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Friday, September 2, 2011
3 témoignages d'anciens résidents du Quebec : Tres édifiant, merci de lire avec attention !
chers ami(e)s, je tiens a partager avec vous des récits (négatifs) que j'ai trouvé sur internet de personnes qui ont déjà vécu au quebec, certes c'est pas très rose et ca inquiète bien-sure, mais je tiens qd même a les partager:
1er:Le Québec - la plus mauvaise expérience de ma vie!:
J'ai voyagé à travers le monde, travaillé dans le Pacifique avec des Indigènes, eu des problèmes de santé toujours résolus et des relations humaines extraordinaires.
J'ai travaillé en Ontario et au Québec.
La première expérience en Ontario, Toronto, très difficile avec mon anglais low-level, je travaillais à Canadian Tire, des Européens m'ont engagé pour monter les vélos. Mon expérience étant l'aéronautique, l'électronique et l'informatique avec mes diplômes de France = un grand zéro au Canada...
Je suis donc allé à Ottawa plus francophone et là j'ai trouvé un job de prof de Français langue seconde. Un Québécois aimant la France et directeur du bureau des langues m'a embauché par l'entremise d'une école de langue dont la patronne était française. Cinq ans de bons jobs, une vie sereine...
J'ai dû retourner en France pour des raisons de famille très grave. J'ai quitté donc le Canada en 1999 avec déjà une mauvaise opinion de la médecine québécoise comparativement à l'Ontario et je sais de quoi je parle...
Je suis revenu au Canada en juin 2005 avec femme et enfants. La catastrophe a commencé... parce que nous avions choisi Montréal.
Mon bébé malade. Dans des cliniques médicales, personne n'a voulu le prendre car nous n'avions pas encore la carte de santé, je me suis engueulé avec la secrétaire à qui j'aurais collé une claque (heureusement pour elle, il y avait la vitre...) J'ai porté plainte contre ces deux cliniques.
J'ai trouvé un français kiné dans une clinique privée qui a fait tout ce qu'il a pu et a bien traité mon fiston depuis...
Nous avions essayé les offices publiques mais de 1 à 5 mois et plus d'attente, inhumain pour un bébé... Pauvre Québec!
Au niveau job à Montréal, tout le monde m'a toujours dit OUI mais jamais, je dis bien jamais, on a tenu promesse, verbale ou écrite... la parole donnée ici, c’est de la merde.
Je me suis fait voler 20 000$.
J'ai connu des Français hautement diplômés, médecins, infirmières, sage-femme, des ingénieurs, tous ne travaillent pas où ont des jobs de merde et la plupart repartent en France.
J’ai retenu trois grands mensonges au Québec :
- C’est pas loin
- C’est pas cher
- Ça sera pas long
Ils se foutent de votre gueule. Un ami psy me dit que les Québécois détestent les conflits d’où l’obligation pour eux de ne jamais dire NON. Ils disent tous OUI, mais ne réalisent que très rarement leurs dires…
Il faut bien réfléchir avant de venir vivre au Québec. N'écoutez ni la Délégation du Québec à Paris, ni même un Québécois, c'est du vent.
Ils ont culturellement une positive-attitude extrémiste.
À propos des femmes, un conseil : ne fréquentez pas une Québécoise, encore moins pour s’y marier, et pire, avoir des enfants. Vous y laisserez votre santé, votre moral et plus encore toutes vos économies, c'est assuré.
Les routes, abominables! Pire que dans les îles du Pacifique.
La médecine, l'une de plus horrible de la planète (vous du vécu, demandez-moi)
Les gens toujours complexés quand vous dites que vous êtes Français.
Et je n'ai pas fini, je reviendrai compléter ce bilan...
2eme: La grande imposture de l'immigration au Québec:
Je souhaite échanger avec les membres du forum sur les opportunités d’emploi au Québec une fois qu’on a un diplôme Canadien en poche. D’après les différents témoignages c’est principalement à cause de leurs diplômes étrangers que les immigrants ont de la difficulté à se trouver un emploi à la hauteur de leurs qualifications.
Est-ce que certains d’entre vous ont pu décrocher un emploi respectable après l’obtention d’un diplôme canadien ?
Personnellement je suis revenu sur les bancs de l’Université et j’ai été franchement dégoûté par la médiocrité de l’enseignement universitaire au Québec. En plus de dépenser toutes mes économies je me suis endetté à gauche et à droite pour être en mesure de joindre les deux bouts.
C’est un enseignement bourratif où on force les étudiants à acheter et lire les stocks invendus des grandes libraires du Québec. Les professeurs ne sont jamais là pour vous encadrer. Il n’y a pratiquement pas d’échecs et la notation est très généreuse. Ayant fait des études en France, au Maroc et en Angleterre je suis maintenant convaincu que la politique d’immigration du Canada est l’une des plus grandes impostures du siècle. En fait ils ne reconnaissent pas les diplômes étrangers alors qu’ils sont convaincus de la médiocrité de leur système éducatif par rapport aux autres pays industrialisés.
Maintenant que j’ai un MBA en systèmes d’information (summa cum laude) et un certificat en informatique délivrés tous les deux par des universités québécoises, les perspectives d’emploi ne sont pas plus reluisantes. J’ai les diplômes certes mais on me reproche toujours de ne pas avoir d’expérience locale (aux chiottes mes cinq années d’expérience en France et au Maroc). Qu’est-ce qu’elle a de si particulier cette fameuse expérience canadienne ? Le froid ? Que ce soit à Kaboul ou à Chabigamou les ordinateurs et le corps humain fonctionnent toujours selon les mêmes principes. Pourtant on oppose toutes les formes de résistance aux médecins étrangers alors qu’il y a des dizaines de personnes qui crèvent sur les listes d’attentes tous les mois. En définitive, je pense qu’on a affaire à une société suicidaire. Une société qui est fière de son arrogance. Une société qui ne se reproduit pas assez pour perdurer. Une société où le PIB est l’un des plus importants au monde mais où en contrepartie le taux de suicide est aussi l’un des plus élevés au monde.
Cela dit, comment faire pour acquérir de l’expérience locale si personne ne veut vous offrir un emploi ou un stage qui soit en rapport avec votre domaine de spécialisation. Personnellement ça ne me dérange pas de recommencer au bas de l’échelle mais je ne vois pas comment je pourrais redevenir consultant si je me mets à livrer de la pizza ou à conduire un taxi. Je n’ai quand même pas misé autant d’argent dans leur système scolaire à la con pour qu’on me propose des emplois à 7 $/ l’heure.
Bref ce n’est ni un problème de diplômes ni un problème d’expérience. Il s’agit là de deux arguments fallacieux dont le but est de cacher les vraies motivations derrière la politique d’immigration du Québec. Arnaquer des jeunes désespérés en leur vendant des rêves, en les dépossédant de leurs économies et leur proposant des jobs à rabais lorsqu’ils n’ont plus le choix.
3eme: la mauvaise expérience quebecoise
Je reviens de Montreal d'ou j'ai vécu 7 mois, ville que je n'ai absoluement pas appréciée par son architecture, par ses nombreuses facades abimées, taguées, et surtout détruites. Je pensais être en banlieu, plutot qu'en centre ville.
L'hiver a été le plus horrible de ma vie, avec des -40 degrés et très peu d'infrastructures pour rester au chaud. La ville sous terraine m'a bien déçue, si petite !!! entre 2 station de métro.Et pour répondre aux commentaires elle est en effet grande par rapport à d'autres villes dans le monde, mais le plus décevant c'est surtout que les meilleurs magasins abordables à tous budgets sont en fait surtout sur de grandes rues qui necessitent des passages en extérieur. Les routes sont très abimées a cause des différences de températures, et les creuvésons en voiture en deviennent un calvaire.
Les prix sont plus élévés que l'euro, et lorsqu'on met le prix en euro il devient alors équivalent, en sachant que le salaire d'une personne sans diplome est très faible, et surtout qu'aucun diplome francais n'est reconnu...Je suis éducatrice spécialisée et mon diplome n'étant pa reconnu j'ai travaillé dans une patisserie en tant que commis, en touchant 8 dollars de l'heure, ce qui fait 5 euros ..., donc je ne comptais pas la dessus pour revenir riche en france en reconvertissant ce miséreux salaire. Je suis d'ailleur revenu fauchée lol.
Le manque de main d'oeuvre est impressionnant, il n'y a pas une boutique sans affiche de recherche d'employé. C'est simple en une journée de recherche j'avais 5 entreprises qui voulais me garder et me faire travailler le lendemain. On se demande vraiment pourquoi il ne reconnaisse pas les diplomes étrangers ???
Le système de santé est très cher et encore plus pour les immigrés, compter environ 75 dollars pour une visite chez le medecin, et 20 dollars pour un canadien. Mieux vaut ne pas tomber malade, malheureusement ça n'a pa été mon cas...
Quelques pubs sympas, mais les boites de nuit ferment a 3h du matin!!! trop trop tot !!!
J'ai visité des jolis parcs naturels, hormis les parkings parfois payant et la promenade également, il n'ya rien a dire c'est vraiment beau. Les écureuils aux pieds, la nature très verte, les grands lacs, de très beaux souvenirs.
En voyage d'une ou 2 semaines, le canada reste très agréable pour ses forets et sa végétation très belle, mais y vivre non merci !
Je conseillerai de faire une visite rapide de Montréal d'un jour ou 2, mais il faut surtout monter au nord, c'est bien plus beau, la ville de quebec est également beaucoup plus jolie.
Moi qui adorais la neige, et qui ne pouvais pas me passer d'une semaine de ski par an, je crois que je vais attendre quelques t'emps avant de retrouver la neige.
Peut etre parce que j'ai toujours vécu dans le sud, mais 9 mois d'hiver c'est trop pour moi...
Source : www.bonacte.com /
Sujet : mauvaises experiences au Quebec
L’intégration des Marocains au Canada ; un chemin long et difficile
Après plusieurs années de procédures administratives, les Marocains arrivent au pays de l’érable. De cette émigration, ils attendent beaucoup. Mais leur intégration reste un chemin parsemé d’épines.
Armés d'optimisme, disposant dans leur majorité de formations qualifiantes et d'expériences professionnelles, des Marocains émigrent au Canada. Ils ont, pour ce faire, dépensé en moyenne 40 000 DH par personne pour les frais de procédure et de visa, parfois plus quand ils ont fait appel à des intermédiaires, tels que les consultants en immigration. Une fois sur place, il leur faut financer leur installation et disposer de suffisamment d'argent pour vivre pendant plusieurs mois en attendant de trouver un travail.
Le chômage touche plus 30% des Marocains du Canada. La sélection canadienne se fait sur les critères de l'âge, de l'instruction et de l'expérience professionnelle. Une fois sur place, les portes ont du mal à s'ouvrir. Au Canada, les diplômes universitaires et les formations qualifiantes ne sont pas reconnus. Retour donc aux bancs de l'apprentissage et de la mise à niveau. Les migrants n'étant pas encore naturalisés, il leur faut payer le prix fort. Souvent, ils contractent des prêts bancaires, qu'ils doivent rembourser sur plusieurs années. Qu'il s'agisse de juristes, d'avocats, d'architectes ou de médecins, il est impossible d'exercer son métier sans passer par des nouvelles formations. Ensuite, il faut avoir l'homologation des ordres des professions. Un vrai casse-tête pour les primo-arrivants. L'influence des syndicats et des ordres professionnels est tellement forte que le Québec reste un pays très corporatif.
Les immigrants marocains sont jeunes (entre 30 et 45 ans), hautement instruits et francophones. Mais les conditions d'intégration restent difficiles, à commencer par l'accès au marché de l'emploi. Nombre de hauts cadres se retrouvent ainsi obligés de vivre des minimas sociaux (Bien-être social). Ils sont des milliers à être contraints d'exercer des sous métiers. Il est ainsi très courant de rencontrer un architecte faisant fonction de courtier d'immobilier, un médecin exerçant comme aide-soignant ou chauffeur de taxi. Que de familles se retrouvent ainsi au bout de la première année de résidence au Canada ! Elles sont nombreuses bien qu'il n'existe pas données sur la question qui reste comme un tabou. Ceux qui réussissent leur intégration sont, pour la plupart, arrivés jeunes, ont étudié et obtenu des diplômes canadiens. Les autres doivent emprunter des sentiers jalonnés d'obstacles. L'intégration des Marocains au Canada se passe beaucoup dans la douleur.
Avant de partir outre- Atlantique, les immigrants devraient ainsi s'informer davantage sur les possibilités de carrière. Aujourd'hui, ce sont les «petits métiers» qui marchent. La baisse démographique que connaît le pays entraîne des pénuries de main d'œuvre dans les secteurs des services, du bâtiment ou l'alimentation.
Source : Fouzia Benyoub - www.dimabladna.ma
Des débuts difficiles
Quand les moyens sont limités, les débuts sont durs. Se loger, trouver un premier emploi ou s'acclimater au grand froid sont autant de difficultés qui entravent l'installation des nouveaux migrants marocains. Les données officielles montrent qu'en moyenne, un Marocain a besoin de plus de deux ans pour décrocher son premier emploi au Québec.Le chômage touche plus 30% des Marocains du Canada. La sélection canadienne se fait sur les critères de l'âge, de l'instruction et de l'expérience professionnelle. Une fois sur place, les portes ont du mal à s'ouvrir. Au Canada, les diplômes universitaires et les formations qualifiantes ne sont pas reconnus. Retour donc aux bancs de l'apprentissage et de la mise à niveau. Les migrants n'étant pas encore naturalisés, il leur faut payer le prix fort. Souvent, ils contractent des prêts bancaires, qu'ils doivent rembourser sur plusieurs années. Qu'il s'agisse de juristes, d'avocats, d'architectes ou de médecins, il est impossible d'exercer son métier sans passer par des nouvelles formations. Ensuite, il faut avoir l'homologation des ordres des professions. Un vrai casse-tête pour les primo-arrivants. L'influence des syndicats et des ordres professionnels est tellement forte que le Québec reste un pays très corporatif.
Les immigrants marocains sont jeunes (entre 30 et 45 ans), hautement instruits et francophones. Mais les conditions d'intégration restent difficiles, à commencer par l'accès au marché de l'emploi. Nombre de hauts cadres se retrouvent ainsi obligés de vivre des minimas sociaux (Bien-être social). Ils sont des milliers à être contraints d'exercer des sous métiers. Il est ainsi très courant de rencontrer un architecte faisant fonction de courtier d'immobilier, un médecin exerçant comme aide-soignant ou chauffeur de taxi. Que de familles se retrouvent ainsi au bout de la première année de résidence au Canada ! Elles sont nombreuses bien qu'il n'existe pas données sur la question qui reste comme un tabou. Ceux qui réussissent leur intégration sont, pour la plupart, arrivés jeunes, ont étudié et obtenu des diplômes canadiens. Les autres doivent emprunter des sentiers jalonnés d'obstacles. L'intégration des Marocains au Canada se passe beaucoup dans la douleur.
| Le nombre des Marocains qui s'installent au Canada n'a cessé d'augmenter depuis trois décennies. Selon Statistique Canada, ils sont plus de 110 000 aujourd'hui. Dans leur majorité, ils choisissent le Québec, la province francophone. Près de 88% résident dans la région métropolitaine de Montréal. Les Marocains des provinces anglophones représentent une minorité (12%), ils résident en Ontario, principalement à Toronto et à Ottawa. Ils sont 55 000 enregistrés auprès du consulat général du Maroc à Montréal. L'immigration marocaine représente 8,1% de l'immigration canadienne totale. Elle dépasse l'immigration française, devenant la plus importante du Canada, juste après l'immigration chinoise. Entre 2004 et 2008, le Maroc s'est classé comme le troisième pays de provenance des immigrants admis au Québec avec 16 406 nouveaux arrivants (7,4% du nombre total d'immigrants) dont 3579 en 2008 et 5400 en 2010. 62,1% des nouveaux arrivants ont 14 années de scolarité et plus. Les femmes en constituent la moitié. Par ailleurs, les Marocains sont la première communauté maghrébine du Canada. Ils se répartissent en quatre catégories. Celle des « travailleurs qualifiés », disposant d'un niveau d'instruction assez élevé. Vient ensuite celle du « regroupement familial » où, le plus souvent, un résident permanent déjà installé fait venir sa famille au Canada. La troisième catégorie concerne les étudiants. Ils représentent 5% des étudiants étrangers au Québec, sans compter ceux qui ont la double nationalité. Dans les grandes universités, ce chiffre est beaucoup plus important. A l'université de Montréal, les étudiants marocains arrivent en deuxième place après les Français. Ils arrivent à réussir et à s'intégrer facilement. La quatrième catégorie, une minorité, est celle des « investisseurs et d'entrepreneurs » admis en tant que migrants qui sont de l'ordre d'un millier. |
Source : Fouzia Benyoub - www.dimabladna.ma
Wednesday, June 29, 2011
Les immigrants investisseurs rapportent gros
Dans un mémoire qu'ils présenteront devant la commission parlementaire chargée de planifier l'immigration aujourd'hui, les économistes Pierre Fortin et Pierre Emmanuel Paradis soutiennent qu'il faut admettre davantage d'immigrants investisseurs. La raison est simple: ils génèrent à eux seuls une importante activité économique.
