encore tous les pouvoirs là-dessus et c'est dommage.»

Québec solidaire a joint sa voix au concert de protestation, mercredi, et a demandé à Ottawa d'accorder la résidence permanente à Paola Ortiz.

Mme Ortiz, qui souffre de dépression et de choc post-traumatique, n'emmènera pas ses enfants avec elle: tous deux ont aussi besoin d'un suivi médical. L'aînée a des problèmes auditifs, le cadet est autiste. «Je peux seulement leur dire que maman les aime», a-t-elle dit.

Source : La Presse / 21/09/2011

Menacée d'expulsion, une Mexicaine joue son va-tout

Paola Ortiz est mexicaine. Arrivée au Canada en 2006, elle a vu sa demande d'asile rejetée et craint maintenant d'être expulsée vers son pays d'origine. La jeune femme est pourtant non seulement mariée à un Canadien, mais elle est aussi mère de deux jeunes enfants nés ici.

La jeune femme soutient avoir été victime de violences physiques et sexuelles au Mexique. Les agressions de son ancien conjoint, agent de la police fédérale, l'ont poussée à fuir son pays. Elle a depuis donné naissance à deux enfants et espérait obtenir l'asile politique au Canada, mais la Commission d'immigration et du statut du réfugié du Canada (CISR) estime que les autorités mexicaines protègent suffisamment les femmes victimes de violences.

«Au Canada, on prétend qu'il existe une protection de l'État au Mexique. Évidemment, là-bas, personne ne croit ça», dit l'avocat de Paola Ortiz, Stewart Istvanffy. En 2009, indique-t-il, la Cour interaméricaine des droits de l'homme s'est prononcée contre le Mexique au sujet des morts violentes de trois femmes à Ciudad Juárez. «Il y a une violation systématique des droits de la personne. Il n'y a pas de protection au Mexique», poursuit-il.

La jeune femme a alors fait une demande de résidence permanente pour laquelle elle est parrainée par son mari canadien. Elle a obtenu son certificat de sélection du Québec (CSQ) et son dossier est toujours en traitement du côté fédéral. Pourtant, la menace d'expulsion est toujours réelle. «Si on a un CSQ, pourquoi veut-on déporter les gens alors qu'il y a une acceptation ici?», s'interroge son avocat.

Paola Ortiz doit rencontrer demain un agent de renvoi. Elle craint de recevoir alors sa date d'expulsion. «Elle s'affole», dit Me Istvanffy. La jeune femme, encore traumatisée par son passé, s'inquiète aussi pour ses deux enfants, citoyens canadiens, qui, à 4 et 2 ans, font l'objet d'un suivi médical: l'aînée souffre d'un problème auditif et le cadet a été diagnostiqué autiste.

Paola Ortiz espère maintenant obtenir sa résidence permanente, afin de pouvoir poursuivre sa vie ici.

Le Mexique est l'un des 10 pays d'où proviennent la grande majorité des demandeurs d'asile au Canada.

Source : La Presse / Annabelle licoud - 14/09/2011

New racism claims against Refugee Board - Former employees claim they were subject to abuse

The federal agency that deals with refugee claimants from around the world is facing fresh allegations of racism from several current and former employees.
In human-rights complaints and labour grievances, at least four black and other non-white employees in the refugee protection division of the Immigration and Refugee Board say they have been subject to harassment, ghettoized in lower-level positions or denied permanent status.
In the latest complaint filed recently with the Canadian Human Rights Commission, a 15-year board employee said colleagues used racist terms such as "spook" to refer to a fellow black employee.
Initial complaints to a supervisor resulted only in a warning that he "be careful" because he could be targeted with a counter-harassment complaint by the co-workers, said Norm Murray, a black refugee protection officer based in Toronto.
"Management at the IRB . . . has created and supported a poisoned work environment," Murray said in his unproven complaint, a copy of which was obtained by The Canadian Press.
In another case, a Hispanic employee was issued a redundancy notice in April that was to have taken effect in late May. However, she was told to leave her Toronto office almost immediately.
"I find this procedure irregular and strange," she wrote in a farewell e-mail to colleagues.
"Perhaps, it is a coincidence that these drastic measures have been taken within days of my having filed a formal complaint decrying racism and harassment in the workplace."
Raoul Boulakia of the Refugee Lawyers Association said it's imperative the board deal openly and honestly with the allegations, a position he said he made clear to its chairman, Jean-Guy Fleury.
"Obviously you can't have any racism in an institution that's dealing with people from around the world," Boulakia said.
Several board employees, supervisors and even one senior union official refused to discuss the allegations publicly, saying managers had warned them against talking to the media on the threat of discipline or dismissal.
Jeannette Meunier-McKay, president of the Canadian Employment and Immigration Union, said while discrimination and harassment complaints come from across the public service, "it seems to be more predominant within the IRB for some reason."
She refused to say how many such grievances the union was dealing with.
Fleury and executive-director Marilyn Stuart-Major refused to comment but a spokeswoman said the board was "looking into the matter" and takes allegations of racism seriously.
The board is already under scrutiny for other reasons. Results of an external investigation leaked last week found evidence of ``improper conduct" on behalf of two politically appointed decision-makers who allegedly didn't write rulings themselves.
Immigration Minister Judy Sgro, who earlier this year announced changes to the way board members are appointed, would not comment on the racism allegations.
The Immigration and Refugee Board is Canada's largest quasi-judicial tribunal. In its refugee protection division, about 200 political appointees currently make decisions on more than 40,000 asylum applications each year.
Another 1,390 civil servants provide bureaucratic support.
An extensive public-service survey in 2002 found a slightly higher ratio of respondents at the board believed they had been discriminated against. However, in Toronto, 27 per cent said they had — a rate far higher than the 17 per cent civil service average.
While most of the problems appear to have been in Toronto, the board's only black employee in Vancouver has also complained to the human rights commission about what he called "corruption and systemic discrimination."
In a letter to Prime Minister Paul Martin earlier this year, Francois Moussa said three managers had asked him for bottles of liquor to secure a permanent job, and one "racially profiled" him by asking him for narcotics.
When he complained, he was given a job stamping thousands of envelopes.
Moussa, who has been on stress leave, accused senior board members of a cover-up.
Toronto lawyer Pamela Bhardwaj, who is familiar with the racism allegations, said she believes there's a real problem.
"There may be a few bad apples that you want to weed out but when management is attacking the victims and promoting the bad apples, that is unacceptable," said Bhardwaj. "It's really disturbing."
Selwyn Pieters, a black lawyer and refugee protection officer in Toronto, said he was harassed after he complained.
An anonymous note at work warned him his manager would give him a ``hard time because American blacks are big time trouble-makers."
Pieters also has a human-rights complaint alleging he was subjected "to adverse differential treatment, individual, institutional/systemic, and cultural/ideological, racism."
Don Oliver, a black senator from Nova Scotia, said he didn't know whether the refugee board was any worse than other federal agency.
But in a hard-hitting speech recently, Oliver portrayed the entire civil service as rife with racism and urged the government to appoint an anti-racism commissioner.
In an interview, Oliver said his speech had prompted dozens of e-mails from civil servants across the country saying they were "so happy that someone finally has the courage to stand up and say it."

Source : Canadian PRESS / COLIN PERKEL

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Friday, September 2, 2011


3 témoignages d'anciens résidents du Quebec : Tres édifiant, merci de lire avec attention !

chers ami(e)s, je tiens a partager avec vous des récits (négatifs) que j'ai trouvé sur internet de personnes qui ont déjà vécu au quebec, certes c'est pas très rose et ca inquiète bien-sure, mais je tiens qd même a les partager:

1er:Le Québec - la plus mauvaise expérience de ma vie!:

J'ai voyagé à travers le monde, travaillé dans le Pacifique avec des Indigènes, eu des problèmes de santé toujours résolus et des relations humaines extraordinaires.

J'ai travaillé en Ontario et au Québec.
La première expérience en Ontario, Toronto, très difficile avec mon anglais low-level, je travaillais à Canadian Tire, des Européens m'ont engagé pour monter les vélos. Mon expérience étant l'aéronautique, l'électronique et l'informatique avec mes diplômes de France = un grand zéro au Canada...

Je suis donc allé à Ottawa plus francophone et là j'ai trouvé un job de prof de Français langue seconde. Un Québécois aimant la France et directeur du bureau des langues m'a embauché par l'entremise d'une école de langue dont la patronne était française. Cinq ans de bons jobs, une vie sereine...

J'ai dû retourner en France pour des raisons de famille très grave. J'ai quitté donc le Canada en 1999 avec déjà une mauvaise opinion de la médecine québécoise comparativement à l'Ontario et je sais de quoi je parle...