Des quelque 45 000 immigrants admis chaque année au Québec, à peine 3,5% arrivent par l'entremise de ce programme, essentiellement des pays asiatiques. Mais leur impact sur l'économie de la province est «substantiel», estiment les chercheurs. À eux seuls, ils ont généré des investissements de 500 millions de dollars dans plus de 3000 entreprises québécoises de 2001 à 2011.
«Ce sont des PME qui ont reçu de l'argent et qui ont pu réaliser des projets grâce à ce programme», souligne en entrevue Pierre Emmanuel Paradis.
Pour la seule année 2009-2010, les fonds placés par des immigrants investisseurs ont permis de créer 2600 emplois, en plus d'en maintenir 1355 autres.
Le programme Immigrants investisseurs vise les étrangers fortunés qui souhaitent s'établir au Canada. Pour y participer, les candidats doivent posséder un avoir net d'au moins 1,6 million et posséder une expérience en gestion.
Surtout, ils versent 800 000$ à Investissement Québec (le total était de 400 000$ jusqu'à l'an dernier), somme qui leur est remboursée sans intérêt au bout de cinq ans. En retour, ils obtiennent la citoyenneté canadienne et leur famille peut s'établir au pays.
Investissement Québec utilise la totalité des sommes du programme pour financer des PME.
Familles
L'arrivée des familles de ces gens d'affaires fortunés a un impact économique encore plus immédiat sur la province, soulignent MM. Fortin et Paradis. Elles achètent des maisons cossues, des voitures de luxe, des téléphones portables, bref, un éventail de produits dans les magasins québécois.
Les chercheurs ont mené un sondage auprès de 107 familles d'immigrants investisseurs. Et le répondant moyen avait engagé des dépenses d'environ 720 000$ depuis son arrivée.
«Il y en a une partie qui, non seulement ont conservé leurs activités en Asie, mais qui ont aussi créé des liens d'affaires avec le Canada et qui ont investi dans les entreprises ici», souligne M. Paradis.
Pour que le Québec profite pleinement de ce potentiel, il faut accueillir davantage d'immigrants investisseurs, soulignent les chercheurs. Ils plaident aussi pour une réduction des délais d'attente, ainsi que des mesures pour mieux intégrer les nouveaux arrivants et leurs familles.
En février, le Conseil des relations interculturelles du Québec a critiqué le programme, soulignant qu'à peine 10% des immigrants investisseurs restaient au Québec au bout de 10 ans. C'est pourquoi le gouvernement doit faire davantage pour intégrer ces nouveaux venus fortunés, indique M. Paradis.
«Plutôt que de dire «dommage, ils s'en vont», on constate que ceux qui restent dépensent beaucoup d'argent, dit M. Paradis. Et quand de l'argent vient de l'étranger comme cela, c'est une injection directe de fonds étranger sdans l'économie. Ça vaut la peine de faire des efforts pour que ces familles restent ici.»
La recherche de MM. Fortin et Paradis a été financée par un regroupement d'institutions financières qui travaillent auprès d'immigrants investisseurs potentiels.
Des quelque 45 000 immigrants admis chaque année au Québec, à peine 3,5% arrivent par l'entremise de ce programme, essentiellement des pays asiatiques. Mais leur impact sur l'économie de la province est «substantiel», estiment les chercheurs. À eux seuls, ils ont généré des investissements de 500 millions de dollars dans plus de 3000 entreprises québécoises de 2001 à 2011.
«Ce sont des PME qui ont reçu de l'argent et qui ont pu réaliser des projets grâce à ce programme», souligne en entrevue Pierre Emmanuel Paradis.
Pour la seule année 2009-2010, les fonds placés par des immigrants investisseurs ont permis de créer 2600 emplois, en plus d'en maintenir 1355 autres.
Le programme Immigrants investisseurs vise les étrangers fortunés qui souhaitent s'établir au Canada. Pour y participer, les candidats doivent posséder un avoir net d'au moins 1,6 million et posséder une expérience en gestion.
Surtout, ils versent 800 000$ à Investissement Québec (le total était de 400 000$ jusqu'à l'an dernier), somme qui leur est remboursée sans intérêt au bout de cinq ans. En retour, ils obtiennent la citoyenneté canadienne et leur famille peut s'établir au pays.
Investissement Québec utilise la totalité des sommes du programme pour financer des PME.
Familles
L'arrivée des familles de ces gens d'affaires fortunés a un impact économique encore plus immédiat sur la province, soulignent MM. Fortin et Paradis. Elles achètent des maisons cossues, des voitures de luxe, des téléphones portables, bref, un éventail de produits dans les magasins québécois.
Les chercheurs ont mené un sondage auprès de 107 familles d'immigrants investisseurs. Et le répondant moyen avait engagé des dépenses d'environ 720 000$ depuis son arrivée.
«Il y en a une partie qui, non seulement ont conservé leurs activités en Asie, mais qui ont aussi créé des liens d'affaires avec le Canada et qui ont investi dans les entreprises ici», souligne M. Paradis.
Pour que le Québec profite pleinement de ce potentiel, il faut accueillir davantage d'immigrants investisseurs, soulignent les chercheurs. Ils plaident aussi pour une réduction des délais d'attente, ainsi que des mesures pour mieux intégrer les nouveaux arrivants et leurs familles.
En février, le Conseil des relations interculturelles du Québec a critiqué le programme, soulignant qu'à peine 10% des immigrants investisseurs restaient au Québec au bout de 10 ans. C'est pourquoi le gouvernement doit faire davantage pour intégrer ces nouveaux venus fortunés, indique M. Paradis.
«Plutôt que de dire «dommage, ils s'en vont», on constate que ceux qui restent dépensent beaucoup d'argent, dit M. Paradis. Et quand de l'argent vient de l'étranger comme cela, c'est une injection directe de fonds étranger sdans l'économie. Ça vaut la peine de faire des efforts pour que ces familles restent ici.»
La recherche de MM. Fortin et Paradis a été financée par un regroupement d'institutions financières qui travaillent auprès d'immigrants investisseurs potentiels.
Saturday, February 26, 2011
Le mythe de l'immigration
Benoît Dubreuil et Guillaume Marois*
L'immigration est-elle essentielle pour mitiger les effets du vieillissement de la population? Non. L'immigration n'est pas essentielle. Sa contribution est marginale et, à cause des mauvaises performances économiques des immigrants admis au Canada depuis trois décennies, elle est peut-être même négative.
Dans notre Québec social-démocrate - au filet social généreux et à l'impôt progressif -, les immigrants dépendent un peu plus des transferts gouvernementaux que les natifs, alors qu'ils paient beaucoup moins d'impôts. Plutôt que d'alléger le fardeau que fait peser le vieillissement de la population sur les finances publiques, il n'est pas impossible que l'immigration l'alourdisse modestement.
Mais n'est-il pas possible d'améliorer les choses? Oui et non. Il est toujours possible de mieux soutenir l'intégration des immigrants à l'emploi, en investissant davantage et en mettant en oeuvre de meilleurs programmes. Nous sommes d'ailleurs de farouches partisans d'un meilleur investissement dans les politiques d'intégration et d'un meilleur suivi des performances économiques des immigrants admis au Québec.
Mais il ne faut pas rêver en couleurs. La réalité est que la plupart des immigrants - même sélectionnés - rencontrent sur le marché du travail de multiples obstacles. Ces obstacles sont dus à des problèmes difficilement solubles, notamment le fait que les compétences acquises dans les pays en développement sont souvent peu transférables et même de moindre qualité, étant donné le manque de compétitivité des systèmes éducatif et économique de ces pays.
Nous pouvons aider les immigrants à surmonter leurs difficultés d'insertion sur le marché du travail, mais il faut le faire en étant conscient que cela exigera des dépenses qui remettront probablement en question la logique coûts/avantages au fondement de notre politique d'immigration économique. (...)
Au-delà des propositions concrètes de réforme, le plus urgent, dans la situation actuelle, demeure néanmoins de rétablir des attentes réalistes par rapport à l'immigration.
Depuis 2007 - sous l'activisme du gouvernement et des commentateurs -, l'idée que l'immigration doit jouer un rôle essentiel pour contrer les effets négatifs du vieillissement de la population s'est répandue au Québec comme une traînée de poudre.
Elle l'a fait malgré la présence d'une imposante littérature en démographie démontrant l'influence marginale de l'immigration sur la structure par âge de la population.
Elle l'a fait malgré une littérature économique démontrant l'impact négligeable de l'immigration sur des variables cruciales comme les salaires ou le PIB par habitant.
Enfin, elle l'a fait malgré une imposante littérature canadienne démontrant la détérioration continue des performances économiques des immigrants au cours des 30 dernières années.
Qu'est-ce qui a incité les acteurs politiques et les médias québécois à embrasser unanimement une idée aussi fausse? Leurs motivations sont probablement multiples.
D'abord, certains acteurs sont probablement poussés par des motifs économiques. L'immigration ne change rien à la prospérité économique en général, mais elle peut être à la source de bénéfices dans des secteurs particuliers.
On pense d'abord au secteur de la construction, à cause de l'impact de l'immigration sur la taille de la population. On pense aussi aux marchés saturés où les coûts d'entrée sont très élevés?: téléphonie, câblodistribution, etc. L'accroissement de la taille de la population (et du PIB) se transforme directement en croissance des revenus pour les entreprises actives dans ces secteurs. On pense finalement aux entreprises oeuvrant dans des secteurs utilisant une main-d'oeuvre à bon marché et où les immigrants sont surreprésentés.
Mais les motifs économiques n'expliquent évidemment qu'une petite partie de l'affaire. Les motifs électoraux y sont peut-être aussi pour quelque chose. Du côté du gouvernement, la chose est plus que plausible. Malgré la francisation relative de l'immigration, l'appui au Parti libéral du Québec demeure proportionnellement plus fort chez les immigrants que chez les natifs. Le gouvernement a donc un intérêt objectif à faire diminuer la part relative des natifs dans la population.
L'élément électoraliste n'explique cependant pas l'adhésion des autres principaux partis au lieu commun. En 2007, même si l'Action démocratique du Québec s'est opposée à la hausse du volume d'admission, Mario Dumont n'hésitait pas à soutenir que, d'un point de vue économique, le Québec avait besoin de plus d'immigrants. Visiblement, il était mal informé.
L'adhésion du Parti québécois au mythe de l'immigration miracle doit également faire l'objet d'une explication. Bien sûr, la méconnaissance des faits joue chez lui un rôle important. Mais l'influence déterminante est probablement celle de la rectitude politique.
(...) Il y a des conséquences à vivre en permanence hors de la réalité. Ces conséquences ne sont pas uniquement de nature économique ou politique. Elles concernent le lien social en entier.
Le principal problème est simple à saisir?: à force de répéter sur toutes les tribunes que le Québec vieillissant a besoin d'immigration, journalistes et politiciens font monter les attentes de tout le monde.
D'un côté, les Québécois s'attendent à ce que l'immigration soulage la pression sur les finances publiques, ce qui n'est pourtant pas plausible.
De l'autre, les immigrants s'attendent à ce que leurs perspectives d'emploi soient particulièrement favorables. Après tout, le Québec vieillissant aura bientôt «700 000 emplois à combler». Comment pourrait-il ne pas y en avoir un pour eux? Les attentes étant si démesurément élevées, l'échec de l'intégration économique ne peut qu'engendrer déception et ressentiment.
En donnant systématiquement la discrimination et la non-reconnaissance des acquis comme fondements de cet échec, les décideurs et les commentateurs ne font qu'aggraver le problème qu'ils souhaitent résoudre.
Les chevaliers de l'antidiscrimination, plutôt que de calmer le jeu, viennent attiser la méfiance entre les groupes. Les natifs comprennent qu'ils sont accusés de racisme et de fermeture d'esprit, alors que les immigrants se voient confortés dans leurs pires appréhensions: les Québécois ne les aiment pas et voilà la source de leurs malheurs!
L'un de nos principaux objectifs est de ramener chacun à des attentes plus réalistes. Il n'a jamais existé et n'existera jamais de recette magique pour l'intégration des immigrants. Les choses se déroulent parfois bien, souvent moins bien. Nous ignorons plusieurs des variables impliquées, et il est souvent très difficile de trancher entre les diverses théories.
Pire encore, nous n'avons qu'un faible contrôle sur plusieurs des variables cruciales. Voilà autant de raisons de rester modestes dans nos attentes. Voilà aussi des raisons de se méfier de ceux qui vendent des solutions magiques sans pourtant être capables d'en définir les coûts ou les effets.
Améliorer la francisation? Nous sommes partants, mais combien faudra-t-il investir pour éliminer le désavantage des immigrants par rapport aux natifs? Certains voudront connaître le montant avant de signer le chèque. Construire un immense système de reconnaissance des acquis afin de remplacer les processus informels d'évaluation à l'oeuvre dans les réseaux sociaux? On se rapproche de plus en plus de l'illusion du «planisme», à laquelle tant d'intellectuels, de journalistes et de politiciens de chez nous ont fait l'erreur d'adhérer à une autre époque.
La réalité est que l'immigration produit des effets complexes sur lesquels il est rarement facile d'agir. La seule approche acceptable consiste à se tenir à l'abri de la conjecture et à mobiliser la documentation empirique disponible tout en en reconnaissant les limites. C'est ce que nous avons cherché à faire.
Pour autant, les nuances dans les détails ne doivent pas masquer la clarté du portrait global?: économiquement et démographiquement, le Québec n'a pas besoin d'immigration. Dire le contraire revient à créer des attentes condamnées à être déçues. Les Québécois doivent poursuivre le débat sur leurs politiques d'immigration et d'intégration, mais en mettant de côté cet argument une fois pour toutes. Le vieillissement de la population est un problème réel, mais l'immigration est un remède imaginaire.
© Les Éditions du Boréal 2011
* Les auteurs sont respectivement philosophe et démographe. Ce texte est extrait du livre «Le Remède imaginaire - Pourquoi l'immigration ne sauvera pas le Québec», publié par Boréal, qui sera en librairie la semaine prochaine.
L'immigration est-elle essentielle pour mitiger les effets du vieillissement de la population? Non. L'immigration n'est pas essentielle. Sa contribution est marginale et, à cause des mauvaises performances économiques des immigrants admis au Canada depuis trois décennies, elle est peut-être même négative.
Dans notre Québec social-démocrate - au filet social généreux et à l'impôt progressif -, les immigrants dépendent un peu plus des transferts gouvernementaux que les natifs, alors qu'ils paient beaucoup moins d'impôts. Plutôt que d'alléger le fardeau que fait peser le vieillissement de la population sur les finances publiques, il n'est pas impossible que l'immigration l'alourdisse modestement.
Mais n'est-il pas possible d'améliorer les choses? Oui et non. Il est toujours possible de mieux soutenir l'intégration des immigrants à l'emploi, en investissant davantage et en mettant en oeuvre de meilleurs programmes. Nous sommes d'ailleurs de farouches partisans d'un meilleur investissement dans les politiques d'intégration et d'un meilleur suivi des performances économiques des immigrants admis au Québec.
Mais il ne faut pas rêver en couleurs. La réalité est que la plupart des immigrants - même sélectionnés - rencontrent sur le marché du travail de multiples obstacles. Ces obstacles sont dus à des problèmes difficilement solubles, notamment le fait que les compétences acquises dans les pays en développement sont souvent peu transférables et même de moindre qualité, étant donné le manque de compétitivité des systèmes éducatif et économique de ces pays.
Nous pouvons aider les immigrants à surmonter leurs difficultés d'insertion sur le marché du travail, mais il faut le faire en étant conscient que cela exigera des dépenses qui remettront probablement en question la logique coûts/avantages au fondement de notre politique d'immigration économique. (...)
Au-delà des propositions concrètes de réforme, le plus urgent, dans la situation actuelle, demeure néanmoins de rétablir des attentes réalistes par rapport à l'immigration.
Depuis 2007 - sous l'activisme du gouvernement et des commentateurs -, l'idée que l'immigration doit jouer un rôle essentiel pour contrer les effets négatifs du vieillissement de la population s'est répandue au Québec comme une traînée de poudre.
Elle l'a fait malgré la présence d'une imposante littérature en démographie démontrant l'influence marginale de l'immigration sur la structure par âge de la population.
Elle l'a fait malgré une littérature économique démontrant l'impact négligeable de l'immigration sur des variables cruciales comme les salaires ou le PIB par habitant.
Enfin, elle l'a fait malgré une imposante littérature canadienne démontrant la détérioration continue des performances économiques des immigrants au cours des 30 dernières années.
Qu'est-ce qui a incité les acteurs politiques et les médias québécois à embrasser unanimement une idée aussi fausse? Leurs motivations sont probablement multiples.
D'abord, certains acteurs sont probablement poussés par des motifs économiques. L'immigration ne change rien à la prospérité économique en général, mais elle peut être à la source de bénéfices dans des secteurs particuliers.
On pense d'abord au secteur de la construction, à cause de l'impact de l'immigration sur la taille de la population. On pense aussi aux marchés saturés où les coûts d'entrée sont très élevés?: téléphonie, câblodistribution, etc. L'accroissement de la taille de la population (et du PIB) se transforme directement en croissance des revenus pour les entreprises actives dans ces secteurs. On pense finalement aux entreprises oeuvrant dans des secteurs utilisant une main-d'oeuvre à bon marché et où les immigrants sont surreprésentés.
Mais les motifs économiques n'expliquent évidemment qu'une petite partie de l'affaire. Les motifs électoraux y sont peut-être aussi pour quelque chose. Du côté du gouvernement, la chose est plus que plausible. Malgré la francisation relative de l'immigration, l'appui au Parti libéral du Québec demeure proportionnellement plus fort chez les immigrants que chez les natifs. Le gouvernement a donc un intérêt objectif à faire diminuer la part relative des natifs dans la population.
L'élément électoraliste n'explique cependant pas l'adhésion des autres principaux partis au lieu commun. En 2007, même si l'Action démocratique du Québec s'est opposée à la hausse du volume d'admission, Mario Dumont n'hésitait pas à soutenir que, d'un point de vue économique, le Québec avait besoin de plus d'immigrants. Visiblement, il était mal informé.
L'adhésion du Parti québécois au mythe de l'immigration miracle doit également faire l'objet d'une explication. Bien sûr, la méconnaissance des faits joue chez lui un rôle important. Mais l'influence déterminante est probablement celle de la rectitude politique.
(...) Il y a des conséquences à vivre en permanence hors de la réalité. Ces conséquences ne sont pas uniquement de nature économique ou politique. Elles concernent le lien social en entier.
Le principal problème est simple à saisir?: à force de répéter sur toutes les tribunes que le Québec vieillissant a besoin d'immigration, journalistes et politiciens font monter les attentes de tout le monde.
D'un côté, les Québécois s'attendent à ce que l'immigration soulage la pression sur les finances publiques, ce qui n'est pourtant pas plausible.
De l'autre, les immigrants s'attendent à ce que leurs perspectives d'emploi soient particulièrement favorables. Après tout, le Québec vieillissant aura bientôt «700 000 emplois à combler». Comment pourrait-il ne pas y en avoir un pour eux? Les attentes étant si démesurément élevées, l'échec de l'intégration économique ne peut qu'engendrer déception et ressentiment.
En donnant systématiquement la discrimination et la non-reconnaissance des acquis comme fondements de cet échec, les décideurs et les commentateurs ne font qu'aggraver le problème qu'ils souhaitent résoudre.
Les chevaliers de l'antidiscrimination, plutôt que de calmer le jeu, viennent attiser la méfiance entre les groupes. Les natifs comprennent qu'ils sont accusés de racisme et de fermeture d'esprit, alors que les immigrants se voient confortés dans leurs pires appréhensions: les Québécois ne les aiment pas et voilà la source de leurs malheurs!
L'un de nos principaux objectifs est de ramener chacun à des attentes plus réalistes. Il n'a jamais existé et n'existera jamais de recette magique pour l'intégration des immigrants. Les choses se déroulent parfois bien, souvent moins bien. Nous ignorons plusieurs des variables impliquées, et il est souvent très difficile de trancher entre les diverses théories.
Pire encore, nous n'avons qu'un faible contrôle sur plusieurs des variables cruciales. Voilà autant de raisons de rester modestes dans nos attentes. Voilà aussi des raisons de se méfier de ceux qui vendent des solutions magiques sans pourtant être capables d'en définir les coûts ou les effets.
Améliorer la francisation? Nous sommes partants, mais combien faudra-t-il investir pour éliminer le désavantage des immigrants par rapport aux natifs? Certains voudront connaître le montant avant de signer le chèque. Construire un immense système de reconnaissance des acquis afin de remplacer les processus informels d'évaluation à l'oeuvre dans les réseaux sociaux? On se rapproche de plus en plus de l'illusion du «planisme», à laquelle tant d'intellectuels, de journalistes et de politiciens de chez nous ont fait l'erreur d'adhérer à une autre époque.
La réalité est que l'immigration produit des effets complexes sur lesquels il est rarement facile d'agir. La seule approche acceptable consiste à se tenir à l'abri de la conjecture et à mobiliser la documentation empirique disponible tout en en reconnaissant les limites. C'est ce que nous avons cherché à faire.
Pour autant, les nuances dans les détails ne doivent pas masquer la clarté du portrait global?: économiquement et démographiquement, le Québec n'a pas besoin d'immigration. Dire le contraire revient à créer des attentes condamnées à être déçues. Les Québécois doivent poursuivre le débat sur leurs politiques d'immigration et d'intégration, mais en mettant de côté cet argument une fois pour toutes. Le vieillissement de la population est un problème réel, mais l'immigration est un remède imaginaire.
© Les Éditions du Boréal 2011
* Les auteurs sont respectivement philosophe et démographe. Ce texte est extrait du livre «Le Remède imaginaire - Pourquoi l'immigration ne sauvera pas le Québec», publié par Boréal, qui sera en librairie la semaine prochaine.
Sunday, June 6, 2010
Le Parlement Quebecois : Ethniquement Monocolore
Pour que l'Assemblée nationale ressemble à l'image bigarrée de la province, la présidente du Mouvement pour une démocratie nouvelle (MDN), Mercédez Roberge, exige une réforme du scrutin actuel qui ne tient nullement compte, à son avis, du poids de l'immigration dans la société québécoise.
Le MDN, qui a lancé récemment une campagne intitulée «Urgence démocratique» informe avoir aujourd'hui l'appui de « près de 30 personnalités publiques, des milieux politique, social, universitaire et artistique, ainsi que près 90 organisations».
Urgence en la demeure
Pour démontrer qu'il y a vraiment urgence, le MDN explique, dans un communiqué reçu par courriel à la rédaction de l'Agence de presse «Média Mosaïque» que «plus d’un enfant sur quatre né en 2007 avait au moins un parent né à l’étranger, alors que, seulement 5% des parlementaires était né à l’étranger ou de minorités visibles.»
«Dans à peine 20 ans, le Québec évitera la décroissance démographique uniquement grâce à l’immigration internationale. Le MDN aime imaginer que dans 20 ans, notre société sera composée de citoyennes et de citoyens participant à part entière à la vie démocratique. Mais pour cela, il faudra que toute la population se sente invitée à contribuer aux décisions qui touchent à l’ensemble de la collectivité.»
Parlement sans minorités: message en filigrane
Le fait que les hautes sphères du pouvoir au Québec tardent à être le reflet de la société envoie, de l'avis de Mercédez Roberge, un très mauvais «message aux enfants de parents nés à l’étranger ou de minorités visibles». Un décrochage massif de ceux-ci vis-à-vis de la politique québécoise n'est pas de la fiction.
« Une fois adultes, comment pourraient-ils s’intéresser à la démocratie et s’y impliquer pleinement?», craint la militante qui prône l'émergence d'une Assemblée nationale qui puisse à la fois tenir compte de l'assentiment «des gens qui ont des idées politiques, des réalités régionales et des cultures différentes.»
Comment y parvenir?
Pour elle, ce changement passe absolument par la nécessité de «réformer notre mode de scrutin actuel et y intégrer des mesures visant une meilleure représentation de la diversité ethnoculturelle à l’Assemblée nationale». De tels gestes «enverraient une invitation claire» à ces gens, a-t-elle ajouté.
«Pour améliorer la démocratie et pour que toutes les citoyennes et tous les citoyens se reconnaissent dans l’institution qui est chargée de les représenter et de les réunir», croit le MDN qui interprète déjà la signification d'une éventuelle non adhésion à son momentum.
À en croire Mercédez Roberge, «si le délai de juin 2010 n’est pas respecté, nous conclurons que les parlementaires ne tiennent pas leurs promesses, ni ne respectent la population québécoise. Par leur inaction, nous comprendrons qu’ils refusent de réformer notre mode de scrutin» (fin de citation).
Source : Media Mosaique
Le MDN, qui a lancé récemment une campagne intitulée «Urgence démocratique» informe avoir aujourd'hui l'appui de « près de 30 personnalités publiques, des milieux politique, social, universitaire et artistique, ainsi que près 90 organisations».
Urgence en la demeure
Pour démontrer qu'il y a vraiment urgence, le MDN explique, dans un communiqué reçu par courriel à la rédaction de l'Agence de presse «Média Mosaïque» que «plus d’un enfant sur quatre né en 2007 avait au moins un parent né à l’étranger, alors que, seulement 5% des parlementaires était né à l’étranger ou de minorités visibles.»
«Dans à peine 20 ans, le Québec évitera la décroissance démographique uniquement grâce à l’immigration internationale. Le MDN aime imaginer que dans 20 ans, notre société sera composée de citoyennes et de citoyens participant à part entière à la vie démocratique. Mais pour cela, il faudra que toute la population se sente invitée à contribuer aux décisions qui touchent à l’ensemble de la collectivité.»
Parlement sans minorités: message en filigrane
Le fait que les hautes sphères du pouvoir au Québec tardent à être le reflet de la société envoie, de l'avis de Mercédez Roberge, un très mauvais «message aux enfants de parents nés à l’étranger ou de minorités visibles». Un décrochage massif de ceux-ci vis-à-vis de la politique québécoise n'est pas de la fiction.
« Une fois adultes, comment pourraient-ils s’intéresser à la démocratie et s’y impliquer pleinement?», craint la militante qui prône l'émergence d'une Assemblée nationale qui puisse à la fois tenir compte de l'assentiment «des gens qui ont des idées politiques, des réalités régionales et des cultures différentes.»
Comment y parvenir?
Pour elle, ce changement passe absolument par la nécessité de «réformer notre mode de scrutin actuel et y intégrer des mesures visant une meilleure représentation de la diversité ethnoculturelle à l’Assemblée nationale». De tels gestes «enverraient une invitation claire» à ces gens, a-t-elle ajouté.
«Pour améliorer la démocratie et pour que toutes les citoyennes et tous les citoyens se reconnaissent dans l’institution qui est chargée de les représenter et de les réunir», croit le MDN qui interprète déjà la signification d'une éventuelle non adhésion à son momentum.
À en croire Mercédez Roberge, «si le délai de juin 2010 n’est pas respecté, nous conclurons que les parlementaires ne tiennent pas leurs promesses, ni ne respectent la population québécoise. Par leur inaction, nous comprendrons qu’ils refusent de réformer notre mode de scrutin» (fin de citation).
Source : Media Mosaique
Tuesday, May 25, 2010
Les Québécois, Plus Suicidaires Que Les Autres Canadiens
On se suicide plus au Québec qu'ailleurs au Canada, selon un document publié par l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).
En 2008, 1103 Québécois ont mis fin à leurs jours. Les hommes passent plus facilement à l'acte que les femmes puisque ils étaient 842 contre 260 (l'information sur le genre de la dernière personne n'était pas disponible pour l'enquête), selon ce rapport publié jeudi.
Le Québec enregistre 23,8 suicides pour 100 000 personnes chez les hommes et 6,6 chez les femmes, ce qui le rapproche des chiffres français, tandis que la moyenne canadienne, comparable à celle de la Norvège, est de 16,9 pour les hommes et 5,1 pour les femmes.
Selon le rapport, depuis 1999, le taux de mortalité lié au suicide est en baisse constante de 4% par année.
Chez les 50 ans et plus, la baisse est la plus modérée et les femmes de 50 à 64 ans ont vu leur taux augmenter de 1,1% par année en moyenne entre 1999 et 2008.
Une situation qui inquiète l'Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic (AQRP) qui estime que «le gouvernement et les organismes de prévention du suicide doivent intensifier leur action auprès des clientèles les plus vulnérables».
En 2008, 41% des personnes qui se sont suicidées avaient plus de 50 ans. En 1999, cette tranche d'âge n'en représentait que 27%.
Agence France Presse 25 Mai 2010
En 2008, 1103 Québécois ont mis fin à leurs jours. Les hommes passent plus facilement à l'acte que les femmes puisque ils étaient 842 contre 260 (l'information sur le genre de la dernière personne n'était pas disponible pour l'enquête), selon ce rapport publié jeudi.
Le Québec enregistre 23,8 suicides pour 100 000 personnes chez les hommes et 6,6 chez les femmes, ce qui le rapproche des chiffres français, tandis que la moyenne canadienne, comparable à celle de la Norvège, est de 16,9 pour les hommes et 5,1 pour les femmes.
Selon le rapport, depuis 1999, le taux de mortalité lié au suicide est en baisse constante de 4% par année.
Chez les 50 ans et plus, la baisse est la plus modérée et les femmes de 50 à 64 ans ont vu leur taux augmenter de 1,1% par année en moyenne entre 1999 et 2008.
Une situation qui inquiète l'Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic (AQRP) qui estime que «le gouvernement et les organismes de prévention du suicide doivent intensifier leur action auprès des clientèles les plus vulnérables».
En 2008, 41% des personnes qui se sont suicidées avaient plus de 50 ans. En 1999, cette tranche d'âge n'en représentait que 27%.
Agence France Presse 25 Mai 2010
Sunday, March 28, 2010
Immigrants Français au Québec : L'Arnaque
Que le Québec ait un immense besoin de chair à canon francophone pour assouvir diverses arrières pensées stratégiques est une chose. Mais que leurs agents de l’immigration ne cessent, depuis des années, de sillonner les routes de France à la recherche de pigeons auxquels ils racontent n’importe quoi (comme on va le voir) il est grand temps de réagir...
IMMIGRER AU QUEBEC : LE COTE OBSCUR DE LA FARCE
Aucun doute : Le Québec est l’endroit du monde où il est le plus facile d’immigrer. En 2004, il fut meme question d’offrir purement et simplement le visa de résident permanent aux étudiants étrangers ayant fait une partie de leurs études aux Québec. C’est dire ! Comparé aux politiques d’immigration restrictives en vigueur dans tous les autres pays du monde, le Québec fait définitivement figure de brave fille pas farouche pour un sou. Seulement voilà… Faut-il se jeter corps et âme dans pareils bras si chaleureusement ouverts ? N’y a-t-il pas anguille sous roche ? Laissons aux agents des services de l’immigration du Québec à Paris le soin de continuer à dépeindre cet Eden où le lait et le miel coulent à flots. Ces bons apôtres font cela très bien : Avec 45.000 immigrants qui tombent chaque année dans leurs filets et qui dépensent chacun des milliers de dollars pour s’installer, faites le calcul ! Sans compter qu’après le lobby de l’immigration, il faut affronter le lobby des formations (payantes) puisque le Québec se moque des diplômes, des références et des expériences acquises hors de son auguste territoire. Tant qu’à presser le citron, autant le faire jusqu’à la dernière goutte ! Que le Québec ait un immense besoin de chair à canon francophone pour assouvir diverses arrières pensées stratégiques est une chose. Mais que leurs agents de l’immigration ne cessent, depuis des années, de sillonner les routes de France* à la recherche de pigeons auxquels ils racontent n’importe quoi (comme on va le voir) il est grand temps de réagir... * Leurs "séances d’information", continuelles et gratuites (ben voyons !), peuvent être consultées ici : http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/biq/paris/sea...