Je suis revenu au Canada en juin 2005 avec femme et enfants. La catastrophe a commencé... parce que nous avions choisi Montréal.

Mon bébé malade. Dans des cliniques médicales, personne n'a voulu le prendre car nous n'avions pas encore la carte de santé, je me suis engueulé avec la secrétaire à qui j'aurais collé une claque (heureusement pour elle, il y avait la vitre...) J'ai porté plainte contre ces deux cliniques.

J'ai trouvé un français kiné dans une clinique privée qui a fait tout ce qu'il a pu et a bien traité mon fiston depuis...

Nous avions essayé les offices publiques mais de 1 à 5 mois et plus d'attente, inhumain pour un bébé... Pauvre Québec!

Au niveau job à Montréal, tout le monde m'a toujours dit OUI mais jamais, je dis bien jamais, on a tenu promesse, verbale ou écrite... la parole donnée ici, c’est de la merde.
Je me suis fait voler 20 000$.

J'ai connu des Français hautement diplômés, médecins, infirmières, sage-femme, des ingénieurs, tous ne travaillent pas où ont des jobs de merde et la plupart repartent en France.

J’ai retenu trois grands mensonges au Québec :
- C’est pas loin
- C’est pas cher
- Ça sera pas long

Ils se foutent de votre gueule. Un ami psy me dit que les Québécois détestent les conflits d’où l’obligation pour eux de ne jamais dire NON. Ils disent tous OUI, mais ne réalisent que très rarement leurs dires…

Il faut bien réfléchir avant de venir vivre au Québec. N'écoutez ni la Délégation du Québec à Paris, ni même un Québécois, c'est du vent.

Ils ont culturellement une positive-attitude extrémiste.

À propos des femmes, un conseil : ne fréquentez pas une Québécoise, encore moins pour s’y marier, et pire, avoir des enfants. Vous y laisserez votre santé, votre moral et plus encore toutes vos économies, c'est assuré.

Les routes, abominables! Pire que dans les îles du Pacifique.
La médecine, l'une de plus horrible de la planète (vous du vécu, demandez-moi)
Les gens toujours complexés quand vous dites que vous êtes Français.

Et je n'ai pas fini, je reviendrai compléter ce bilan...


2eme: La grande imposture de l'immigration au Québec:

Je souhaite échanger avec les membres du forum sur les opportunités d’emploi au Québec une fois qu’on a un diplôme Canadien en poche. D’après les différents témoignages c’est principalement à cause de leurs diplômes étrangers que les immigrants ont de la difficulté à se trouver un emploi à la hauteur de leurs qualifications.

Est-ce que certains d’entre vous ont pu décrocher un emploi respectable après l’obtention d’un diplôme canadien ?

Personnellement je suis revenu sur les bancs de l’Université et j’ai été franchement dégoûté par la médiocrité de l’enseignement universitaire au Québec. En plus de dépenser toutes mes économies je me suis endetté à gauche et à droite pour être en mesure de joindre les deux bouts.

C’est un enseignement bourratif où on force les étudiants à acheter et lire les stocks invendus des grandes libraires du Québec. Les professeurs ne sont jamais là pour vous encadrer. Il n’y a pratiquement pas d’échecs et la notation est très généreuse. Ayant fait des études en France, au Maroc et en Angleterre je suis maintenant convaincu que la politique d’immigration du Canada est l’une des plus grandes impostures du siècle. En fait ils ne reconnaissent pas les diplômes étrangers alors qu’ils sont convaincus de la médiocrité de leur système éducatif par rapport aux autres pays industrialisés.

Maintenant que j’ai un MBA en systèmes d’information (summa cum laude) et un certificat en informatique délivrés tous les deux par des universités québécoises, les perspectives d’emploi ne sont pas plus reluisantes. J’ai les diplômes certes mais on me reproche toujours de ne pas avoir d’expérience locale (aux chiottes mes cinq années d’expérience en France et au Maroc). Qu’est-ce qu’elle a de si particulier cette fameuse expérience canadienne ? Le froid ? Que ce soit à Kaboul ou à Chabigamou les ordinateurs et le corps humain fonctionnent toujours selon les mêmes principes. Pourtant on oppose toutes les formes de résistance aux médecins étrangers alors qu’il y a des dizaines de personnes qui crèvent sur les listes d’attentes tous les mois. En définitive, je pense qu’on a affaire à une société suicidaire. Une société qui est fière de son arrogance. Une société qui ne se reproduit pas assez pour perdurer. Une société où le PIB est l’un des plus importants au monde mais où en contrepartie le taux de suicide est aussi l’un des plus élevés au monde.

Cela dit, comment faire pour acquérir de l’expérience locale si personne ne veut vous offrir un emploi ou un stage qui soit en rapport avec votre domaine de spécialisation. Personnellement ça ne me dérange pas de recommencer au bas de l’échelle mais je ne vois pas comment je pourrais redevenir consultant si je me mets à livrer de la pizza ou à conduire un taxi. Je n’ai quand même pas misé autant d’argent dans leur système scolaire à la con pour qu’on me propose des emplois à 7 $/ l’heure.

Bref ce n’est ni un problème de diplômes ni un problème d’expérience. Il s’agit là de deux arguments fallacieux dont le but est de cacher les vraies motivations derrière la politique d’immigration du Québec. Arnaquer des jeunes désespérés en leur vendant des rêves, en les dépossédant de leurs économies et leur proposant des jobs à rabais lorsqu’ils n’ont plus le choix.


3eme: la mauvaise expérience quebecoise

Je reviens de Montreal d'ou j'ai vécu 7 mois, ville que je n'ai absoluement pas appréciée par son architecture, par ses nombreuses facades abimées, taguées, et surtout détruites. Je pensais être en banlieu, plutot qu'en centre ville.
L'hiver a été le plus horrible de ma vie, avec des -40 degrés et très peu d'infrastructures pour rester au chaud. La ville sous terraine m'a bien déçue, si petite !!! entre 2 station de métro.Et pour répondre aux commentaires elle est en effet grande par rapport à d'autres villes dans le monde, mais le plus décevant c'est surtout que les meilleurs magasins abordables à tous budgets sont en fait surtout sur de grandes rues qui necessitent des passages en extérieur. Les routes sont très abimées a cause des différences de températures, et les creuvésons en voiture en deviennent un calvaire.
Les prix sont plus élévés que l'euro, et lorsqu'on met le prix en euro il devient alors équivalent, en sachant que le salaire d'une personne sans diplome est très faible, et surtout qu'aucun diplome francais n'est reconnu...Je suis éducatrice spécialisée et mon diplome n'étant pa reconnu j'ai travaillé dans une patisserie en tant que commis, en touchant 8 dollars de l'heure, ce qui fait 5 euros ..., donc je ne comptais pas la dessus pour revenir riche en france en reconvertissant ce miséreux salaire. Je suis d'ailleur revenu fauchée lol.
Le manque de main d'oeuvre est impressionnant, il n'y a pas une boutique sans affiche de recherche d'employé. C'est simple en une journée de recherche j'avais 5 entreprises qui voulais me garder et me faire travailler le lendemain. On se demande vraiment pourquoi il ne reconnaisse pas les diplomes étrangers ???
Le système de santé est très cher et encore plus pour les immigrés, compter environ 75 dollars pour une visite chez le medecin, et 20 dollars pour un canadien. Mieux vaut ne pas tomber malade, malheureusement ça n'a pa été mon cas...
Quelques pubs sympas, mais les boites de nuit ferment a 3h du matin!!! trop trop tot !!!
J'ai visité des jolis parcs naturels, hormis les parkings parfois payant et la promenade également, il n'ya rien a dire c'est vraiment beau. Les écureuils aux pieds, la nature très verte, les grands lacs, de très beaux souvenirs.
En voyage d'une ou 2 semaines, le canada reste très agréable pour ses forets et sa végétation très belle, mais y vivre non merci !
Je conseillerai de faire une visite rapide de Montréal d'un jour ou 2, mais il faut surtout monter au nord, c'est bien plus beau, la ville de quebec est également beaucoup plus jolie.
Moi qui adorais la neige, et qui ne pouvais pas me passer d'une semaine de ski par an, je crois que je vais attendre quelques t'emps avant de retrouver la neige.
Peut etre parce que j'ai toujours vécu dans le sud, mais 9 mois d'hiver c'est trop pour moi...




Source : www.bonacte.com /
Sujet : mauvaises experiences au Quebec



Thursday, May 27, 2010

Ces Immigrants Que L'ont Choisis Mal

Le Québec choisit-il mal ses immigrants? À lire le rapport du vérificateur général, on pourrait en conclure que si le taux de chômage des nouveaux arrivants est si élevé, cela tient essentiellement à un problème d'arrimage entre la sélection des travailleurs étrangers et les besoins du marché du travail.