Nous allons donc présenter la face cachée du Québec, afin que les candidats francophones à l’immigration puissent enfin être en mesure de peser le pour et le contre. Dans un souci d’impartialité - pour ne pas dire de raffinement - nous citerons majoritairement des auteurs québécois faisant autorité, et publiés par des médias québécois. La plupart de ces citations sont extraites d’études scientifiques dont les sources sont toujours mentionnées. Qu’on veuille quitter la France est compréhensible. Le tout est de savoir où poser ses bagages afin de ne pas échouer dans un endroit pire encore, et éviter ainsi de commettre la même erreur que tant d’autres ont déjà commise. Mais d’abord, sept petits conseils pour ceux qui sont sur le point de partir, ou déjà sur place :
1. Le visa permanent obtenu par le biais d’une Délégation Générale du Québec n’oblige absolument pas à résider au Québec. On peut parfaitement ne jamais y mettre les pieds et aller s’établir ailleurs, à Vancouver, Toronto ou Calgary (innocents exemples cités au hasard). La citoyenneté canadienne sera accordée exactement de la même façon, en déposant une demande après trois ans de résidence. Autre détail important : Une fois arrivé dans une autre province canadienne, ne vous présentez pas comme québécois, mais bien comme français. Vous serez beaucoup mieux accueilli. Les Québécois sont en effet très mal vus dans le reste du Canada. 2. Le racisme anti-français n’existe qu’au Québec, pas dans les autres provinces. Pourquoi ? Parce que les québécois considèrent souvent les français comme arrogants, prétentieux et donneurs de leçons, ce qui n’est pas toujours faux. Cela dit, les français installés au Québec ne sont pas en reste : Ils considèrent le plus souvent les québécois comme incultes, superficiels et ultra-matérialistes, ce qui n’est pas faux non plus. 3. Bien que le processus d’immigration soit autrement plus complexe et sélectif que ne l’est celui du Québec, deux autres destinations méritent d’être étudiées : Les États-Unis et l’Australie. Signalons aussi que la Suisse vient d’ouvrir ses portes à l’immigration en provenance de quelques pays de la CEE, dont la France. Il n’est donc plus du tout indispensable d’être très fortuné pour aller s’y établir. 4. Les provinces canadiennes intéressantes pour les immigrants sont toutes situées à l’ouest du Québec (une bonne pratique de l’anglais est indispensable). Les provinces situées à l’est du Québec, oubliez-les. 5. Si vous êtes envoyé au Québec par le gouvernement français pour un poste de fonctionnaire expatrié ou si vous êtes détaché d’une grande entreprise vers l’une de ses filiales (L’Oréal, Axa, Alcatel et consorts), alors vous ne devriez pas avoir trop de problèmes car un logement et un emploi sont supposés vous attendre. En revanche, si vous émigrez de votre propre initiative, avec ou sans votre famille, vous ne tarderez pas à comprendre que le Québec n’a strictement rien à vous offrir, surtout si vous êtes un « maudit français », comme on vous appellera ici (mais jamais en face). 6. Nous recommandons fortement la lecture du livre intitulé (ironiquement) « Bienvenue au Québec » (Gérard Quoilin, Éditions l’Harmattan, 1998). Remarquez le piège à rats sur la couverture ! Parfait symbole en effet... Notez que la date de parution de ce livre est instructive car elle démontre que l’arnaque ne date pas d’hier et que tous les gouvernements du Québec, quelle que soit leur orientation politique, ont eu recours au bétail francophone et à ses devises.
7. Dans la même veine que le livre que nous venons de citer, nous recommandons aussi la visite des sites suivants : a) Pour ceux qui veulent quitter le Québec : http://www.quitterlequebec.com/
b) Un témoignage instructif : http://www.gabuzomeu.com/quebec/article.php3 ?id_article=1...
c) Vidéo de Français arnaqués : http://www.dailymotion.com/video/x2wp6_face-cachee-de-lim...
d) Un autre excellent site qui en dit long : http://quebecattention.blogspot.com/
En route maintenant pour le coté obscur du Québec, vu par des québécois eux-mêmes.
Accrochez-vous…
1. Bien-etre - Santé - Médecine Selon Immigration Québec :
"La société québécoise a fait des choix fondamentaux axés sur le développement de la personne. Ses services de santé, d’éducation et de sécurité sociale évolués garantissent le bien-être de toute sa population" (cliquez ici) La réalité : « Les erreurs médicales tuent plus de 2000 personnes chaque année au Québec, soit l’équivalent de cinq écrasements de Boeing 747 » Source : Congrès de l’Association des Hôpitaux du Québec (mai 2002) « Au Québec, 14 % des enfants de 12 ans auraient déjà pensé à se suicider et 6 % auraient déjà tenté de s’enlever la vie » Source : Direction de la Santé Publique de la Montérégie (juin 2001) « Le Québec a franchi l’an dernier le cap des 80.000 naissances, mais près de 70.000 enfants se retrouvent chaque année en sérieuses difficultés » Source : Journal 24 Heures (12 juin 2007), d’après rapport de la DPJ (Direction de la Protection de la Jeunesse) « Des patients meurent, faute de places aux soins intensifs » Source : Emission Enjeux (Radio Canada, 24 avril 2007) « Chaque jour au Québec, cinq personnes se suicident et 250 autres tentent de le faire » Source : Le Journal du Barreau (15 avril 2001) « 180.000 enfants du Québec sont contraints d’utiliser le Ritalin » (Note : Le Ritalin est un antidépresseur pour enfants) Source : http://sites.rapidus.net/jeancbou/ritalin.html « Rapidement, dès la garderie, les jeunes mâles sont ratatinés psychologiquement par des intervenantes qui voient dans la virilité normale des garçons de la graine de violeurs, d’agresseurs et de tueurs en série. Et on est tout surpris ensuite de constater la montée du phénomène des gangs de rue chez nos adolescents mâles dégoûtés d’un système scolaire qui n’a pas respecté les particularités de la masculinité et qui a été incapable de leur proposer des modèles masculins respectables » Source : Jean-Pierre Gagnon, Le Bulletin Régional (3 septembre 2006) « Chez les jeunes hommes, le Québec enregistre le taux de suicide le plus élevé au monde » (soit 31 suicides pour 100.000 habitants) Source : www.agoravox.fr/article.php3 ?id_article=9463 (2006) « Selon les résultats de l’enquête de Santé Québec, par chaque 100 000 Québécois ou Québécoises, 850 disent avoir fait une tentative de suicide au cours de l’année. Cela correspond à plus de 40 000 individus » Source : Dr Richard Boyer (Association des Médecins Psychiatres du Québec, 2006) « C’est parmi les immigrants arrivés depuis au moins 10 ans que la perception d’un mauvais état de santé atteint un sommet » Source : ESCC (Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2000-2001) « Les troubles mentaux tels que la phobie, l’anxiété et la dépression nerveuse sont en nette progression à Montréal et près d’une personne sur 5 en souffre quotidiennement » Source : Direction de la santé publique de Montréal (enquête auprès de 4700 personnes) « Le Dr. Pierre Audet-Lapointe et Mme Nicole Magnan, demandent au gouvernement du Québec de tenir un débat public, en commission d’enquête parlementaire, sur l’état alarmant de la lutte contre le cancer au Québec » Source : Coalition Priorité Cancer au Québec (12 avril 2006) « Au Québec, le pourcentage de toxicomanes du jeu (joueurs compulsifs) est de 5%. C’est le taux le plus élevé du Canada et probablement de tout les pays occidentaux » Source : Sondage Léger Marketing (2001), commentaires du Dr Jean Leblond (2005) « 42 % des Québécois considèrent que le suicide est un geste acceptable » Source : Sondage Léger Marketing (septembre 2006) Statistiques suicide : Moyenne au Canada : 9 suicides pour 100 000 habitants Moyenne au Québec seul : 20 suicides pour 100.000 habitants Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Suicide Ratio de médecins pour 100.000 habitants : Montréal = 120 ; Toronto = 144 ; Vancouver = 172 Source : Institut Canadien d’Information sur la Santé
2. Pauvreté
Selon Immigration Québec : "Le Québec offre une économie diversifiée, dynamique, moderne et ouverte sur le monde" (cliquez ici) La réalité : « Le nombre systématiquement plus élevé de chômeurs, d’assistés sociaux, et de ménages locataires au Québec est un indice clair du fait que le niveau de vie en général y est moins élevé que dans les autres provinces » Source : Institut Économique de Montréal (Mai 2006) « 1 enfant sur 4 vit dans la pauvreté au Québec. 1 enfant sur 3 vit dans la pauvreté à Montréal » Source : Société Saint Vincent de Paul (2006) « Les écoles québécoises sont dans un état lamentable » Source : Reportage Écoles en Ruine (Radio Canada, 17 avril 2007) « Il est généralement admis que l’état des infrastructures au Québec est déplorable » Source : The Academies of Arts, Humanities and Sciences of Canada (21 février 2006) « Le Québec arrive au 41e rang sur 60 dans le classement des provinces canadiennes et États américains en matière de création d’emplois, de productivité ainsi que de niveau et de durée de chômage (...) Terre-Neuve (50e) est la seule province à avoir fait pire au Canada » Source : Fraser Institute (29 août 2007) « Les travailleurs du Québec subissent les effets d’un des marchés du travail les moins performants du pays » Source : Fraser Institute (août 2007) « La pauvreté d’un nombre important de jeunes et de moins jeunes devient importante, voire endémique » Source : www.nuitdessansabri.ca (2003) « A Montréal, le taux de chômage des immigrants très récents oscille entre 21 % et 24 % » (Note : Si l’on considère ceux qui immigrent de leur propre chef, c’est-à-dire ceux qui ne sont pas envoyés par leur entreprise ni par le gouvernement français, leur taux de chômage doit être énorme) Source : CIC (Avril 2005) « Au Québec, l’insécurité alimentaire affecte un nombre alarmant d’individus : plus de 10 % des enfants et des adolescents ne mangent pas assez (...) à cause de problèmes financiers » Source : Ordre Professionnel des Diététistes du Québec (11 mai 2005)
3. Montréal Selon Immigration Québec : "La région de Montréal offre une qualité de vie enviable et est reconnue pour sa vigueur économique" (cliquez ici) La réalité : « Montréal affiche le taux de pauvreté le plus élevé au Québec, et ce taux continue de grimper constamment » Source : Mission Old Brewery (2005) « La région métropolitaine de Montréal est très touchée par la pauvreté. Alors qu’elle représente 47% de la population du Québec, elle accueille 56% des personnes vivant dans la pauvreté au Québec » Source : Sylvain Schetagne, Canadian Council on Social Development (1999) « Les problèmes sociaux que connaît Montréal n’ont pas été réglés par les réorganisations successives. Il y a toujours autant de pauvreté, d’itinérance, de détresse humaine. Montréal affiche le plus haut taux de personnes à faible revenu de toutes les grandes villes canadiennes » Source : Yves Bellavance (Journal Le Devoir, 6 octobre 2005) Massacres dans les écoles de Montréal : 1989 : Marc Lépine tue 14 étudiantes à l’Ecole Polytechnique 1992 : Valery Fabrikant tue 4 professeurs à l’université Concordia 2006 : Kimveer Gill tue 1 étudiante et en blesse grièvement 11 autres au Collège Dawson. Durant la même période, une seule personne était abattue dans des circonstances similaires pour tout le reste du Canada (en 1999, à Taber, près de Calgary). Sources : Nombreuses archives disponibles sur le Web « A Montréal, la fréquence des familles à faible revenu est de 41% » (Toronto 27%, Calgary 20%) Source : Ressources Naturelles Canada (http://atlas.nrcan.gc.ca/site/francais/maps/peopleandsociety/) Chômage à Montréal = 15% (Toronto 8%, Calgary 6%, Paris 10%) Source : Ressources Naturelles Canada (http://atlas.nrcan.gc.ca/site/francais/maps/peopleandsociety/) « Montréal est un trou laid, moche, qui pue et qui fait fuir les touristes » Source : Journal 24 Heures (1er février 2007), d’après Charles Lapointe, PDG de Tourisme Montréal. « Montréal, ville laide : Un documentaire de Jérôme Labrecque, qui tend un miroir non complaisant à la métropole québécoise. Son plaidoyer contre ce qu’il qualifie d’épouvantable laisser-aller est suivi d’un débat animé par Joane Prince » Source : Radio-Canada (30 janvier 2006) « La laideur de Montréal fait fuir les touristes » Source : Laurier Cloutier, Journal La Presse (31 janvier 2007) « La route de Dorval à Berthier nous fait traverser Montréal en passant par l’autoroute 40. Temps gris, neige grise, ville grise. Mon Dieu que c’est laid. Et ces trous dans les routes, ces fils électriques qui pendouillent, accrochés à des poteaux qui penchent dans tous les sens... On dirait l’Amérique, en plus moche, en plus pauvre... en BEAUCOUP plus pauvre » Source : Minh Quang, Yvonet (28 juillet 2004) « Au Québec, (…) il y aurait une trentaine de viaducs qui sont en moins bon état que celui qui s’est écroulé (…) Le manque de ressources est un problème chronique » Source : Pauline Gravel, Journal Le Devoir (3 octobre 2006) « Plusieurs bâtiments de l’hôpital pour enfants Sainte Justine de Montréal pourraient s’ecrouler en cas de vent violent » Source : Journal 24 heures (24 octobre 2007) « Avec son manque d’uniformité architecturale (…) le mauvais goût de certains commerçants et sa saleté devenue tristement légendaire, Montréal est une ville qui remet en question les notions d’esthétisme » Source : Radio-Canada (30 janvier 2006) « Je me souviens assez précisément de mes premiers sentiments à l’égard de Montréal, c’était en février 1998. J’avais trouvé la ville sale, grise, déprimante. Son tissu urbain effiloché, mité de terrains vagues convertis en parkings, les rues défoncées, la crasse, participaient au sentiment de cité en déshérence. L’indigence des commerces, le manque de grâce des vitrines souvent bordéliques, tout respirait l’absence de volonté esthétique, de soin. Sans parler de ses immeubles à la dérive suintant la pauvreté, de ses mendiants omniprésents (…) Même la foule était à l’unisson de la ville, triste, mal habillée, crottée » Source : Laurent Gloaguen, Journal La Presse (Dossier « Montréal, ville laide ? », 20 mars 2005)
4. Culture - Enseignement - Éducation Selon Immigration Québec : "Le Québec a développé une culture vivante, résolument contemporaine et ouverte sur le monde" (cliquez ici) La réalité : « En 2007, le constat est plus que jamais lourd de conséquences (…) 49 % des québécois ont des difficultés de lecture » Source : Journal 24 Heures, 14 septembre 2007 (Maryse Perrault, PDG de la Fondation pour l’Alphabétisme) « L’abandon scolaire des adolescents demeure l’un des plus graves problèmes sociaux du Québec : 27% des jeunes n’obtiennent pas leur diplôme secondaire. À Montréal, la situation est encore plus dramatique : 33% décrochent avant la 5e secondaire » Source : Nathalie Dyke, revue Interface Vol 21 no. 2 (mars-avril 2000) « Il est déplorable de constater que trop de nos jeunes enseignants sont des ignares (...) le québécois adulte moyen est l’un des pires lecteurs du monde occidental et nos bibliothèques scolaires sont dans un état pitoyable » Source : Jean-Pierre Gagnon, Le Bulletin Régional (3 septembre 2006) « Au Québec, 1,3 million d’adultes (Soit 1 sur 5) sont directement touchés par l’analphabétisme. La récente enquête internationale (EIACA) a démontré que, sur une échelle de 1 à 5, près d’un quart de la population québécoise de plus de 16 ans ne dépasse pas le plus faible niveau de compétence en lecture, écriture et calcul. L’EIACA démontre également que plus de la moitié de la population québécoise de 16 ans et plus n’atteint pas le niveau de lecture et d’écriture jugé souhaitable pour bien fonctionner dans nos sociétés » Source : Enquête Internationale sur l’Alphabétisation et les Compétences des Adultes (2003) « Près de la moitié de la population montréalaise âgée de 20 ans et plus n’a pas atteint le niveau collégial (...) dans le sud et l’est de la région, on retrouve des territoires où plus de 60 % de la population n’a pas suivi d’études collégiales » Source : Robert Choinière & Danièle Dorval, Direction de santé publique de Montréal (13 octobre 2003) « Au Québec, 43 % des adultes affirment ne lire que très rarement ou jamais » Source : http://www.lurelu.net/i_articles/pdf/lecture_en_cadeau.pdf « 66 % des enseignants pensent que la majorité des élèves n’ont pas, à la fin du secondaire, développé le goût de la lecture » Source : CSLF (2005) « Au Québec, qui vérifie la qualité de l’enseignement dans nos écoles ? Qui est responsable d’évaluer, sur le terrain, la qualité des cours de français ou de mathématiques ? Personne » Source : Réjean Breton (http://members.tripod.com/ BrigitteP/index.html)
5. Société Selon Immigration Québec : "L’attrait du Québec comme terre d’accueil pour les immigrants tient en grande partie aux valeurs fondamentales qui le caractérisent" (cliquez ici) La réalité : « 59 % des Québécois de souche admettent être racistes (…) Autre donnée intéressante : les Québécois sont plus racistes que les autres Canadiens » Source : Sondage Léger Marketing réalisé pour Le Journal de Montréal et le réseau TVA (15 janvier 2007) « La police a identifié une dizaine de gangs de rue fortement criminalisés, responsables de neuf homicides et 29 tentatives de meurtre depuis le début de l’année à Montréal (…) Au métro St-Michel et à l’école Joseph-François-Perrault, les membres des Bo-Gars font régner la terreur (…) Les gangs sont présents dans les quartiers défavorisés de Montréal et recrutent des jeunes de 12 à 13 ans » Source : Interview du chef de la police de Montréal, Y. Delorme, sur la chaîne TVA (14 août 2006, 18h) « Québec est le repère des voleurs professionnels de véhicules en Amérique du Nord (…) Les voleurs de véhicules au Québec sont parmi les plus expérimentés au monde » Source : Craig Armstrong, PDG de Repérage Boomerang Inc. (13 Février 2007) « Pour les infractions relatives à la drogue, Montréal-centre arrive toujours en tête avec 21.3% » Source : Université de Montréal « Au Canada, c’est le Québec qui affiche les taux de divorce les plus élevés tandis que les provinces Maritimes, la Saskatchewan et l’Alberta ont les plus faibles » Source : Pr. Anne Marie Ambert, Institut Vanier de la Famille (2005) « Les québécois sont très déconnectés du reste du Canada » Source : Gouverneure Générale du Canada (Septembre 2006) « La monoparentalité est un phénomène très répandu à Montréal. Le tiers des familles ayant des enfants est constitué d’un seul parent » Source : Robert Choinière & Danièle Dorval, Direction de santé publique de Montréal (13 octobre 2003) « La détresse sociale existe toujours et les difficultés persistent » Source : Jean-Marc Potvin, directeur du Centre Jeunesse de Montréal (Juin 2007)
6. Fiscalité Selon Immigration Québec : "La fiscalité du Québec est axée sur un taux d’imposition des profits parmi les plus avantageux en Amérique du Nord. Ce taux d’imposition peu élevé, combiné à certaines mesures fiscales favorables aux nouvelles entreprises et aux investissements, rendent le régime québécois des plus compétitifs" (cliquez ici) La réalité : « Le contribuable québécois est le plus taxé en Amérique du nord » Source : Valentin Petkantchin, directeur de la recherche à l’Institut Économique de Montréal. (juin 2006) « Nous sommes le territoire le plus lourdement taxé d’Amérique du Nord » Source : Jean-Luc Migué, président du Conseil scientifique de l’Institut Economique de Montréal (19 Février 2000) « Le fardeau fiscal des Québécois est le plus élevé en Amérique du Nord » Source : Monique Jérôme-Forget, présidente du Conseil du trésor et ministre responsable de l’Administration gouvernementale (31 janvier 2004) « Le Québec n’a pas les moyens de réduire le fardeau fiscal des contribuables » Source : Dr Gaétan Barrette, président de la Fédération des Médecins Spécialistes du Québec (24 mai 2007) « Les automobilistes du Québec sont surtaxés » Source : Robert Gagné, professeur à HEC Montréal
Le mot de la fin... Les lignes ci-dessus démontrent bien évidement à quel point les allégations racoleuses d’Immigration Québec en vue d’attirer des immigrants sont mensongères, délirantes et pathétiques. Certes, les rêves et les idéaux en prennent un sérieux coup, mais rassurez-vous : Même les belles photos du Canada qui nous ont tous fait rêver (lacs turquoise, montagnes, forêts de séquoias, petites îles au milieu d’un fleuve) ont été prises le plus souvent dans les provinces de l’ouest (Alberta et Colombie Britannique). Le titre de « Belle Province » n’est qu’un slogan commercial dont s’est affublé le Québec pour attirer le chaland et ses devises. Pathétique une fois de plus... La vraie « Belle Province » du Canada, c’est la Colombie Britannique. Que ça plaise ou non aux rabatteurs d’Immigration Québec. Veuillez noter : Si cette page web s’adresse en particulier aux français, c’est parce que la France est le territoire de chasse privilégié des missionnaires d’Immigration Québec. Si vous êtes un candidat à l’immigration originaire d’un autre pays francophone (Maghreb ou Afrique Noire par exemple), ne vous faites surtout pas d’illusions : C’est exactement le même sort qui vous attend. A bon entendeur... Réalisé par un collectif d’immigrants représenté par Mme Mireille Maresquier
Il faut en parler et alerter les medias français sur le sujet…
IMMIGRER AU QUEBEC : LE COTE OBSCUR DE LA FARCE
Aucun doute : Le Québec est l’endroit du monde où il est le plus facile d’immigrer. En 2004, il fut meme question d’offrir purement et simplement le visa de résident permanent aux étudiants étrangers ayant fait une partie de leurs études aux Québec. C’est dire ! Comparé aux politiques d’immigration restrictives en vigueur dans tous les autres pays du monde, le Québec fait définitivement figure de brave fille pas farouche pour un sou. Seulement voilà… Faut-il se jeter corps et âme dans pareils bras si chaleureusement ouverts ? N’y a-t-il pas anguille sous roche ? Laissons aux agents des services de l’immigration du Québec à Paris le soin de continuer à dépeindre cet Eden où le lait et le miel coulent à flots. Ces bons apôtres font cela très bien : Avec 45.000 immigrants qui tombent chaque année dans leurs filets et qui dépensent chacun des milliers de dollars pour s’installer, faites le calcul ! Sans compter qu’après le lobby de l’immigration, il faut affronter le lobby des formations (payantes) puisque le Québec se moque des diplômes, des références et des expériences acquises hors de son auguste territoire. Tant qu’à presser le citron, autant le faire jusqu’à la dernière goutte ! Que le Québec ait un immense besoin de chair à canon francophone pour assouvir diverses arrières pensées stratégiques est une chose. Mais que leurs agents de l’immigration ne cessent, depuis des années, de sillonner les routes de France* à la recherche de pigeons auxquels ils racontent n’importe quoi (comme on va le voir) il est grand temps de réagir... * Leurs "séances d’information", continuelles et gratuites (ben voyons !), peuvent être consultées ici : http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/biq/paris/sea...
Nous allons donc présenter la face cachée du Québec, afin que les candidats francophones à l’immigration puissent enfin être en mesure de peser le pour et le contre. Dans un souci d’impartialité - pour ne pas dire de raffinement - nous citerons majoritairement des auteurs québécois faisant autorité, et publiés par des médias québécois. La plupart de ces citations sont extraites d’études scientifiques dont les sources sont toujours mentionnées. Qu’on veuille quitter la France est compréhensible. Le tout est de savoir où poser ses bagages afin de ne pas échouer dans un endroit pire encore, et éviter ainsi de commettre la même erreur que tant d’autres ont déjà commise. Mais d’abord, sept petits conseils pour ceux qui sont sur le point de partir, ou déjà sur place :
1. Le visa permanent obtenu par le biais d’une Délégation Générale du Québec n’oblige absolument pas à résider au Québec. On peut parfaitement ne jamais y mettre les pieds et aller s’établir ailleurs, à Vancouver, Toronto ou Calgary (innocents exemples cités au hasard). La citoyenneté canadienne sera accordée exactement de la même façon, en déposant une demande après trois ans de résidence. Autre détail important : Une fois arrivé dans une autre province canadienne, ne vous présentez pas comme québécois, mais bien comme français. Vous serez beaucoup mieux accueilli. Les Québécois sont en effet très mal vus dans le reste du Canada. 2. Le racisme anti-français n’existe qu’au Québec, pas dans les autres provinces. Pourquoi ? Parce que les québécois considèrent souvent les français comme arrogants, prétentieux et donneurs de leçons, ce qui n’est pas toujours faux. Cela dit, les français installés au Québec ne sont pas en reste : Ils considèrent le plus souvent les québécois comme incultes, superficiels et ultra-matérialistes, ce qui n’est pas faux non plus. 3. Bien que le processus d’immigration soit autrement plus complexe et sélectif que ne l’est celui du Québec, deux autres destinations méritent d’être étudiées : Les États-Unis et l’Australie. Signalons aussi que la Suisse vient d’ouvrir ses portes à l’immigration en provenance de quelques pays de la CEE, dont la France. Il n’est donc plus du tout indispensable d’être très fortuné pour aller s’y établir. 4. Les provinces canadiennes intéressantes pour les immigrants sont toutes situées à l’ouest du Québec (une bonne pratique de l’anglais est indispensable). Les provinces situées à l’est du Québec, oubliez-les. 5. Si vous êtes envoyé au Québec par le gouvernement français pour un poste de fonctionnaire expatrié ou si vous êtes détaché d’une grande entreprise vers l’une de ses filiales (L’Oréal, Axa, Alcatel et consorts), alors vous ne devriez pas avoir trop de problèmes car un logement et un emploi sont supposés vous attendre. En revanche, si vous émigrez de votre propre initiative, avec ou sans votre famille, vous ne tarderez pas à comprendre que le Québec n’a strictement rien à vous offrir, surtout si vous êtes un « maudit français », comme on vous appellera ici (mais jamais en face). 6. Nous recommandons fortement la lecture du livre intitulé (ironiquement) « Bienvenue au Québec » (Gérard Quoilin, Éditions l’Harmattan, 1998). Remarquez le piège à rats sur la couverture ! Parfait symbole en effet... Notez que la date de parution de ce livre est instructive car elle démontre que l’arnaque ne date pas d’hier et que tous les gouvernements du Québec, quelle que soit leur orientation politique, ont eu recours au bétail francophone et à ses devises.
7. Dans la même veine que le livre que nous venons de citer, nous recommandons aussi la visite des sites suivants : a) Pour ceux qui veulent quitter le Québec : http://www.quitterlequebec.com/
b) Un témoignage instructif : http://www.gabuzomeu.com/quebec/article.php3 ?id_article=1...
c) Vidéo de Français arnaqués : http://www.dailymotion.com/video/x2wp6_face-cachee-de-lim...
d) Un autre excellent site qui en dit long : http://quebecattention.blogspot.com/
En route maintenant pour le coté obscur du Québec, vu par des québécois eux-mêmes.
Accrochez-vous…
1. Bien-etre - Santé - Médecine Selon Immigration Québec :
"La société québécoise a fait des choix fondamentaux axés sur le développement de la personne. Ses services de santé, d’éducation et de sécurité sociale évolués garantissent le bien-être de toute sa population" (cliquez ici) La réalité : « Les erreurs médicales tuent plus de 2000 personnes chaque année au Québec, soit l’équivalent de cinq écrasements de Boeing 747 » Source : Congrès de l’Association des Hôpitaux du Québec (mai 2002) « Au Québec, 14 % des enfants de 12 ans auraient déjà pensé à se suicider et 6 % auraient déjà tenté de s’enlever la vie » Source : Direction de la Santé Publique de la Montérégie (juin 2001) « Le Québec a franchi l’an dernier le cap des 80.000 naissances, mais près de 70.000 enfants se retrouvent chaque année en sérieuses difficultés » Source : Journal 24 Heures (12 juin 2007), d’après rapport de la DPJ (Direction de la Protection de la Jeunesse) « Des patients meurent, faute de places aux soins intensifs » Source : Emission Enjeux (Radio Canada, 24 avril 2007) « Chaque jour au Québec, cinq personnes se suicident et 250 autres tentent de le faire » Source : Le Journal du Barreau (15 avril 2001) « 180.000 enfants du Québec sont contraints d’utiliser le Ritalin » (Note : Le Ritalin est un antidépresseur pour enfants) Source : http://sites.rapidus.net/jeancbou/ritalin.html « Rapidement, dès la garderie, les jeunes mâles sont ratatinés psychologiquement par des intervenantes qui voient dans la virilité normale des garçons de la graine de violeurs, d’agresseurs et de tueurs en série. Et on est tout surpris ensuite de constater la montée du phénomène des gangs de rue chez nos adolescents mâles dégoûtés d’un système scolaire qui n’a pas respecté les particularités de la masculinité et qui a été incapable de leur proposer des modèles masculins respectables » Source : Jean-Pierre Gagnon, Le Bulletin Régional (3 septembre 2006) « Chez les jeunes hommes, le Québec enregistre le taux de suicide le plus élevé au monde » (soit 31 suicides pour 100.000 habitants) Source : www.agoravox.fr/article.php3 ?id_article=9463 (2006) « Selon les résultats de l’enquête de Santé Québec, par chaque 100 000 Québécois ou Québécoises, 850 disent avoir fait une tentative de suicide au cours de l’année. Cela correspond à plus de 40 000 individus » Source : Dr Richard Boyer (Association des Médecins Psychiatres du Québec, 2006) « C’est parmi les immigrants arrivés depuis au moins 10 ans que la perception d’un mauvais état de santé atteint un sommet » Source : ESCC (Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2000-2001) « Les troubles mentaux tels que la phobie, l’anxiété et la dépression nerveuse sont en nette progression à Montréal et près d’une personne sur 5 en souffre quotidiennement » Source : Direction de la santé publique de Montréal (enquête auprès de 4700 personnes) « Le Dr. Pierre Audet-Lapointe et Mme Nicole Magnan, demandent au gouvernement du Québec de tenir un débat public, en commission d’enquête parlementaire, sur l’état alarmant de la lutte contre le cancer au Québec » Source : Coalition Priorité Cancer au Québec (12 avril 2006) « Au Québec, le pourcentage de toxicomanes du jeu (joueurs compulsifs) est de 5%. C’est le taux le plus élevé du Canada et probablement de tout les pays occidentaux » Source : Sondage Léger Marketing (2001), commentaires du Dr Jean Leblond (2005) « 42 % des Québécois considèrent que le suicide est un geste acceptable » Source : Sondage Léger Marketing (septembre 2006) Statistiques suicide : Moyenne au Canada : 9 suicides pour 100 000 habitants Moyenne au Québec seul : 20 suicides pour 100.000 habitants Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Suicide Ratio de médecins pour 100.000 habitants : Montréal = 120 ; Toronto = 144 ; Vancouver = 172 Source : Institut Canadien d’Information sur la Santé
2. Pauvreté
Selon Immigration Québec : "Le Québec offre une économie diversifiée, dynamique, moderne et ouverte sur le monde" (cliquez ici) La réalité : « Le nombre systématiquement plus élevé de chômeurs, d’assistés sociaux, et de ménages locataires au Québec est un indice clair du fait que le niveau de vie en général y est moins élevé que dans les autres provinces » Source : Institut Économique de Montréal (Mai 2006) « 1 enfant sur 4 vit dans la pauvreté au Québec. 1 enfant sur 3 vit dans la pauvreté à Montréal » Source : Société Saint Vincent de Paul (2006) « Les écoles québécoises sont dans un état lamentable » Source : Reportage Écoles en Ruine (Radio Canada, 17 avril 2007) « Il est généralement admis que l’état des infrastructures au Québec est déplorable » Source : The Academies of Arts, Humanities and Sciences of Canada (21 février 2006) « Le Québec arrive au 41e rang sur 60 dans le classement des provinces canadiennes et États américains en matière de création d’emplois, de productivité ainsi que de niveau et de durée de chômage (...) Terre-Neuve (50e) est la seule province à avoir fait pire au Canada » Source : Fraser Institute (29 août 2007) « Les travailleurs du Québec subissent les effets d’un des marchés du travail les moins performants du pays » Source : Fraser Institute (août 2007) « La pauvreté d’un nombre important de jeunes et de moins jeunes devient importante, voire endémique » Source : www.nuitdessansabri.ca (2003) « A Montréal, le taux de chômage des immigrants très récents oscille entre 21 % et 24 % » (Note : Si l’on considère ceux qui immigrent de leur propre chef, c’est-à-dire ceux qui ne sont pas envoyés par leur entreprise ni par le gouvernement français, leur taux de chômage doit être énorme) Source : CIC (Avril 2005) « Au Québec, l’insécurité alimentaire affecte un nombre alarmant d’individus : plus de 10 % des enfants et des adolescents ne mangent pas assez (...) à cause de problèmes financiers » Source : Ordre Professionnel des Diététistes du Québec (11 mai 2005)