Seulement 9% des immigrants accueillis entre 2006 et 2008 ont un profil qui répond aux exigences du marché du travail, note le vérificateur général. Les autres pourtant officiellement accueillis dans la catégorie des travailleurs «qualifiés» finissent trop souvent par se qualifier pour un rêve brisé: le chômage, le déclassement professionnel et la désillusion.


On pourrait en déduire que si une proportion importante de nouveaux arrivants s'adaptent mal au marché du travail, ce n'est pas parce qu'on les intègre mal, mais parce qu'au départ, on les a mal choisis. Ce serait oublier que cette conclusion, sans être tout à fait fausse, ne révèle qu'une partie de l'équation.

Le travail du ministère de l'Immigration comporte trois volets: la sélection, la francisation et l'intégration. Le vérificateur général n'a choisi d'évaluer que le premier de ces trois volets, sans quoi la bouchée aurait été trop grosse, me dit-on. Mais il va sans dire que, si l'on veut obtenir un diagnostic complet et trouver les remèdes appropriés, il faut absolument tenir compte aussi des deux autres aspects - le Vérificateur n'exclut d'ailleurs pas la possibilité d'y revenir, ce qui serait une excellente idée.

Depuis 2006, le Québec a une grille de sélection qui vise un meilleur arrimage entre le marché de l'emploi et le profil des candidats à l'immigration. Ainsi, selon la nouvelle grille, un boucher obtient plus de points bonis qu'un médecin au critère «domaine de formation», pour la simple et bonne raison qu'il a plus de chances de décrocher un emploi qui corresponde à son profil. Toutefois, comme l'a bien démontré le Vérificateur général, l'efficacité de la grille du Ministère, que même ses fonctionnaires ont du mal à interpréter, est pour le moins limitée.

Dans certains pays, comme en Australie, la candidature d'un travailleur qualifié n'est examinée que si sa profession figure sur la liste des professions en demande, rappelle le Vérificateur. Cette mesure a permis d'améliorer l'intégration économique des immigrants dans ce pays. Est-ce un modèle dont le Québec devrait s'inspirer? Ce n'est pas aussi simple que cela, note Marie-Thérèse Chicha, professeure à l'École des relations industrielles de l'Université de Montréal. «C'est une très bonne pratique. Mais je ne crois pas que l'on puisse s'appuyer uniquement là-dessus pour faire la sélection. On aurait beaucoup moins de demandeurs.» L'Australie, contrairement au Québec, a accès à un vaste bassin de travailleurs anglophones qualifiés, provenant notamment de l'Asie. Les candidats francophones sont beaucoup moins nombreux.

Faudrait-il donc, pour être réaliste, diminuer les volumes d'immigration? Ce serait une solution simpliste et à courte vue, croit Brahim Boudarbat, professeur d'économie à l'Université de Montréal et coauteur d'une étude récente du CIRANO sur l'intégration des immigrants au marché du travail. «À long terme, il n'y a que des bénéfices à l'immigration», dit le chercheur qui énumère quatre bonnes raisons de ne pas y mettre un frein. Première raison: si le Québec accueille moins d'immigrants, son poids sera moindre au sein du Canada, ce qui entraîne des conséquences politiques importantes. Deuxième raison: compte tenu de l'importance des réseaux d'entraide, plus il y a d'immigrants dans une société, meilleures sont les possibilités d'intégration. Troisième raison: si les cinq premières années de l'expérience migratoire sont souvent difficiles, on observe qu'avec le temps, la situation s'améliore. Quatrième raison: les enfants d'immigrants, ceux qui arrivent très jeunes ou qui sont nés ici, s'intègrent en général très bien et réussissent parfois mieux que la moyenne. À long terme, ils participent donc très bien à la croissance économique du Québec.

Ce qui ne veut bien sûr pas dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Le ministère de l'Immigration dit vouloir privilégier la «voie de l'équilibre» entre un modèle de sélection pointu qui ne recrute que des spécialistes en demande sur le marché du travail et un modèle plus ouvert en quête de généralistes ayant de bonnes capacités d'adaptation. Pour l'heure, si l'on se fie au rapport accablant du vérificateur général, le Ministère semble avoir choisi non pas la voie de l'équilibre, mais la voie du n'importe comment. Plus de rigueur et de cohérence sont donc de mise.

Comment améliorer la sélection? Pour le professeur Boudarbat, Québec aurait tout intérêt à miser sur la candidature des immigrants qui ont les meilleures capacités d'adaptation, notamment les étudiants étrangers et les jeunes. «Les études montrent que les gens qui arrivent après 30 ans ont plus de problèmes d'adaptation.» En ce moment, Québec favorise les candidatures des 18-35 ans, mais pour le chercheur, favoriser les gens de moins de 25 ans serait encore mieux.

Cela dit, on aura beau choisir les candidats les plus jeunes, les plus qualifiés et les plus déterminés à se réinventer, cela ne suffit pas. Les employeurs ont aussi un rôle à jouer dans leur intégration. Le problème de reconnaissance des compétences reste entier. «Même les immigrants qui satisfont à la grille de sélection ont du mal à trouver du travail», observe Marie-Thérèse Chicha. Elle me cite l'exemple d'un informaticien du Sénégal, très qualifié, très compétent, qui a frappé à toutes les portes, en vain. «Il n'a pu trouver aucun emploi. Finalement, il a eu une offre de la Banque mondiale comme informaticien, aux conditions qu'il voulait. Il est parti. La Banque mondiale n'embauche pas n'importe qui. Comment se fait-il qu'aucun employeur du Québec n'a voulu de lui?»

Des responsables de ressources humaines qui ont l'ordre de leur employeur de n'embaucher aucun immigré, cela existe malheureusement, note Marie-Thérèse Chicha. Même si on trouve des employeurs très ouverts, la majorité reste frileuse par rapport aux immigrants, a-t-elle constaté au cours de ses recherches. «Ils ont parfois peur qu'ils réclament des accommodements ou que les collègues n'en veulent pas.»

Dans ce contexte, au-delà des bonnes intentions et des campagnes de sensibilisation, il faudrait peut-être songer à des mesures plus musclées, comme des programmes d'accès à l'égalité ou un éventail plus large de stages subventionnés. Cela permettrait à des immigrants que l'on croit mal choisis mais qui ne le sont pas d'obtenir cette première expérience de travail que tous les employeurs leur réclament sans vouloir la leur offrir.

Source : La Presse Rima Elkouri 15 Mai 2010

Wednesday, May 5, 2010

Le Nombre d'Immigrants Clandestins En Forte Hausse

Le nombre d'immigrants clandestins a augmenté de façon marquée au Québec et dans l'ensemble du Canada depuis 2006, a rapporté TVA, mercredi.


Selon des données de l'Agence des services frontaliers du Canada, obtenues par le réseau grâce à la Loi sur l'accès à l'information, il y avait plus de 53 000 immigrants clandestins au Canada l'année dernière.


En 2009, un peu plus de 2000 réfugiés politiques ont été admis au Québec et 11 000 au Canada. Mais plusieurs essuient un refus et restent au pays, parfois sous une fausse identité.

Le nombre d'immigrants clandestins est passé de 14 892 à 16 517 au Québec entre 2006 et 2009, selon une courbe croissante année après année. Au Canada, leur présence a gonflé de 43 820 en 2006 à 55 316 en 2008, avant de redescendre légèrement à 53 209 l'année dernière.

Durant la même période, les arrestations sont passées au Québec de 941 à 1182, entre 2005 et 2009, tandis qu'au Canada, elles connaissaient une croissance de 6451 à 7402.

Le traitement des dossiers des immigrants pouvant prendre de trois à quatre ans, ceux-ci trouvent de plus en plus difficiles de retourner dans leur pays d'origine, a fait valoir l'avocate en immigration, Sabine Venturelli.

Les autorités fédérales procèdent à de plus en plus de renvois, ceux-ci étant passés de 11 272 à 14 742 entre 2005 et 2009. Au Québec, il y avait eu 2194 expulsions en 2005; elles se chiffraient à 4000 en 2009.

La République tchèque détient le sommet des expulsions de ressortissants, avec 639, suivi des Etats-Unis, avec 2 822. Le Mexique vient au troisième rang, avec 4 662 ressortissants.

Source : La Presse 5 Mai 2010

Wednesday, April 21, 2010

Un Arbitre d'Immigration Coupable d'Avoir Demandé Des Faveurs Sexuelles

Un arbitre d'immigration a été reconnu coupable, mercredi, d'avoir offert une décision favorable à une réfugiée en échange de faveurs sexuelles.


Steve Ellis, âgé de 50 ans, avait plaidé non coupable à des accusations d'abus de confiance et de corruption. Il a été reconnu coupable des deux chefs d'accusation.