3. Montréal Selon Immigration Québec : "La région de Montréal offre une qualité de vie enviable et est reconnue pour sa vigueur économique" (cliquez ici) La réalité : « Montréal affiche le taux de pauvreté le plus élevé au Québec, et ce taux continue de grimper constamment » Source : Mission Old Brewery (2005) « La région métropolitaine de Montréal est très touchée par la pauvreté. Alors qu’elle représente 47% de la population du Québec, elle accueille 56% des personnes vivant dans la pauvreté au Québec » Source : Sylvain Schetagne, Canadian Council on Social Development (1999) « Les problèmes sociaux que connaît Montréal n’ont pas été réglés par les réorganisations successives. Il y a toujours autant de pauvreté, d’itinérance, de détresse humaine. Montréal affiche le plus haut taux de personnes à faible revenu de toutes les grandes villes canadiennes » Source : Yves Bellavance (Journal Le Devoir, 6 octobre 2005) Massacres dans les écoles de Montréal : 1989 : Marc Lépine tue 14 étudiantes à l’Ecole Polytechnique 1992 : Valery Fabrikant tue 4 professeurs à l’université Concordia 2006 : Kimveer Gill tue 1 étudiante et en blesse grièvement 11 autres au Collège Dawson. Durant la même période, une seule personne était abattue dans des circonstances similaires pour tout le reste du Canada (en 1999, à Taber, près de Calgary). Sources : Nombreuses archives disponibles sur le Web « A Montréal, la fréquence des familles à faible revenu est de 41% » (Toronto 27%, Calgary 20%) Source : Ressources Naturelles Canada (http://atlas.nrcan.gc.ca/site/francais/maps/peopleandsociety/) Chômage à Montréal = 15% (Toronto 8%, Calgary 6%, Paris 10%) Source : Ressources Naturelles Canada (http://atlas.nrcan.gc.ca/site/francais/maps/peopleandsociety/) « Montréal est un trou laid, moche, qui pue et qui fait fuir les touristes » Source : Journal 24 Heures (1er février 2007), d’après Charles Lapointe, PDG de Tourisme Montréal. « Montréal, ville laide : Un documentaire de Jérôme Labrecque, qui tend un miroir non complaisant à la métropole québécoise. Son plaidoyer contre ce qu’il qualifie d’épouvantable laisser-aller est suivi d’un débat animé par Joane Prince » Source : Radio-Canada (30 janvier 2006) « La laideur de Montréal fait fuir les touristes » Source : Laurier Cloutier, Journal La Presse (31 janvier 2007) « La route de Dorval à Berthier nous fait traverser Montréal en passant par l’autoroute 40. Temps gris, neige grise, ville grise. Mon Dieu que c’est laid. Et ces trous dans les routes, ces fils électriques qui pendouillent, accrochés à des poteaux qui penchent dans tous les sens... On dirait l’Amérique, en plus moche, en plus pauvre... en BEAUCOUP plus pauvre » Source : Minh Quang, Yvonet (28 juillet 2004) « Au Québec, (…) il y aurait une trentaine de viaducs qui sont en moins bon état que celui qui s’est écroulé (…) Le manque de ressources est un problème chronique » Source : Pauline Gravel, Journal Le Devoir (3 octobre 2006) « Plusieurs bâtiments de l’hôpital pour enfants Sainte Justine de Montréal pourraient s’ecrouler en cas de vent violent » Source : Journal 24 heures (24 octobre 2007) « Avec son manque d’uniformité architecturale (…) le mauvais goût de certains commerçants et sa saleté devenue tristement légendaire, Montréal est une ville qui remet en question les notions d’esthétisme » Source : Radio-Canada (30 janvier 2006) « Je me souviens assez précisément de mes premiers sentiments à l’égard de Montréal, c’était en février 1998. J’avais trouvé la ville sale, grise, déprimante. Son tissu urbain effiloché, mité de terrains vagues convertis en parkings, les rues défoncées, la crasse, participaient au sentiment de cité en déshérence. L’indigence des commerces, le manque de grâce des vitrines souvent bordéliques, tout respirait l’absence de volonté esthétique, de soin. Sans parler de ses immeubles à la dérive suintant la pauvreté, de ses mendiants omniprésents (…) Même la foule était à l’unisson de la ville, triste, mal habillée, crottée » Source : Laurent Gloaguen, Journal La Presse (Dossier « Montréal, ville laide ? », 20 mars 2005)
4. Culture - Enseignement - Éducation Selon Immigration Québec : "Le Québec a développé une culture vivante, résolument contemporaine et ouverte sur le monde" (cliquez ici) La réalité : « En 2007, le constat est plus que jamais lourd de conséquences (…) 49 % des québécois ont des difficultés de lecture » Source : Journal 24 Heures, 14 septembre 2007 (Maryse Perrault, PDG de la Fondation pour l’Alphabétisme) « L’abandon scolaire des adolescents demeure l’un des plus graves problèmes sociaux du Québec : 27% des jeunes n’obtiennent pas leur diplôme secondaire. À Montréal, la situation est encore plus dramatique : 33% décrochent avant la 5e secondaire » Source : Nathalie Dyke, revue Interface Vol 21 no. 2 (mars-avril 2000) « Il est déplorable de constater que trop de nos jeunes enseignants sont des ignares (...) le québécois adulte moyen est l’un des pires lecteurs du monde occidental et nos bibliothèques scolaires sont dans un état pitoyable » Source : Jean-Pierre Gagnon, Le Bulletin Régional (3 septembre 2006) « Au Québec, 1,3 million d’adultes (Soit 1 sur 5) sont directement touchés par l’analphabétisme. La récente enquête internationale (EIACA) a démontré que, sur une échelle de 1 à 5, près d’un quart de la population québécoise de plus de 16 ans ne dépasse pas le plus faible niveau de compétence en lecture, écriture et calcul. L’EIACA démontre également que plus de la moitié de la population québécoise de 16 ans et plus n’atteint pas le niveau de lecture et d’écriture jugé souhaitable pour bien fonctionner dans nos sociétés » Source : Enquête Internationale sur l’Alphabétisation et les Compétences des Adultes (2003) « Près de la moitié de la population montréalaise âgée de 20 ans et plus n’a pas atteint le niveau collégial (...) dans le sud et l’est de la région, on retrouve des territoires où plus de 60 % de la population n’a pas suivi d’études collégiales » Source : Robert Choinière & Danièle Dorval, Direction de santé publique de Montréal (13 octobre 2003) « Au Québec, 43 % des adultes affirment ne lire que très rarement ou jamais » Source : http://www.lurelu.net/i_articles/pdf/lecture_en_cadeau.pdf « 66 % des enseignants pensent que la majorité des élèves n’ont pas, à la fin du secondaire, développé le goût de la lecture » Source : CSLF (2005) « Au Québec, qui vérifie la qualité de l’enseignement dans nos écoles ? Qui est responsable d’évaluer, sur le terrain, la qualité des cours de français ou de mathématiques ? Personne » Source : Réjean Breton (http://members.tripod.com/ BrigitteP/index.html)
5. Société Selon Immigration Québec : "L’attrait du Québec comme terre d’accueil pour les immigrants tient en grande partie aux valeurs fondamentales qui le caractérisent" (cliquez ici) La réalité : « 59 % des Québécois de souche admettent être racistes (…) Autre donnée intéressante : les Québécois sont plus racistes que les autres Canadiens » Source : Sondage Léger Marketing réalisé pour Le Journal de Montréal et le réseau TVA (15 janvier 2007) « La police a identifié une dizaine de gangs de rue fortement criminalisés, responsables de neuf homicides et 29 tentatives de meurtre depuis le début de l’année à Montréal (…) Au métro St-Michel et à l’école Joseph-François-Perrault, les membres des Bo-Gars font régner la terreur (…) Les gangs sont présents dans les quartiers défavorisés de Montréal et recrutent des jeunes de 12 à 13 ans » Source : Interview du chef de la police de Montréal, Y. Delorme, sur la chaîne TVA (14 août 2006, 18h) « Québec est le repère des voleurs professionnels de véhicules en Amérique du Nord (…) Les voleurs de véhicules au Québec sont parmi les plus expérimentés au monde » Source : Craig Armstrong, PDG de Repérage Boomerang Inc. (13 Février 2007) « Pour les infractions relatives à la drogue, Montréal-centre arrive toujours en tête avec 21.3% » Source : Université de Montréal « Au Canada, c’est le Québec qui affiche les taux de divorce les plus élevés tandis que les provinces Maritimes, la Saskatchewan et l’Alberta ont les plus faibles » Source : Pr. Anne Marie Ambert, Institut Vanier de la Famille (2005) « Les québécois sont très déconnectés du reste du Canada » Source : Gouverneure Générale du Canada (Septembre 2006) « La monoparentalité est un phénomène très répandu à Montréal. Le tiers des familles ayant des enfants est constitué d’un seul parent » Source : Robert Choinière & Danièle Dorval, Direction de santé publique de Montréal (13 octobre 2003) « La détresse sociale existe toujours et les difficultés persistent » Source : Jean-Marc Potvin, directeur du Centre Jeunesse de Montréal (Juin 2007)
6. Fiscalité Selon Immigration Québec : "La fiscalité du Québec est axée sur un taux d’imposition des profits parmi les plus avantageux en Amérique du Nord. Ce taux d’imposition peu élevé, combiné à certaines mesures fiscales favorables aux nouvelles entreprises et aux investissements, rendent le régime québécois des plus compétitifs" (cliquez ici) La réalité : « Le contribuable québécois est le plus taxé en Amérique du nord » Source : Valentin Petkantchin, directeur de la recherche à l’Institut Économique de Montréal. (juin 2006) « Nous sommes le territoire le plus lourdement taxé d’Amérique du Nord » Source : Jean-Luc Migué, président du Conseil scientifique de l’Institut Economique de Montréal (19 Février 2000) « Le fardeau fiscal des Québécois est le plus élevé en Amérique du Nord » Source : Monique Jérôme-Forget, présidente du Conseil du trésor et ministre responsable de l’Administration gouvernementale (31 janvier 2004) « Le Québec n’a pas les moyens de réduire le fardeau fiscal des contribuables » Source : Dr Gaétan Barrette, président de la Fédération des Médecins Spécialistes du Québec (24 mai 2007) « Les automobilistes du Québec sont surtaxés » Source : Robert Gagné, professeur à HEC Montréal
Le mot de la fin... Les lignes ci-dessus démontrent bien évidement à quel point les allégations racoleuses d’Immigration Québec en vue d’attirer des immigrants sont mensongères, délirantes et pathétiques. Certes, les rêves et les idéaux en prennent un sérieux coup, mais rassurez-vous : Même les belles photos du Canada qui nous ont tous fait rêver (lacs turquoise, montagnes, forêts de séquoias, petites îles au milieu d’un fleuve) ont été prises le plus souvent dans les provinces de l’ouest (Alberta et Colombie Britannique). Le titre de « Belle Province » n’est qu’un slogan commercial dont s’est affublé le Québec pour attirer le chaland et ses devises. Pathétique une fois de plus... La vraie « Belle Province » du Canada, c’est la Colombie Britannique. Que ça plaise ou non aux rabatteurs d’Immigration Québec. Veuillez noter : Si cette page web s’adresse en particulier aux français, c’est parce que la France est le territoire de chasse privilégié des missionnaires d’Immigration Québec. Si vous êtes un candidat à l’immigration originaire d’un autre pays francophone (Maghreb ou Afrique Noire par exemple), ne vous faites surtout pas d’illusions : C’est exactement le même sort qui vous attend. A bon entendeur... Réalisé par un collectif d’immigrants représenté par Mme Mireille Maresquier
Il faut en parler et alerter les medias français sur le sujet…
Saturday, March 27, 2010
Les Femmes Marocaines Immigrantes Au Québec : Entre Désillusion Et Changement.
Michèle Vatz Laaroussi
Université de Sherbrooke
Canada
Plan de la présentation
Portrait de la situation au Canada et au Québec
L’insertion socio-économique: obstacles et parcours
Les trajectoires combinant les stratégies d’insertion socio-professionnelle et les dynamiques familiales
Conclusion sur les tendances émergentes: mariages, divorces…
Le Canada: un pays d’immigration
Depuis 1860
247 000 personnes ayant le statut de résidents permanents arrivent en 2008
Modification des vagues migratoires dans les années 1980.
En 2008: 49% des immigrants économiques viennent de l’Asie, 21% de l’Afrique et du Moyen Orient
L’Europe et le Royaume Uni ne représentent plus que 19% des nouveaux arrivants.
La communauté marocaine au Canada
En 1998, on décomptait 1187 marocains parmi les résidents permanents au Canada alors qu’ils sont 3789 en 2007 et 3907 en 2008.
S’y ajoutent toutes les populations marocaines qui ont acquis le statut de citoyens canadiens qu’on peut obtenir après trois années de résidence permanente au Canada, et qui ont ainsi la double nationalité canadienne et marocaine.
Croissance, encore limitée mais régulière, du nombre d’étudiants étrangers en provenance du Maroc qui passe de 1273 en 1999 à 2118 en 2008.
Selon les statistiques consulaires, le nombre estimé de marocains vivant au Canada en 2008 serait de 110 000 pour 45 000 adultes immatriculés au consulat du Maroc.
La communauté marocaine au Québec
Le Québec, province canadienne dont la langue officielle est le Français, a passé en 1991 un accord avec le gouvernement fédéral du Canada selon lequel la province est responsable de la sélection des immigrants sur son territoire. Le Maghreb du fait de sa francophonie et le Maroc, société habituée à l’émigration, deviennent dès lors des bassins d’immigration potentiels, recherchés et investis par le gouvernement Québécois.
75% des marocains vivent au Québec
En 2008, ce sont les immigrants en provenance d’Afrique (30,4% d’immigrants dont le Maghreb, 17,7 %) qui sont en tête des immigrants au Québec.
Entre 2004 et 2008, le Maroc devient le troisième pays de provenance des immigrants admis au Québec avec 16406 nouveaux arrivants (7,4% du nombre total d’immigrants) dont 3579 en 2008.
Et on a accueilli 870 étudiant(e)s marocain(e)s en 2008 comparativement à 622 en 200 avec une chute à 543 en 2002 après les événements du 11 septembre 2001.
Les femmes marocaines au Québec
42% de la population marocaine totale (échantillon du Consulat du Maroc à Montréal) alors qu’en 2008 on a admis 1661 femmes pour 1918 hommes soit 46,2% de femmes.
Peu à peu le nombre de femmes marocaines arrivant au Québec augmente et cette population est en voie d’égaler prochainement celle des hommes
Arrivent majoritairement avec le statut de résidentes permanentes ou avec le statut de famille.
Le portrait: jeunes, en famille, qualifiées
Près de 50% d’entre elles ont entre 25 et 34 ans à leur arrivée entre 1999 et 2008.
¼ ont entre 35 et 44 ans.
Deux tiers arrivent déjà mariées alors qu’un tiers d’entre elles sont célibataires à l’arrivée, cette partie de la population correspondant aux femmes les plus jeunes. En ce sens elles diffèrent des hommes marocains dont la majorité des requérants principaux est célibataire à l’arrivée.
Elles ont des diplômes professionnels post-secondaires pour 1/3 d’entre elles,
des diplômes universitaires de 1er, 2ème et 3ème cycles pour 1/3
24% ont un niveau secondaire ou primaire.
Si leur niveau d’éducation est légèrement inférieur à celui des hommes marocains dont près de 50% ont des diplômes universitaires, il reste largement supérieur à celui des femmes québécoises.
Les domaines de qualification
À l’arrivée elles visent pour 1/3 le secteur des finances et de l’administration, pour près de 10% celui des sciences naturelles et appliquées et pour 10% aussi celui de l’enseignement et des sciences sociales.
Elles sont moins nombreuses que d’autres femmes immigrantes à viser le secteur de la santé et des services.