Ellis était l'arbitre lors de l'audience de Ji Hye Kim, en 2006. La jeune femme a expliqué avoir été embarrassée par certains propos d'Ellis qui, selon elle, suggéraient une relation physique. Après qu'Ellis eut visité le restaurant où elle travaillait à deux reprises, Mme Kim - qui était alors âgée de 25 ans - et son copain ont décidé de filmer sa troisième rencontre avec Ellis.

Mme Kim, qui est maintenant une résidente permanente du Canada, demandait l'asile pour se mettre à l'abri d'un père violent et de créanciers menaçants en Corée du Sud.

Ellis avait été suspendu de son emploi après le dépôt des accusations. L'ancien conseiller municipal de Toronto et avocat avait été nommé à la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada en 2000.

Certains détracteurs, dont l'Association du Barreau canadien, affirment que les nominations partisanes étaient monnaie courante à la commission pendant des années.

Des changements ont été apportés au processus de sélection des membres de la commission une première fois en 2004, sous le gouvernement libéral, puis à nouveau en 2007, sous les conservateurs.

Source : La Presse Canadienne - 21 Avril 2010

Wednesday, March 10, 2010

Honnête Et Compétent, Mais Expulsé


Il n'a pas de casier judiciaire, il parle et écrit quatre langues et il détient une maîtrise en échanges internationaux.


Jusqu'à la semaine dernière, Arnaud Derozier était directeur des opérations des Jeux canadiens des greffés, pour le compte de MC2 expérience stratégique, et payait des impôts au Canada. Mais il est maintenant chômeur et de retour en France, parce qu'Ottawa n'a pas voulu renouveler son permis de travail.

À l'origine de cette mésaventure, un stage de fin d'études qu'Arnaud Derozier est venu faire à Québec, en 2008, dans le cadre d'un programme d'échanges. Chez MC2 expérience stratégique, un organisme lié à l'Université Laval, on est tellement satisfait de ses services qu'on l'embauche aussitôt qu'il revient, permis de vacances-travail en main, et qu'on finit par lui confier l'organisation des Jeux des greffés.

Mais les choses se gâtent quand, cette année, Arnaud Derozier demande un autre permis de travail. En semblable cas, Immigration Canada demande à Ressources humaines Canada de vérifier qu'il s'agit du bon candidat pour remplir le poste avant d'accorder son permis. Or, chez Ressources humaines Canada, on estime qu'il existe des Canadiens en mesure de combler le poste occupé par Arnaud Derozier et on demande à MC2 de l'afficher.

Son poste, MC2 va l'afficher deux fois. La première fois, le ministère juge qu'il n'y avait pas assez de candidats et il demande à MC2 de l'afficher une autre fois, mais en modifiant sa description de tâche, ce que l'organisme refuse de faire parce que la description correspond au profil du candidat recherché. Deuxième affichage, donc, et toujours pas de bon Canadien apte à combler le poste.

Entretemps, le permis de travail d'Arnaud Derozier arrive à échance. Immigration Canada lui donne donc cinq jours pour casser son bail, vendre meubles et voiture et quitter le pays. Et c'est comme ça qu'à quatre mois des Jeux des greffés, MC2 doit se trouver un nouveau directeur et un traducteur.

Et tout ça arrive alors que le maire de Québec, Régis Labeaume, va partir écumer la France à la recherche de travailleurs compétents pour combler les besoins de main-d'oeuvre qualifiée de la région...

Sunday, February 7, 2010

Des Français Menacés D'expulsion En Raison De La Maladie De Leur Fille

Un couple de Français installés à Montréal depuis cinq ans va devoir quitter le Canada en raison de la maladie de leur fille, qui constitue selon les autorités "un fardeau excessif".


Depuis cinq ans, David et Sophie Barlagne vivent à Montréal, au Québec. Deux ans après leur installation, ce couple de Français a fait une demande de titre de résidents permanents. Que les autorités d’immigration canadienne ont rejetée. Motif : Rachel Barlagne, 7 ans, est un "fardeau excessif" pour la société canadienne. La fillette souffre d’une paralysie cérébrale. Pour l'instant, le gouvernement se contente d'un rappel à la loi. Mais les Barlagne devront avoir quitté le Canada en 2011.

L’expression "fardeau excessif" a tout particulièrement blessé la famille Barlagne. "Je pense que quelque parent que ce soit vivrait très mal ces mots employés pour qualifier leurs enfants. Il nous a fallu un certain recul pour comprendre que c’est une expression type dans les documents légaux d’immigration", raconte David Barlagne, rencontré par Europe 1.

Surtout, les Barlagne expliquent que leur vie est désormais au Canada. David Barlagne, ingénieur informatique, a créé sa propre société. "Rachel, dès qu’elle a été en âge d’intégrer une école, elle l’a fait. Elle est dans une école spécialisée. La famille est intégrée", ajoute-t-il. La famille Barlagne a expliqué sa situation dans une vidéo diffusée sur internet.

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•fille handicapée, l'immigration québécoise demande à un couple de français de retourner en France !!

Affichage des messages dont le libellé est les immigrants. Afficher tous les messages Affichage des messages dont le libellé est les immigrants. Afficher tous les messagessamedi 6 février 2010



Reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles France/Quebec

Par SNPI CFE-CGC

le 28/11/2009









L’Ordre National des Infirmiers a signé avec l’Ordre des Infirmières et des Infirmiers du Québec, le 27 novembre 2009, la lettre d’engagement pour rédiger l’accord de reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles.



Madame Dominique Le Boeuf, présidente du Conseil National de l’Ordre des Infirmiers et Madame Gyslaine Desrosiers, présidente de l’Ordre des Infirmières et des Infirmiers du Québec ont signé le vendredi 27 novembre la lettre d’engagement en vue de préparer un accord de reconnaissance mutuelle.

Cette négociation, très attendue par les infirmières françaises travaillant à Québec, permettra une meilleure reconnaissance de leurs qualifications professionnelles et facilitera leur intégration au sein de la filière clinique infirmière. « Plusieurs rencontres ont eu lieu avec la présidente de l’Ordre des infirmiers du Québec afin de travailler sur l’accord qui facilitera les démarches administratives des infirmières qui s’installent au Québec. Les travaux progressent bien » précise Madame Le Boeuf, Présidente du Conseil National de l’Ordre des Infirmiers.

La lettre d’engagement signée, au ministère de la Santé et des Sports, en présence de Madame Bachelot-Narquin et de Monsieur Charest, premier Ministre du Québec, permettra d’engager dans les prochains mois la rédaction de l’accord de reconnaissance mutuelle. Celui-ci devra être conclu en juin 2010.

Communiqué du CNOI le 27.11.09











mardi 2 février 2010

rentre chez toi, car ta fille handicapée nous coûte cher !!





Des Français menacés d'expulsion en raison de la maladie de leur fille

mercredi 03 FÉVRIER 2010, 11:21 Faits divers





Crédits photo : Capture écran

Un couple de Français installés à Montréal depuis cinq ans va devoir quitter le Canada en raison de la maladie de leur fille, qui constitue selon les autorités "un fardeau excessif".

Depuis cinq ans, David et Sophie Barlagne vivent à Montréal, au Québec. Deux ans après leur installation, ce couple de Français a fait une demande de titre de résidents permanents. Que les autorités d’immigration canadienne ont rejetée. Motif : Rachel Barlagne, 7 ans, est un "fardeau excessif" pour la société canadienne. La fillette souffre d’une paralysie cérébrale. Pour l'instant, le gouvernement se contente d'un rappel à la loi. Mais les Barlagne devront avoir quitté le Canada en 2011.

L’expression "fardeau excessif" a tout particulièrement blessé la famille Barlagne. "Je pense que quelque parent que ce soit vivrait très mal ces mots employés pour qualifier leurs enfants. Il nous a fallu un certain recul pour comprendre que c’est une expression type dans les documents légaux d’immigration", raconte David Barlagne, rencontré par Europe 1.

Surtout, les Barlagne expliquent que leur vie est désormais au Canada. David Barlagne, ingénieur informatique, a créé sa propre société. "Rachel, dès qu’elle a été en âge d’intégrer une école, elle l’a fait. Elle est dans une école spécialisée. La famille est intégrée", ajoute-t-il. La famille Barlagne a expliqué sa situation dans une vidéo diffusée sur internet.

Une décision de justice en appel doit encore intervenir le 23 février. Si les autorités canadiennes ne font pas un geste, la famille Barlagne pourrait porter plainte contre l’Etat canadien. De leur côté, ils argumentent qu’ils se sont engagés par écrit, dès le début de la procédure, à assurer financièrement la prise en charge de leur fille.

(source AFP) 3 Fevrier 2010

Monday, February 1, 2010

Dans La Maison Des Fous d'Immigration Canada

C'est l'histoire d'un jeune professeur irlandais qui est tombé amoureux d'une fille de Chicoutimi. Après deux ans d'amour suspendu entre Chicoutimi et Dublin, il décide de faire le saut au Québec. Le jeune Irlandais s'inscrit à la maîtrise à Montréal. Il obtient un permis de résident temporaire. Il travaille comme un fou, apprend le français rapidement, décroche son diplôme. Il trouve un travail, fait des projets avec son amoureuse. Et puis, un beau matin, il reçoit une lettre d'Immigration Canada lui disant qu'il n'est plus rien ici. Sans statut légal. Débrouillez-vous pour retrouver votre statut ou quittez le pays immédiatement, sans quoi on pourrait vous expulser, lui écrit-on.


C'est donc l'histoire d'un jeune homme exemplaire qui a le profil de l'étudiant modèle que les autorités souhaitent attirer ici et qui se fait pourtant dire qu'il est persona non grata. Je l'ai rencontré la semaine dernière. Un jeune homme poli, trop poli, au bord du désespoir. Il se sent perdu. Perdu dans la maison des fous d'Immigration Canada. «Je ne sais pas si vous savez ce que cela signifie d'être sans statut dans un pays qui n'est pas le vôtre», me dit-il, découragé. Sous son bras, une pile de documents bien classés pour prouver à qui voudra bien l'écouter qu'il n'est pas cet «illégal» que l'Immigration dit qu'il est.

Il me raconte son histoire kafkaïenne. Il s'appelle Kieran. Il a 29 ans. Il était professeur à Dublin. En juin 2004, il a rencontré Marie-Christine, originaire de Chicoutimi. Elle avait décidé de passer un été en Irlande comme fille au pair, juste avant de commencer ses études en médecine à Montréal. Ils sont tombés amoureux. Ils se sont revus plusieurs fois. Jusqu'à ce que Kieran décide de quitter l'Irlande pour la suivre.

L'histoire aurait pu être simple, mais elle s'est compliquée avant même que Kieran ne puisse mettre les pieds ici comme étudiant étranger. En 2007, quand il fait une demande pour obtenir un certificat d'acceptation du Québec, nécessaire pour étudier au pays, une première bourde vient retarder ses plans. Au lieu d'inscrire «IRELAND» sur l'enveloppe, comme Kieran l'a lui-même écrit, un fonctionnaire retranscrit: «IRAN». Résultat, le certificat de Kieran est envoyé à Téhéran, ce qui n'est pas très pratique quand on habite Dublin.

Résilient, notre jeune Irlandais s'accroche à son rêve. Au mois d'août dernier, il termine avec succès une maîtrise en kinanthropologie à l'UQAM. Le 5 août, sachant très bien que son statut légal au pays vient à échéance le 31 août, il appelle Immigration Canada. Il explique à l'agent que son permis temporaire expire, qu'il n'aurait pas son bulletin final et les documents prouvant qu'il a réussi ses études avant le 31 août, mais qu'il désire tout de même se prévaloir du programme de permis de travail post-diplôme. Comment faut-il procéder? demande-t-il.

L'agent lui explique de vive voix, puis par courriel, qu'il a le droit de travailler dans les 90 jours suivant la fin de ses études, même si son statut vient à échéance. Et il lui dit d'envoyer dès qu'il les aura ses documents à Vègreville, en Alberta, là où toutes les demandes sont traitées.

Kieran, qui est plutôt du genre perfectionniste avec des bulletins tapissés de A, suit à la lettre les consignes de l'agent. Le 14 octobre, il reçoit une lettre d'Immigration Canada lui disant qu'il a tout faux. On lui renvoie sa demande en indiquant qu'elle est en retard et qu'il manque des documents. On lui indique aussi que pour s'inscrire au programme de permis de travail post-diplôme, il faut avoir un permis d'études encore valide. Et on le somme de payer 325$ pour retrouver son permis d'études perdu.

«C'est quoi ça? se dit Kieran. J'avais expressément appelé le 5 août pour leur expliquer que je n'avais pas encore mes notes finales et pour savoir quoi faire!»

Kieran rappelle Immigration Canada. Une agente lui explique gentiment que les informations données le 5 août étaient erronées. Il lui aurait fallu écrire une lettre indiquant qu'il n'avait pas les documents requis et qu'il avait besoin de 90 jours de plus pour les avoir. Ce document nommé bridge extension lui aurait permis de garder son statut et de pouvoir continuer à travailler. Trop peu, trop tard... Kieran avait déjà perdu son statut de résident temporaire.

Pris dans un beau cul-de-sac, Kieran paie ce qu'on lui demande de payer. Il envoie tous les documents requis. Il consulte un avocat. Il appelle à Immigration Canada pour faire une plainte. On lui dit d'appeler plutôt son député. Il appelle son député, qui appelle en Alberta, pour se rendre compte que sa deuxième demande a été perdue! Kieran envoie une troisième demande. Ne sachant plus vers qui se tourner, il appelle aussi au bureau de la ministre québécoise de l'Immigration, Yolande James. On lui dit qu'on ne peut rien pour lui... «Personne ne veut écouter mon histoire. Qu'est-ce que je dois faire?»

Mercredi soir, quand sa copine Marie-Christine rentre à la maison, Kieran n'est pas là. Il est parti à l'hôpital. Il ne se sentait pas bien du tout, il avait l'impression qu'il allait mourir. Il avait des palpitations, il faisait de l'hyperventilation, il sentait ses mains engourdies. Il a appelé l'ambulance. À l'hôpital, le médecin le rassure. Simple crise de panique.

Quand j'ai parlé à Marie-Christine, elle était enragée. «Ils ne se rendent pas compte à quel point ça affecte la vie des gens», a-t-elle confié.

Et que dit Immigration Canada de toute cette histoire? Après 48 heures de vérifications, on refuse de confirmer qu'il s'agit d'une erreur tout en admettant du bout des lèvres qu'avec 35 millions d'entrées au pays, il est possible qu'il y ait parfois des erreurs. «Il devrait recevoir des nouvelles bientôt», me dit la porte-parole.

Et le dossier perdu? Elle n'avait jamais entendu parler du dossier perdu. «S'il a une plainte à formuler, le monsieur peut le faire, dit-elle. En 24 heures, on le rappelle.»

Kieran a fait une plainte vendredi. Hier soir, il n'avait toujours pas de nouvelles d'Immigration Canada. Peut-être faudrait-il encore qu'il appelle le député pour qu'il appelle en Alberta pour savoir si la plainte a été perdue...

Allez-vous vous excuser? ai-je demandé à la porte-parole d'Immigration Canada. «Il faudra voir ce qui s'est passé vraiment. Si la faute est établie, on s'excuse.»

Et la dame d'ajouter: «Vous savez, on est gentil. Avant, la personne hors statut devait quitter le pays dans un cas comme celui-ci...»

Que de gentillesse, vraiment.

Source : La Presse - Novembre 2009

Friday, January 29, 2010

What Is Wrong With Canada's Immigration System ?

Some believe that the Canadian immigration system is fair and generous. It isn't. And Stephen Harper and Jason Kenney are swiftly making it even worse.


They are underhandedly taking apart the so-called 'objective' points-based system. They are moving quickly to get rid of its 'humanitarian' part, the refugee process. In its place, they are setting up temporary work programs that are designed to push most migrants in to vulnerable, precarious and temporary jobs without access to services or the ability to unionize.

In 2008, for the first time, more people arrived on exploitative temporary work programs than people with some access to permanent residency!

Major changes have been sneaked through a budget bill and other seemingly disconnected regulation announcements. Bill C-50 and Bill C-45 gave powers to immigration minister and officers to arbitrarily decide who can come in to Canada and who cannot. The family reunification program has been modified to actually deter reunification. Visas have been imposed on Czech Romas and Mexicans. Deportations have increased with moratoriums on return lifted for many countries. Only people in 38 professions can now immigrate to Canada - everyone else is banned. A new clause within the Temporary Foreign Worker manual means that migrants are permanently temporary, they can stay indefinitely in Canada without having to leave to renew their work permit but are unable to apply for permanent residency.

Kenney is bent on breaking the already dysfunctional refugee system.

Refugee acceptance rates have dropped each year, halved in the last two decades. Now the Harper government is 'revising' this system. For the first time, Canada could fast-track rejections of refugee claimants from 'safe' countries. These 'safe' countries are mostly those which Canada has trade relations with. The proposed changes follow a months-long, carefully orchestrated xenophobic campaign, led by Kenney.

Even those granted citizenship are seemingly never fully recognized as Canadian. They are excluded and ignored in and by Canada. Maher Arar, Abousfian Abdelrazik and Suaad Haji Mohamud are three of the many citizens in whose torture and abuse Canada is complicit.