Elles sont sur-représentées dans les secteurs du génie et des sciences appliquées, des mathématiques, de l’informatique et des sciences physiques.
Des attentes importantes
Pour les femmes marocaines, le potentiel de promotion sociale et économique promis par la société québécoise est tout aussi attirant que pour les hommes.
Il est même renforcé par une société qui promeut à l’extérieur ses valeurs d’égalité hommes-femmes, d’ouverture démocratique et de multiculturalisme reconnaissant les appartenances culturelles et religieuses variées.
C’est donc avec beaucoup d’attentes qu’elles arrivent et s’installent dans cette société où on leur transmet le message qu’elles sont les bienvenues.
L’insertion socio-professionnelle
Au Québec, les maghrébins, hommes et femmes confondus, ont le plus haut taux de chômage.
Alors que le taux de chômage de la population en général est à 7% au Québec, pour les Maghrébins, la situation est toute autre avec un chiffre qui frôle les 28% - pour les immigrants qui sont ici depuis moins de cinq ans (La Presse, février 2008).
En 2008, le taux de chômage des immigrants admis au Québec, nés en Afrique du Nord, est de 20,2% chez les hommes et de 18% chez les femmes en recherche active d’emploi (Statistique Canada, Enquête sur la population active).
Les femmes au foyer: choix ou contrainte?
Parmi la population de femmes immigrantes arrivées au Québec entre 2004 et 2008, 64% projetaient d’entrer sur le marché du travail par rapport à 86% chez les hommes.
Et plus le niveau d’éducation est élevé plus les femmes veulent être en activité professionnelle : en 2008, 74% de celles qui veulent entrer en emploi ont plus de 14 années de scolarité.
Le niveau de revenus
Pour les immigrantes récentes, la proportion du revenu moyen est égale à 70% du revenu de l’ensemble des femmes du Québec.
Le revenu moyen de celles qui, comme les immigrantes marocaines, ont un diplôme universitaire n’atteint que 82 % de celui que touchent l’ensemble des femmes québécoises ayant une scolarité comparable.
Les femmes québécoises, à diplôme égal, ont un taux de revenu plus faible que celui des hommes québécois.
La désillusion
Ainsi étant donné le niveau de scolarité des femmes marocaines au Québec, on peut affirmer que leurs attentes envers le marché de l’emploi québécois sont élevées et que les obstacles à leur insertion professionnelle les frappent de plein fouet.
Les obstacles
Trois de ces dimensions sont communes et ont le même impact pour les hommes et les femmes marocaines : il s’agit du problème de la reconnaissance des diplômes, du manque d’expérience québécoise et de la fermeture des ordres professionnels.
Par contre les deux autres dimensions discriminatoires, si elles touchent ensemble les femmes et leurs conjoints, ont des impacts différents selon le genre : il s’agit de l’appartenance religieuse et du climat anti-arabo-musulman qui a fait suite au 11 septembre 2001.
Finalement une sixième dimension est spécifique aux femmes, il s’agit de leur appartenance de genre et de leur place dans la dynamique familiale.
Les problèmes de reconnaissance
Pas de reconnaissance des diplômes
Dévaluation de la scolarité faite ailleurs qu’au Québec
Nécessité d’une expérience professionnelle québécoise
Protectionnisme des ordres professionnels très nombreux
Non maîtrise de l’anglais
Le couple multiplie les obstacles
Pour les professionnel(le)s marocain(e)s, le défi est majeur et le fait de multiplier ces obstacles par les deux membres du couple qui s’y trouvent confrontés en même temps, ne fait que les renforcer et augmenter le sentiment d’impuissance et de désillusion des unes et des autres.
Des femmes musulmanes
Au regard de la seule variable religion, en 2007, au Québec, le taux de chômage chez les citoyens de foi musulmane, toutes origines confondues, âgés entre 25 et 44 ans, atteint 25%, comparativement à 8% dans le reste de la population
Tout comme les événements du 11 septembre 2001 aux États-Unis, leur appartenance religieuse musulmane place les femmes marocaines dans une situation ambigüe aux yeux de la société québécoise.
D’une part on se représente les hommes comme des terroristes, extrêmistes, intégristes, menaçant pour la société, pour les entreprises et pour leurs femmes.
D’autre part on voit celles-ci comme victimes de leur culture, de leur religion et de leurs maris.
Mais on accepte d’autant moins qu’elles revendiquent leurs appartenances religieuses, culturelles et familiales.
La transformation de la dynamique familiale
La majorité d’entre elles arrivent en couples et souvent avec de jeunes enfants.
Plusieurs vont arriver du Maroc après le mariage avec un Marocain déjà résident permanent au Québec.
Quant à celles qui arrivent célibataires, elles auront dans les années qui suivent des projets de mariage.
Toutes ont donc à combiner une dynamique familiale à leur trajectoire socio-professionnelle.
Et plusieurs d’entre elles, après quelques mois de vie au Québec, vont porter le lourd fardeau de la déception familiale entre autre face à la déqualification professionnelle.
Mais leur genre va aussi les placer dans des situations partagées par les autres femmes du Québec : difficultés à trouver des garderies pour les enfants, heures de scolarité qui ne correspondent pas aux heures de travail et finalement une politique familiale qui n’a pas encore suffisemment suivi l’entrée massive des femmes sur le marché du travail.
Pour les femmes marocaines bénéficiant au Maroc de l’aide du réseau familial pour s’occuper des enfants, l’isolement vécu au Québec va aussi représenter une difficulté supplémentaire vécue très difficilement à des moments particuliers comme la naissance d’un enfant ou la maladie d’un membre de la famille.
Stratégies de promotion et dynamiques familiales
La trajectoire de retour aux études. Résultats mitigés
La trajectoire de réorientation professionnelle: entrepreneurship familial ou féminin. Développement de réseaux d’affaire
La trajectoire de mobilité géographique: des coûts sociaux et familiaux. Engagement dans des réseaux féministes, locaux, internationaux, musulmans.
Stratégies de promotion et dynamiques familiales
Les trajectoires de séparation familiale temporaire: le fardeau de l’insertion locale et familiale repose sur la femme. Engagement dans des réseaux locaux.
Les trajectoires de séparation familiale définitive: les retours au Maroc des hommes, les dépressions des hommes et des femmes. La responsabilité de l’insertion des enfants.
Les retours familiaux au Maroc: rares, suivent parfois les dépressions, parfois préparés pour les enfants (école française pour leur faciliter la réinsertion au Maroc).
Entre force et vulnérabilité
Ainsi les femmes marocaines démontrent une grande force dans leur insertion au Québec, soutenant l’ensemble familial, et créant de nouveaux réseaux marocains mais aussi locaux, féministes et transnationaux. Plusieurs entrent aussi en politique.
On peut cependant observer que certaines vont être fragilisées par la situation d’immigration, les difficultés d’insertion socio-professionnelle et la redéfinition des dynamiques familiales.
Il sera certainement très important de les soutenir dans leurs stratégies de continuité, de promotion et de liens entre le Québec et le Maroc.
Les tendances émergentes : mariages, séparations, remariages
Nous sommes encore dans la première génération d’immigration.
La grande majorité des mariages des femmes marocaines au Québec s’effectue avec des Marocains dont une partie avec des hommes déjà installés ici, d'autres qui sont passés par la France et finalement en faisant venir les conjoints du Maroc.
Par ailleurs des femmes arrivent aussi par mariage avec des Marocains déjà installés ici.
Pour les séparations qui restent à investiguer, je pose l'hypothèse que dans plusieurs cas l'homme retourne au Maroc et la femme reste ici avec les enfants scolarisés.
Pour les plus jeunes, il peut aussi y avoir des mariages exogames avec d’autres immigrants ou des Québécois mais ils sont encore rares.
Par contre peut être que ce sont les femmes marocaines divorcées qui se marient ici et plus avec des Québécois.
Finalement il y a aussi le cas des jeunes femmes qui arrivent par mariage et connaissance internet avec des Québécois. Il s’agit de cas rares et peut être d’une situation qui va augmenter dans les années à venir.
Remerciements
Madame la Consule du Maroc à Montréal pour la transmission des données du consulat.
Ministère de l’immigration et des communautés culturelles du Québec, service de la recherche, pour les données concernant les femmes marocaines (à partir des données de Statistique Canada)
27-Mars-2010
Université de Sherbrooke
Canada
Plan de la présentation
Portrait de la situation au Canada et au Québec
L’insertion socio-économique: obstacles et parcours
Les trajectoires combinant les stratégies d’insertion socio-professionnelle et les dynamiques familiales
Conclusion sur les tendances émergentes: mariages, divorces…
Le Canada: un pays d’immigration
Depuis 1860
247 000 personnes ayant le statut de résidents permanents arrivent en 2008
Modification des vagues migratoires dans les années 1980.
En 2008: 49% des immigrants économiques viennent de l’Asie, 21% de l’Afrique et du Moyen Orient
L’Europe et le Royaume Uni ne représentent plus que 19% des nouveaux arrivants.
La communauté marocaine au Canada
En 1998, on décomptait 1187 marocains parmi les résidents permanents au Canada alors qu’ils sont 3789 en 2007 et 3907 en 2008.
S’y ajoutent toutes les populations marocaines qui ont acquis le statut de citoyens canadiens qu’on peut obtenir après trois années de résidence permanente au Canada, et qui ont ainsi la double nationalité canadienne et marocaine.
Croissance, encore limitée mais régulière, du nombre d’étudiants étrangers en provenance du Maroc qui passe de 1273 en 1999 à 2118 en 2008.
Selon les statistiques consulaires, le nombre estimé de marocains vivant au Canada en 2008 serait de 110 000 pour 45 000 adultes immatriculés au consulat du Maroc.
La communauté marocaine au Québec
Le Québec, province canadienne dont la langue officielle est le Français, a passé en 1991 un accord avec le gouvernement fédéral du Canada selon lequel la province est responsable de la sélection des immigrants sur son territoire. Le Maghreb du fait de sa francophonie et le Maroc, société habituée à l’émigration, deviennent dès lors des bassins d’immigration potentiels, recherchés et investis par le gouvernement Québécois.
75% des marocains vivent au Québec
En 2008, ce sont les immigrants en provenance d’Afrique (30,4% d’immigrants dont le Maghreb, 17,7 %) qui sont en tête des immigrants au Québec.
Entre 2004 et 2008, le Maroc devient le troisième pays de provenance des immigrants admis au Québec avec 16406 nouveaux arrivants (7,4% du nombre total d’immigrants) dont 3579 en 2008.
Et on a accueilli 870 étudiant(e)s marocain(e)s en 2008 comparativement à 622 en 200 avec une chute à 543 en 2002 après les événements du 11 septembre 2001.
Les femmes marocaines au Québec
42% de la population marocaine totale (échantillon du Consulat du Maroc à Montréal) alors qu’en 2008 on a admis 1661 femmes pour 1918 hommes soit 46,2% de femmes.
Peu à peu le nombre de femmes marocaines arrivant au Québec augmente et cette population est en voie d’égaler prochainement celle des hommes
Arrivent majoritairement avec le statut de résidentes permanentes ou avec le statut de famille.
Le portrait: jeunes, en famille, qualifiées
Près de 50% d’entre elles ont entre 25 et 34 ans à leur arrivée entre 1999 et 2008.
¼ ont entre 35 et 44 ans.
Deux tiers arrivent déjà mariées alors qu’un tiers d’entre elles sont célibataires à l’arrivée, cette partie de la population correspondant aux femmes les plus jeunes. En ce sens elles diffèrent des hommes marocains dont la majorité des requérants principaux est célibataire à l’arrivée.
Elles ont des diplômes professionnels post-secondaires pour 1/3 d’entre elles,
des diplômes universitaires de 1er, 2ème et 3ème cycles pour 1/3
24% ont un niveau secondaire ou primaire.
Si leur niveau d’éducation est légèrement inférieur à celui des hommes marocains dont près de 50% ont des diplômes universitaires, il reste largement supérieur à celui des femmes québécoises.
Les domaines de qualification
À l’arrivée elles visent pour 1/3 le secteur des finances et de l’administration, pour près de 10% celui des sciences naturelles et appliquées et pour 10% aussi celui de l’enseignement et des sciences sociales.
Elles sont moins nombreuses que d’autres femmes immigrantes à viser le secteur de la santé et des services.
Elles sont sur-représentées dans les secteurs du génie et des sciences appliquées, des mathématiques, de l’informatique et des sciences physiques.
Des attentes importantes
Pour les femmes marocaines, le potentiel de promotion sociale et économique promis par la société québécoise est tout aussi attirant que pour les hommes.
Il est même renforcé par une société qui promeut à l’extérieur ses valeurs d’égalité hommes-femmes, d’ouverture démocratique et de multiculturalisme reconnaissant les appartenances culturelles et religieuses variées.
C’est donc avec beaucoup d’attentes qu’elles arrivent et s’installent dans cette société où on leur transmet le message qu’elles sont les bienvenues.
L’insertion socio-professionnelle
Au Québec, les maghrébins, hommes et femmes confondus, ont le plus haut taux de chômage.
Alors que le taux de chômage de la population en général est à 7% au Québec, pour les Maghrébins, la situation est toute autre avec un chiffre qui frôle les 28% - pour les immigrants qui sont ici depuis moins de cinq ans (La Presse, février 2008).
En 2008, le taux de chômage des immigrants admis au Québec, nés en Afrique du Nord, est de 20,2% chez les hommes et de 18% chez les femmes en recherche active d’emploi (Statistique Canada, Enquête sur la population active).
Les femmes au foyer: choix ou contrainte?
Parmi la population de femmes immigrantes arrivées au Québec entre 2004 et 2008, 64% projetaient d’entrer sur le marché du travail par rapport à 86% chez les hommes.
Et plus le niveau d’éducation est élevé plus les femmes veulent être en activité professionnelle : en 2008, 74% de celles qui veulent entrer en emploi ont plus de 14 années de scolarité.
Le niveau de revenus
Pour les immigrantes récentes, la proportion du revenu moyen est égale à 70% du revenu de l’ensemble des femmes du Québec.
Le revenu moyen de celles qui, comme les immigrantes marocaines, ont un diplôme universitaire n’atteint que 82 % de celui que touchent l’ensemble des femmes québécoises ayant une scolarité comparable.
Les femmes québécoises, à diplôme égal, ont un taux de revenu plus faible que celui des hommes québécois.
La désillusion
Ainsi étant donné le niveau de scolarité des femmes marocaines au Québec, on peut affirmer que leurs attentes envers le marché de l’emploi québécois sont élevées et que les obstacles à leur insertion professionnelle les frappent de plein fouet.
Les obstacles
Trois de ces dimensions sont communes et ont le même impact pour les hommes et les femmes marocaines : il s’agit du problème de la reconnaissance des diplômes, du manque d’expérience québécoise et de la fermeture des ordres professionnels.
Par contre les deux autres dimensions discriminatoires, si elles touchent ensemble les femmes et leurs conjoints, ont des impacts différents selon le genre : il s’agit de l’appartenance religieuse et du climat anti-arabo-musulman qui a fait suite au 11 septembre 2001.
Finalement une sixième dimension est spécifique aux femmes, il s’agit de leur appartenance de genre et de leur place dans la dynamique familiale.
Les problèmes de reconnaissance
Pas de reconnaissance des diplômes
Dévaluation de la scolarité faite ailleurs qu’au Québec
Nécessité d’une expérience professionnelle québécoise
Protectionnisme des ordres professionnels très nombreux
Non maîtrise de l’anglais
Le couple multiplie les obstacles
Pour les professionnel(le)s marocain(e)s, le défi est majeur et le fait de multiplier ces obstacles par les deux membres du couple qui s’y trouvent confrontés en même temps, ne fait que les renforcer et augmenter le sentiment d’impuissance et de désillusion des unes et des autres.
Des femmes musulmanes
Au regard de la seule variable religion, en 2007, au Québec, le taux de chômage chez les citoyens de foi musulmane, toutes origines confondues, âgés entre 25 et 44 ans, atteint 25%, comparativement à 8% dans le reste de la population
Tout comme les événements du 11 septembre 2001 aux États-Unis, leur appartenance religieuse musulmane place les femmes marocaines dans une situation ambigüe aux yeux de la société québécoise.
D’une part on se représente les hommes comme des terroristes, extrêmistes, intégristes, menaçant pour la société, pour les entreprises et pour leurs femmes.
D’autre part on voit celles-ci comme victimes de leur culture, de leur religion et de leurs maris.