Canada champions itself as a beacon of progressive immigration and settlement policy as it moves towards a temporary immigration system. But, migrants of color earn 40% less than their white counterparts. In Toronto, the number of immigrants who are poor has grown by 125%, and almost 60% of poor families are from racialized groups. Immigrant neighborhoods are underserved and marginalized. Immigrant families have little access to recognition of credentials or good jobs, or to services such as affordable childcare.

Many immigrants sacrifice themselves and their aspirations for the betterment of their children. But often second and third-generation immigrants remain in exploitative jobs, pushed out of schools and universities, unable to fully access opportunities promised.

Even more than immigrants, temporary migrants like farm workers, live-in caregivers, construction workers, others, face exploitative and precarious work and living conditions. They pay taxes and build communities but are unable to access the most basic services. Migrant workers are not allowed to bring their families.

During the recession, attacks against migrants have greatly increased. In the last year, immigration enforcement has carried out large workplace raids and forcibly deported people. The enforcement arm of immigration targets non-status people that it considers most vulnerable - women at shelters and people at community gardens. These tactics push already vulnerable undocumented people into situations where they face greater risk and exploitation.

The changes to the Canadian immigration system are a violent continuation of exclusion of migrants. The present Canadian immigration system, set up by settlers on colonized land engages with migrants, mostly of color, only to exploit their labor. As we fight against the recent and coming regressive changes by Harper and his cronies, we must challenge the entire exclusionary basis of the immigration systems themselves.

Source : No One Is Illegal - Toronto October 2009

Wednesday, October 28, 2009

Mexican Woman Deported To Her Death

"A woman between the ages of 20 and 30 was found murdered – and with evidence of childbirth – with blows to her body and a bullet in the forehead, a classic revenge from drug trafficking," said a June 5 story in the Mexican newspaper El Informador de Jalisco.


A death certificate later classified the woman's death as a homicide.

What the coroner's office didn't mention was that the 24-year-old murder victim and her mother and sister had twice sought refuge in Canada, in 2004 and 2008, from drug traffickers. The same men are thought to have kidnapped and killed young Grise, leaving the fate of her baby unknown, after she was forced back to Mexico.

Grise's tragic death highlights the need to give refugees a right to appeal when their applications are rejected, say Toronto advocates.

"We need to have an immigration ombudsman to look into mistakes made in the immigration and refugee system," said Francisco Rico-Martinez of FCJ Hamilton House refugee shelter, which the family contacted for help. "The system does make mistakes."

Both Immigration Minister Jason Kenney's office and the Immigration and Refugee Board declined to comment on the case.

On Tuesday, Parliament's citizenship and immigration committee voted 6-5 to establish an appeal division to hear the cases of failed refugee claimants. All five Conservative MPs voted against it.

The recommendation now goes to Parliament for a vote that will hinge on Liberal support. Both the New Democrats and Bloc Québécois staunchly support an appeal unit.

FCJ Hamilton House persuaded the federal government to issue a visitor's visa so the surviving mother and sister could return to Canada earlier this month.

"I am happy and sad to be back," said a tearful Nuemi, the dead woman's mother. "I'm sad because my daughter had to be killed in order for Canada to believe in our story. The price is just too high." She asked that the Star not publish the family's full names out of fear for her relatives' safety in Mexico.

Nuemi, 44, along with Grise, 24, and Bebe, 17, first arrived in Canada in 2004, after Nuemi's ex-husband was murdered by Colombian drug traffickers associated with the La Familia Michoaeana gang in Mexico. The gangsters believed the man had stolen their drug money and passed it to his ex-wife, she said.

In 2005, their asylum claim was rejected. The board said, among other things, that the family hadn't made enough effort to seek help from Mexican authorities.

"I changed my residence 10 times to avoid our attackers. Every time, they found us," said a grieving Nuemi. "Canada has to recognize that Mexico is a war zone run by drug cartels. The government just can't protect its own citizens."

Rico-Martinez said an appeal process in such cases "would allow another pair of eyes to look at the case. It would give the claimant a second chance to address those concerns."

A subsequent pre-removal risk assessment, carried out by a federal official, recognized the family faced "subjective fear" in Mexico but said they hadn't refuted arguments that they would be protected by the state back home.

Facing deportation, the family went into hiding. But in August 2008, when Grise returned to Mexico to visit her dying grandmother, she was attacked and raped, leaving her pregnant. She came back to Canada but was deported in December. Her mother and sister were deported in February.

Grise was kidnapped again last March, then seven months pregnant. Her body was found in June.

The death certificate determined a Caesarean section had been performed about a month before she was killed, the whereabouts of the premature baby unknown.

Nuemi had to pay Ottawa $3,400 for the expenses of their deportation before she and Bebe were granted the temporary visa for a tenuous safety back in Canada.

Lawyer Aviva Basman, of Toronto's Refugee Law Office, called her clients' tragic story "symbolic" of Canada's attitude to asylum seekers from Mexico, which Ottawa doesn't see as a refugee-producing country.

Citizenship and Immigration Canada said the government makes every effort to ensure that people are not removed to a situation of risk. "In rare cases, persons removed from Canada fall victim to unfortunate circumstances, which may or may not be related to factors examined in the pre-removal risk assessment," the department said in a statement to the Star. "The government would not necessarily be opposed to an appeal mechanism in the context of a streamlined, reformed asylum process."

Kenney slapped visa requirements on visitors from Mexico and the Czech Republic this summer to curb rising asylum claims, claiming too many were bogus. He is also said to be seeking new regulations to expedite claims from ostensibly democratic nations such as Mexico.

"Then we see a case like this," said Basman, who wants Ottawa to give the family permanent resident status. "This is an extraordinary, tragic reminder that there are real consequences to this political posturing."

Source : The Star - October 2009

Tuesday, October 20, 2009

Members Of The Immigration And Refugee Board Make $112,000 A Year

Nice job if you can get it.


Do you think that is too much? I do considering the fact that these are political appointments often serving as rewards for loyal service, lobbying, or just good old fashioned tokenism. Whatever the case may be many of the appointees lack the knowledge or credentials to adequately serve as impartial and objective members of the IRB. As a recent Toronto Sun article pointed out complaints were filed that two new appointees to the IRB are in positions of conflict of interest. In some cases the appointees may be immigrants or former refugees as well. How can these people be impartial when assessing the files of fellow countrymen seeking entry to Canada ?

Should it be of any wonder then that Canada has the highest refugee acceptance rate in the entire western world and the highest immigration acceptance in the whole world? Can you see why many critics call Canada's immigration system an industry when positions commanding salaries of $112,000 a year are at stake? Can you see why Canada's immigration and refugee policy needs reform ?

Source : http://canadianimmigrationreform.blogspot.com/ February 2008

Monday, October 12, 2009

IRB : Loto Refugee

Many Palestinians waiting for their refugee claims to be heard compare going to court to playing the lottery: sometimes you win, sometimes you lose, but you know the odds aren’t in your favour.

"Some judges reject 95 percent of the claims that come before them, while others accept almost everyone they see," said Rabie Masri, member of the Coalition Against the Deportation of Palestinian Refugees. "The refugees joke about it being a ’scratch-and-win’ situation," Masri said.


These and other discrepancies in the results of Palestinian refugee cases drove the refugees and their supporters to establish the Coalition, as a formal way to question the processes of the Immigration and Refugee Board (IRB) and demand changes.

The process of claiming refugee status is a long one. Refugees can wait as long as 18 months before their hearing, enough time to get settled into a new life. If the claim is not successful, the refugee can appeal, a process that may take up to nine more months.

If the appeal fails, the deportation process kicks into its slow motion. Refugees faced with deportation may wait up to nine months before they are forced to leave. During the wait refugees can attempt a last-gasp measure called the Pre-Removal Risk Assessment. This offers a reprieve to those who can present new evidence indicating a return to their homeland may threaten their well-being.

The IRB is supposed to evaluate claims based on their validity within the terms of the 1951 Geneva Conventions, but the coalition accuses some IRB members of misinterpreting or overlooking the Conventions entirely.

"The Geneva conventions say that anyone persecuted for their religion, ethnic group or political ideology can claim refugee status," Masri explained. "The problem is that the interpretation of ’persecution’ is left up to the members of the IRB."

In one specific example, Masri said that the cases of two brothers went before different IRB members. Though the two young men came from the same refugee camp, the same conditions, the same home, one had his claim rejected, the other had his accepted.

The IRB’s own web site explains that "The setting and procedures for hearings are relatively informal and therefore, evidence presented and accepted is not restricted by technical or legal rules of evidence." This reflects the Coalition’s assertion that the process lacks uniformity.

"They don’t question them on the reality of the persecution in the camps of Lebanon and Palestine," Masri said. "Instead the hearings are a attack on the claimant’s credibility."

"They ask you very specific questions," said one refugee who requested anonymity. An engineering graduate from the camps in Lebanon, where the law prohibits him from working, his initial claim was rejected and he now awaits a decision on his appeal. "It’s like an interrogation. If you make one mistake under all this pressure, they take it as an excuse to say you are not credible."

The questions can border on the obscure and the irrelevant, the refugee said. He said one judge asked a refugee to name the colour of a line that appears on an immigration form. Another colleague, he claims, was asked his opinion on the Oslo Accords.

Masri agrees that the burden of proof is on the person claiming refugee status, but questions to the tactlessness of some IRB members. "In their statements, some members of the IRB are extremely insensitive. So, to an observer, the impression is that the refugees are being judged by people who are insensitive to their situation."

Masri said the Coalition has been contacting various levels of government to get their point across: "This is an injustice, and these people should be taken seriously." The Coalition has also networked with grassroots and community organizations to spread their message, and have had no fewer than 45 groups endorse their campaign.

The Coalition is demanding that all deportations of Palestinian refugees stop and that their claims be accepted. As for those who are already playing against time in the appeals and deportation processes, their future is less clear than ever.

"It is not easy," said the anonymous refugee. "When you spend your whole life on the run, looking for a home, it doesn’t makes sense to go back. We are very lucky to have made it this far, because there are thousands who want to escape."

Source : Andrew Elkin, Alternative Media

Deportations Surge 50 Per Cent In A Decade

Border services documents show Canada removed 12,732 people in 2008


Deportations from Canada have skyrocketed more than 50 per cent over the last decade and the bulk of those given the boot are failed refugee claimants who often return home to face torture and persecution.


Figures from the Canada Border Services Agency show the country removed 12,732 people last year — a major increase from the 8,361 who were deported in 1999.

A series of steady increases over the years shows no sign of abating in 2009. By Aug. 25 of this year, 8,999 had already been deported.

Statistics show failed refugee claimants accounted for three-quarters of deportations while the remainder were often removed on criminal or security grounds.

The Canadian Council for Refugees says the figures debunk the widely held notion that Canada is a haven for asylum seekers.

“This totally contradicts people who continue to say in the media that claimants are never deported from Canada. Once you put your foot on Canadian soil, you can stay here forever,” said Janet Dench, the council's executive director.

“These facts contradict it and that's what people who work with refugees know — that this is a daily business, a daily experience that claimants are very routinely removed from Canada.”

The government explains the spike in deportations as the logical result of a jump in refugee applications; there were 35,000 refugee claims last year, and the government says the system can only handle 25,000.

A spokesman for Immigration Minister Jason Kenney says problems with the refugee system will be addressed in coming reforms.

But the stats cast some doubt on Ottawa's explanation. Figures obtained from the Immigration and Refugee Board indicate the 35,000 refugee applications received last year is no record.

While the figure represented a six-year high, it was still far less than the 44,000 cases received in 2001 and 39,000 in the following year. While there was an increase in claims in 2008, the government also completed far fewer cases than in the past.

Refugee advocates say the explanation is simple: the government has wanted to deport more people, and has taken steps to do it in recent years.

“There's been a lot of effort, especially in the last three years,” said former IRB chairman Peter Showler. “It was an area that they knew was a problem.”

The most common deportation destinations are the U.S. and Mexico, although hundreds more are being sent to places with shoddy track records on human rights or security, like China, Pakistan, Haiti and Zimbabwe.

Montreal immigration lawyer Stewart Istvanffy says he's seen many heartbreaking cases among the thousands he's taken on over the last 20 years.

He watched many deserving clients lose their fight to stay, and wind up on planes bound for unimaginable horrors. He says he's also seen families wrenched apart by poor decisions from immigration officials.

One client was sent back to Morocco in 2003, and he was detained at the airport in Casablanca and tortured during an 18-month incarceration.

“Because he made so much noise about his case here in Canada, his eldest daughter was kidnapped, raped and she was told, 'Tell your father to shut up,' ” he said.

“I have a newspaper article about that from a Moroccan newspaper. She now has a … child who can't go to school because you need to show who the father is on your birth certificate.”

He tells the story of how a Sikh client was sent back to India in 2007, and bribed his way through the airport and returned to his Punjab village. A police raid two weeks later sent him into hiding and Mr. Istvanffy says he hasn't heard from him since.

In a recent case, a Pakistani couple who had established themselves as pillars in their Montreal community were deported while their children — including a five-year-old Canadian-born girl — were allowed to stay.

Mr. Istvanffy said 98 per cent of pre-removal risk assessments end in rejection.

Supporting evidence painstakingly gathered from foreign newspapers, far-flung relatives, village leaders and even politicians is often tossed out because it comes from “interested parties.”

“Dismissing any evidence from people who know you as self-interested, this is absolutely typical of their decision-making,” he said.

“The pre-removal risk assessment in Canada is just a total joke.”

Refugee advocates are calling for changes to the system.

They say it's not right that the fate of claimants rests with a single Immigration and Refugee Board decision-maker. They also want the appeals process outlined in the legislation to be implemented.

Last month, Mr. Showler, the former IRB chairman, released a proposal.

In it, he called for a process that would see rejected claimants removed within 13 months.

He recommended replacing the IRB with a two-pronged Refugee Tribunal that would include a claims and appeals division. Tribunal members would be appointed on merit without influence from the federal cabinet.

He believes a good first decision, a fair appeals process, and a prompt removal of failed claimants would eliminate the need for pre-removal risk assessments.

He says the quicker turnaround time would also prevent people from establishing themselves in Canada, and later seeking status on humanitarian and compassionate grounds.

Kenney spokesman Alykhan Velshi said the government has already addressed the issue of patronage. Mr. Velshi said IRB members are now appointed on merit.

Although some may fall through the cracks, he said there is adequate recourse for failed claimants within the current system and argued that an appeal process would only lead to further processing delays.

The government is particularly concerned with targeting those who abuse the system, Velshi said.

Source : The Globe And Mail - October 2009

Sunday, October 4, 2009

Refugee Board Posting Under Fire

How did a top official in a government denounced for human rights abuses end up being appointed to the tribunal that decides Canada's refugee claims (IRB) ?

And what do you do with him now?


Immigration Minister Jason Kenney found himself struggling to answer those questions yesterday following the revelation that Phares Pierre, one of the people he appointed to the Montreal section of the Immigration and Refugee Board last month, is a former chief of staff to ousted Haitian president Jean Bertrand Aristide.

Pierre has also been active in past years with the Conservative party.

While Liberal MP Denis Coderre and Bloc Quebecois MP Thierry St. Cyr called on Kenney to axe Pierre's appointment, Kenney said he only learned of the appointee's past yesterday morning.

"I have to say that I take the final responsibility for nominations that I make to cabinet. If I had known his background in Haiti it is very probable that I would not have made a recommendation to cabinet."

But what the government does now isn't clear. Kenney's first step yesterday was to contact the head of the IRB to see if there was a shortcoming in the nomination process. However, since Pierre has been appointed by cabinet, cabinet would have to revoke his appointment, he said.
Currently, in the eastern region there are 5,713 refugee cases from Haiti waiting for a decision, IRB spokesman Stephane Malepart said, most of them in the Montreal area.

Stephane Handfield, vice-president of Quebec's association of immigration lawyers and a former IRB commissioner, said Pierre's involvement with Aristide's dictatorship tarnishes his credibility to hear any refugee claim.

 Source : Toronto Sun - March 2009

Wednesday, September 30, 2009

Misguided Ruling By Refugee Board

It's no secret that Canada's refugee policy is an international joke, but the recent decision by William Davis of the The Immigration and Refugee Board of Canada (IRB) to grant Brandon Huntley refugee status is outrageous. Mr. Huntley's assertion that his life would be endangered if he returned to South Africa is ludicrous. Not only does the IRB's ignorant and misguided decision encourage future bogus claims, but it is an insult to the millions of South Africans of all races who live with rampant crime.

White South Africans do not face persecution and they are not disproportionately affected by violent crime. In fact, it is South Africa's majority black population which bears the brunt of crime and violence. Should the IRB decision be allowed to stand, in the spirit of equality, all of South Africa's 42 million people must be made eligible for refugee status in Canada.

Source : David Gilmour - The National Post

Monday, September 21, 2009

National Post Editorial Board : Hypocrisy On Refugees

Canada's refugee-determination system is broken, and has been for decades. The question is how to fix it -- and which of our politicians is brave and creative enough to accomplish the repairs?
Leaving a meeting Sunday with Mexican President Felipe Calderon, Prime Minister Stephen Harper said the Mexican government was not to blame for the flood of asylum-seekers entering Canada from Mexico in the past four years. It was not the action or inaction of Mr. Calderon's government that had compelled Canada to impose visa requirements on all visitors from Mexico beginning last month. The culprit was Canada's lax refugee system, which practically invites illegitimate applicants to come, and seems unable to expel any -- even those whose applications are turned down --once they are in the country.
Of the tens of thousands of asylum seekers who apply each year for refugee status in Canada, no more than 8% to 10% will ever be successful. If we used the strict definition of who is and is not a refugee employed by many other nations (and the UN), the success rate likely would be as low as 2% or 3%. Still, in the four to five years it can take to get a verdict, applicants will consume tens of thousands of dollars each in social programs. Many earn tens of thousands more under the table. (Work by refugee applicants is prohibited; still many manage to find it in the black market.)
We accept more refugees per capita than any other country in the world. And even if a refugee has his bid rejected, there is little chance he will be removed from the country thanks to the ridiculously dilatory appeals procedure open to failed applicants.
In short, once a supposed refugee is here, he or she is here for good in most cases. This laxity is legendary around the world, so it is little wonder our refugee system is groaning under the weight of what the PM called "bogus" claims.
But this is no surprise to any of the bureaucrats working within our system, or to the politicians of every party. Even the Liberals, who have been making political hay from the Tories' July 16 decision to require visas of all visitors from Mexico, Colombia, Haiti, the Czech Republic and elsewhere, are well aware of the failings of our rules. After all, they tried to amend them in the 1990s only to run aground on the rocks of ethnopolitics.
From the beginning of this year until the middle of July, when Immigration Minister Jason Kenney implemented the new visa requirement, nearly 17,000 Mexicans and 3,000 Czechs arrived in Canada seeking refugee status. Since Mr. Kenney's new rules came into effect, the flow has slowed to a trickle. Requiring visitors from suspect nations to seek a stamp of approval for travel from a Canadian official in advance of their trips -- i. e., a visa -- screens out most of the phoney applicants before they reach our shores.
The Liberals know this as well as the Tories. After all, they applied a visa requirement on Czech travellers, took it off, then reimposed it, all during their last 12-year stint in office -- and all because they had exactly the same experience as the Harper government: The minute visa requirements are lifted, some countries begin overwhelming our refugee workers and boards.

Source : National Post August 2009

Saturday, September 19, 2009

Children Separated From Their Families By "Humanitarian" Canada

The Canadian Council for Refugees today denounced the blind application of an inflexible immigration rule that is keeping children separated from their parents. Regulation 117(9)(d) excludes family members, barring them from sponsorship, if they were not examined by an immigration officer when the sponsor immigrated to Canada.
“Children deserve to be with their parents – all Canadians can agree on this. Yet children affected by the excluded family member rule are spending years without an immigration officer even considering their interests,” said Elizabeth McWeeny, CCR President. “This is not only inhumane, it is a clear violation of Canada’s international human rights obligations, including under the Convention on the Rights of the Child.”
The CCR released a series of profiles of families separated by Regulation 117(9)(d), several of them refugees. They include:
An Iranian refugee woman whose two-year-old daughter remains in Pakistan – her application for humanitarian and compassionate consideration was refused without any consideration of the toddler’s best interests.
A refugee woman with a 16-year-old son in Sri Lanka, where he is subject to discrimination.
A refugee family from Sierra Leone separated from their two-year-old son, who is being made to pay the penalty for his father declaring the newborn on arrival in Canada, rather than before.
Two teenagers in Bangladesh denied reunification with their mother, without consideration of the fact that they have been abandoned by their father, their caregiver grandmother has died and they are now living with an aunt who doesn’t want them.
An Afghan refugee woman separated from her husband, who is a refugee in Pakistan. She has given birth to a baby since arriving in Canada: Citizenship and Immigration Canada has denied the baby the right to be with his father.
An immigrant who didn’t formally declare a common law partner because an immigration officer told him it was not necessary.
An immigrant, now a Canadian citizen, who has returned to his country of origin, because Canada’s immigration law will never pardon him for his failure to realize that he needed to declare his new wife to the authorities before departure for Canada.
The cases illustrate that:
The principal victims of Regulation 117(9)(d) are children.
Regulation 117(9)(d) tends to affect the most vulnerable: refugees and those subject to discrimination. They are often in situations where they have limited access to accurate information and limited control over their lives.
Regulation 117(9)(d) leads to contradictions in Canada’s response to refugees: Canada resettles refugees to give them protection and a permanent home, but then rejects their family members.
The recourse proposed by Citizenship and Immigration Canada, a humanitarian and compassionate application, is inadequate.
The penalty – a lifetime bar on family reunification – is disproportionate to the alleged offence.
“We have been pointing out the problems of R. 117(9)(d) to politicians and civil servants for years,” said McWeeny. “We are deeply disappointed about the inadequacy of the response – which means that children continue to suffer needlessly.”
The Canadian Council for Refugees is calling for the elimination of Regulation 117(9)(d).

Source : The Canadian Council For Refugees - April 2008

Refugees Need Protection Without Discrimination

The Canadian Council for Refugees today deplored recent comments made by the Minister of Citizenship and Immigration Jason Kenney suggesting that refugee claimants in Canada are “fake” and that “real refugees” are overseas.
“We totally reject the simplistic and wrong-headed notion that “real” refugees are only to be found overseas,” said Elizabeth McWeeny, President of the Canadian Council for Refugees (CCR). “Whether they are in Canada or overseas, refugees have the same right to and need of protection. At our recent meeting, CCR members expressed their profound dismay both at the derogatory language used by the Minister in talking about claimants and at his suggestion that claimants can be traded off for refugees overseas.”
Under the UN Convention relating to the Status of Refugees, Canada has legal obligations towards people in Canada who claim our protection. 2009 is the 40th anniversary of Canada’s signature of this fundamental instrument of refugee protection.
“Our Diocese funds an office for Ministry to Refugee Claimants,” said Bishop Ronald P. Fabbro, Bishop of the Roman Catholic Diocese of London. “I have met refugee claimants and through our diocesan office can attest to their urgent need for protection from Canada. As the 2006 Pastoral Letter of the Canadian Conference of Catholic Bishops said: ‘Based on the principle of the fundamental dignity of each human person and the consistent ethic of life, the Catholic Church is uncompromising on the rights of refugees… The Church teaches that every country is to see that the rights of refugees are assured and respected as much as the rights of its own citizens.’ ”
The Minister’s comments were quoted in an article in Embassy Magazine, “Resources better spent on UN-approved refugees: Kenney”, published September 9, 2009, suggesting that refugees who claim protection in Canada are less worthy of protection than those overseas.
The Minister’s preference for processing refugees overseas completely ignores the serious problems in Canada’s overseas refugee system. Processing of refugee applications takes years and there is a backlog of 30,000. In public discussion of refugee reform over the past few months, many have called the inland system “broken”, but have neglected the failings of the overseas system: a case apparently of “out of sight, out of mind”.
“Many refugees overseas have no access to the UN and their situation is too dangerous to wait for a solution to come to them,” said Adeena Niazi, Executive Director of the Afghan Women’s Organization in Toronto. “For some, the most effective way to save their lives is to get to Canada and make a claim. We must not discriminate against refugees depending on whether they are here or overseas.”
“We belittle our status as a leading nation in refugee protection, when our government carelessly pits “fake” claimants here against “real victims of persecution” abroad,” said Ed Wiebe, refugee coordinator for Mennonite Central Committee Canada. “As an organization that has worked with thousands of refugees – those overseas in need of resettlement and claimants in Canada – we know things aren’t as simple as the Minister implies. We risk turning away deserving refugees when we start to differentiate based on where they come from, and where they manage to get our attention.”
The CCR strongly condemns the labelling of claimants as “fake”. 42% of refugee claims in Canada are accepted. Of those that are not, some are refugees who were wrongly refused and would be recognized as refugees if the government implemented the right of appeal that exists in the law. Others do not meet the narrow refugee definition but have fled a situation of discrimination or generalized risk. CCR members report that the Minister’s rhetoric about “fake claimants” is not only creating a negative environment for refugees in Canada, but is leading to claimants being denied access to necessary services, based on prejudices about claimants being “bogus”.
The CCR has for decades been calling for changes to the in-Canada refugee determination system, notably to ensure highly qualified decision-makers and that errors can be corrected. The CCR has also repeatedly recommended to the government measures to discourage people who don’t need Canada’s protection from making claims. Unfortunately, Minister Kenney has not consulted the CCR.
The CCR believes that most Canadians are concerned for refugees in need of protection, whether they are here or overseas, and want Canada to live up to its legal and moral obligations towards refugees.

Source : The Canadian Council for Refugees - September 2009