Mais on accepte d’autant moins qu’elles revendiquent leurs appartenances religieuses, culturelles et familiales.
La transformation de la dynamique familiale
La majorité d’entre elles arrivent en couples et souvent avec de jeunes enfants.
Plusieurs vont arriver du Maroc après le mariage avec un Marocain déjà résident permanent au Québec.
Quant à celles qui arrivent célibataires, elles auront dans les années qui suivent des projets de mariage.
Toutes ont donc à combiner une dynamique familiale à leur trajectoire socio-professionnelle.
Et plusieurs d’entre elles, après quelques mois de vie au Québec, vont porter le lourd fardeau de la déception familiale entre autre face à la déqualification professionnelle.
Mais leur genre va aussi les placer dans des situations partagées par les autres femmes du Québec : difficultés à trouver des garderies pour les enfants, heures de scolarité qui ne correspondent pas aux heures de travail et finalement une politique familiale qui n’a pas encore suffisemment suivi l’entrée massive des femmes sur le marché du travail.
Pour les femmes marocaines bénéficiant au Maroc de l’aide du réseau familial pour s’occuper des enfants, l’isolement vécu au Québec va aussi représenter une difficulté supplémentaire vécue très difficilement à des moments particuliers comme la naissance d’un enfant ou la maladie d’un membre de la famille.
Stratégies de promotion et dynamiques familiales
La trajectoire de retour aux études. Résultats mitigés
La trajectoire de réorientation professionnelle: entrepreneurship familial ou féminin. Développement de réseaux d’affaire
La trajectoire de mobilité géographique: des coûts sociaux et familiaux. Engagement dans des réseaux féministes, locaux, internationaux, musulmans.
Stratégies de promotion et dynamiques familiales
Les trajectoires de séparation familiale temporaire: le fardeau de l’insertion locale et familiale repose sur la femme. Engagement dans des réseaux locaux.
Les trajectoires de séparation familiale définitive: les retours au Maroc des hommes, les dépressions des hommes et des femmes. La responsabilité de l’insertion des enfants.
Les retours familiaux au Maroc: rares, suivent parfois les dépressions, parfois préparés pour les enfants (école française pour leur faciliter la réinsertion au Maroc).
Entre force et vulnérabilité
Ainsi les femmes marocaines démontrent une grande force dans leur insertion au Québec, soutenant l’ensemble familial, et créant de nouveaux réseaux marocains mais aussi locaux, féministes et transnationaux. Plusieurs entrent aussi en politique.
On peut cependant observer que certaines vont être fragilisées par la situation d’immigration, les difficultés d’insertion socio-professionnelle et la redéfinition des dynamiques familiales.
Il sera certainement très important de les soutenir dans leurs stratégies de continuité, de promotion et de liens entre le Québec et le Maroc.
Les tendances émergentes : mariages, séparations, remariages
Nous sommes encore dans la première génération d’immigration.
La grande majorité des mariages des femmes marocaines au Québec s’effectue avec des Marocains dont une partie avec des hommes déjà installés ici, d'autres qui sont passés par la France et finalement en faisant venir les conjoints du Maroc.
Par ailleurs des femmes arrivent aussi par mariage avec des Marocains déjà installés ici.
Pour les séparations qui restent à investiguer, je pose l'hypothèse que dans plusieurs cas l'homme retourne au Maroc et la femme reste ici avec les enfants scolarisés.
Pour les plus jeunes, il peut aussi y avoir des mariages exogames avec d’autres immigrants ou des Québécois mais ils sont encore rares.
Par contre peut être que ce sont les femmes marocaines divorcées qui se marient ici et plus avec des Québécois.
Finalement il y a aussi le cas des jeunes femmes qui arrivent par mariage et connaissance internet avec des Québécois. Il s’agit de cas rares et peut être d’une situation qui va augmenter dans les années à venir.
Remerciements
Madame la Consule du Maroc à Montréal pour la transmission des données du consulat.
Ministère de l’immigration et des communautés culturelles du Québec, service de la recherche, pour les données concernant les femmes marocaines (à partir des données de Statistique Canada)
27-Mars-2010
Tuesday, March 16, 2010
It's Us Who Created The Xenophobia, Says Naomi Lakritz
If an us versus them mentality is growing in Canada towards minorities, it's us who created it, not them. The xenophobia marinating in that slimy little euphemism of "reasonable accommodation" which originated in Quebec, is a symptom of what's wrong with our mindset, not theirs.
Fifteen or 20 years ago, the idea arose that minorities were offended by Christmas and other overt displays of majority Canadian culture. This did not come from minority Canadians, but from self-proclaimed progressive middle-class whites. These people thought it was the height of liberalism to declare their own cultural and religious traditions offensive to others and to fight to have those traditions hidden away, much as the Victorians covered the legs on their pianos in the cause of prudery. Schools rushed to rip down Remembrance Day displays of white crosses.
Christmas was relabelled a "winter festival," venomous battles were fought over public displays of creches featuring -- ironically -- the infant who grew up to be the ultimate preacher of brotherly love, and spruce trees festooned with glass balls, tinsel and angels were renamed holiday season trees.
In all that time, no member of a minority was quoted as claiming to be offended by any majority Canadian ritual. In fact, people who said they were Sikhs, Hindus and Muslims wrote letters to the editor stating that not only were they bewildered that all this was being done on their behalf, but that they didn't mind being wished a Merry Christmas and always returned the greeting. (A few years back, when I received a Christmas card from Calgary MP Deepak Obhrai, I could joke with colleagues that when a Hindu MP sends a Jewish person Christmas greetings, we have reached the acme of multiculturalism).
The same crusaders who misread Pierre Trudeau's vision of multiculturalism, and who thought it meant that minority traditions had to be elevated at the expense of their own squelched one, enthusiastically organized festivals for other cultures and prattled ceaselessly about "tolerance." Until one day, in this post-9/11 era, the sight of a peasant skirt whirling in a folk dance at a festival began to take on sinister connotations. Just how much were we going to put up with from these people?
So we began zeroing in on the very traditions we had once avidly promoted. A woman wearing a head scarf was suddenly no longer a proud Muslim enjoying the freedom of religion this country offered her, but an oppressed soul to be liberated. She must be stripped of this symbol of oppression by others who, treating her in the same white-man-knows-what's-best-for-you manner, once scorned as the domain of right-wing bigots, took it upon themselves to decide what was best for her.
What has surfaced here in Canada since 9/11, and what has led to the ominous talk about "reasonable accommodation," is a variation on the same xenophobic theme that saw Japanese- and Ukrainian-Canadians carted off to internment camps during the two world wars.
It's fear, pure and simple. Fear of The Other is spawned when someone of a certain religion, skin colour or culture commits some heinous and hostile act.
Then, heretofore "tolerant" folks in Canada begin looking askance at their fellow citizens of that religion, colour or culture. Ignorance -- the kind of ignorance that sees a Muslim who fled persecution and mass murder in Srebrenica as no different from a Muslim with links to al-Qaeda -- feeds that fear of The Other.
To avoid making it look like they're singling out Muslims as a direct result of 9/11, the "reasonable" accommodators have clumsily targeted all minorities.
Well, not all, and that's what makes their stance so transparently racist. If they perceive the tendency of ethnic groups to cluster together in neighbourhoods as a threat, why have they never shown any concern about suburbs such as Montreal North and neighbouring St. Leonard? Peopled by Italian immigrants -- many of whom in the older generation speak neither French nor English, but only the regional dialect of their town in Italy -- these communities have been home to notorious Mafiosi like Paolo Violi, the "godfather of St. Leonard."
Italians are a minority, but no one claims their women are oppressed by bocce and black dresses. Why? Because this is all about Muslims, not about Europeans.
These Muslims are the same people they were when we stashed the creche in the closet and talked up Ramadan while playing down Remembrance Day. They are citizens, neighbours, co-workers -- everyday folks going about their lives same as any other Canadians. We conjured up the new catchphrase "reasonable accommodation" out of mindless fear. They didn't change for the worse. We did.
Source : Calgary Herald - Naomi Lakritz
Fifteen or 20 years ago, the idea arose that minorities were offended by Christmas and other overt displays of majority Canadian culture. This did not come from minority Canadians, but from self-proclaimed progressive middle-class whites. These people thought it was the height of liberalism to declare their own cultural and religious traditions offensive to others and to fight to have those traditions hidden away, much as the Victorians covered the legs on their pianos in the cause of prudery. Schools rushed to rip down Remembrance Day displays of white crosses.
Christmas was relabelled a "winter festival," venomous battles were fought over public displays of creches featuring -- ironically -- the infant who grew up to be the ultimate preacher of brotherly love, and spruce trees festooned with glass balls, tinsel and angels were renamed holiday season trees.
In all that time, no member of a minority was quoted as claiming to be offended by any majority Canadian ritual. In fact, people who said they were Sikhs, Hindus and Muslims wrote letters to the editor stating that not only were they bewildered that all this was being done on their behalf, but that they didn't mind being wished a Merry Christmas and always returned the greeting. (A few years back, when I received a Christmas card from Calgary MP Deepak Obhrai, I could joke with colleagues that when a Hindu MP sends a Jewish person Christmas greetings, we have reached the acme of multiculturalism).
The same crusaders who misread Pierre Trudeau's vision of multiculturalism, and who thought it meant that minority traditions had to be elevated at the expense of their own squelched one, enthusiastically organized festivals for other cultures and prattled ceaselessly about "tolerance." Until one day, in this post-9/11 era, the sight of a peasant skirt whirling in a folk dance at a festival began to take on sinister connotations. Just how much were we going to put up with from these people?
So we began zeroing in on the very traditions we had once avidly promoted. A woman wearing a head scarf was suddenly no longer a proud Muslim enjoying the freedom of religion this country offered her, but an oppressed soul to be liberated. She must be stripped of this symbol of oppression by others who, treating her in the same white-man-knows-what's-best-for-you manner, once scorned as the domain of right-wing bigots, took it upon themselves to decide what was best for her.
What has surfaced here in Canada since 9/11, and what has led to the ominous talk about "reasonable accommodation," is a variation on the same xenophobic theme that saw Japanese- and Ukrainian-Canadians carted off to internment camps during the two world wars.
It's fear, pure and simple. Fear of The Other is spawned when someone of a certain religion, skin colour or culture commits some heinous and hostile act.
Then, heretofore "tolerant" folks in Canada begin looking askance at their fellow citizens of that religion, colour or culture. Ignorance -- the kind of ignorance that sees a Muslim who fled persecution and mass murder in Srebrenica as no different from a Muslim with links to al-Qaeda -- feeds that fear of The Other.
To avoid making it look like they're singling out Muslims as a direct result of 9/11, the "reasonable" accommodators have clumsily targeted all minorities.
Well, not all, and that's what makes their stance so transparently racist. If they perceive the tendency of ethnic groups to cluster together in neighbourhoods as a threat, why have they never shown any concern about suburbs such as Montreal North and neighbouring St. Leonard? Peopled by Italian immigrants -- many of whom in the older generation speak neither French nor English, but only the regional dialect of their town in Italy -- these communities have been home to notorious Mafiosi like Paolo Violi, the "godfather of St. Leonard."
Italians are a minority, but no one claims their women are oppressed by bocce and black dresses. Why? Because this is all about Muslims, not about Europeans.
These Muslims are the same people they were when we stashed the creche in the closet and talked up Ramadan while playing down Remembrance Day. They are citizens, neighbours, co-workers -- everyday folks going about their lives same as any other Canadians. We conjured up the new catchphrase "reasonable accommodation" out of mindless fear. They didn't change for the worse. We did.
Source : Calgary Herald - Naomi Lakritz
Lakritz : La belle province shows ugly side to minorities
What part of the word "freedom" does Quebec not understand? Two news stories this week should leave the rest of Canada scratching its head over just how clear la belle province is on the concept.
In the first incident, an Egyptian immigrant named Naema Ahmed was tossed out of a French class for newcomers to the province because she was wearing a niqab, a veil that leaves only the eyes exposed. One of the recommendations that came out of the Bouchard-Taylor commission in 2008 on religious and minority accommodation was that judges, Crown attorneys, police and jail guards not be allowed to wear religious symbols. Ahmed is none of those. She was a student at Montreal's Cegep St-Laurent. In fact, the commission recommended that students be permitted to wear hijabs, kippahs, turbans, etc. in class if they want to, something that is already happening because in Canada, one is free to dress as one pleases. Regardless, none of these taboos are enshrined in law -- yet.
The niqab is not a religious symbol, but a tribal one, and to western cultures it represents the subsuming of a woman's identity to patriarchal dictates. Here in Canada, we don't think women should cover their faces. And we think immigrant women need to realize this.
That is where Quebec Immigration Minister Yolande James went wrong. According to CTV, James herself asked in writing for Ahmed to remove her niqab or face expulsion. Why is a cabinet minister hounding a private citizen? That's appalling.
Paul-Emile Bourque, the Cegep's director general, said Ahmed had originally agreed to remove her niqab. Then, she removed it when a woman adviser was present, but didn't want men in the class to see her face. Eventually, she refused altogether. After she was booted from class -- ostensibly because the niqab interfered with the teacher helping her with pronunciation -- she was told to take the course online. Ahmed has complained to the Quebec Human Rights Commission.
How many times have we heard grumbling about immigrants who can't be bothered learning either of Canada's two official languages? Here was Ahmed, taking a French class so she could integrate into Canadian society -- a process which could lead to her adopting western ways of thinking and abandoning the niqab of her own free will -- and she was denied schooling. Denying women schooling smacks most unpleasantly of the Taliban regime, doesn't it?
Where Quebec errs in its obsession about minorities is in thinking it has a right to tell people what to wear. James says there's some talk about legislating the wearing of head coverings. Since when does a government in a democracy legislate what people can wear? And how will such legislation be enforced? Would women like Ahmed be thrown in jail? Fined? Dragged into court, needlessly clogging up already backlogged dockets?
Westernization can't be forced on an immigrant from the outside. It has to take root and grow, like new tendrils appearing on a vine and reaching out in different directions; it's an evolutionary process, not a sudden metamorphosis. Ahmed was initiating it herself by learning French.
In another bizarre spasm of minority-phobia, the Quebec government announced that 20 government-subsidized day-care centres will be banned from offering religious instruction. One is an Islamic-run centre in Laval, and another is Montreal's Beth Rivkah day care, where, according to its website, the children's "activities are driven by the spirit of Torah and the Jewish tradition." Hard to know what the government is so terrified of. It's not like non-Muslim or non-Jewish parents will be sending their children to those day-care centres to be proselytized. It's quite obvious who the clientele will be.
The government says it plans to meet with the day-care operators, according to CBC, to "work with them to eliminate religion from their program." Annie Turcot, speaking for a group of publicly funded day-care centres in the Montreal area, says that a daycare's mission "is really to help families integrate into Quebec culture."
That's news to me. I thought a daycare's mission was to mind people's kids while the parents are at work. I'm not sure how practising one's faith and placing children in a day care where that faith is transmitted to them prevents integration into "Quebec culture." And since when do Jews need to be integrated into Quebec culture? The majority of them in Montreal are descendants of people who came to Canada a century or more ago.
In the late 19th century, brochures were circulated in Europe advertising for immigrants to Canada and extolling the beauties and prosperity of this country. Maybe new brochures should be circulated -- warning people to stay away from Quebec, which is fast becoming the most hostile province in Canada for anyone of a minority culture or religion.
Source : The Calgary Herald 12 March 2010
In the first incident, an Egyptian immigrant named Naema Ahmed was tossed out of a French class for newcomers to the province because she was wearing a niqab, a veil that leaves only the eyes exposed. One of the recommendations that came out of the Bouchard-Taylor commission in 2008 on religious and minority accommodation was that judges, Crown attorneys, police and jail guards not be allowed to wear religious symbols. Ahmed is none of those. She was a student at Montreal's Cegep St-Laurent. In fact, the commission recommended that students be permitted to wear hijabs, kippahs, turbans, etc. in class if they want to, something that is already happening because in Canada, one is free to dress as one pleases. Regardless, none of these taboos are enshrined in law -- yet.
The niqab is not a religious symbol, but a tribal one, and to western cultures it represents the subsuming of a woman's identity to patriarchal dictates. Here in Canada, we don't think women should cover their faces. And we think immigrant women need to realize this.
That is where Quebec Immigration Minister Yolande James went wrong. According to CTV, James herself asked in writing for Ahmed to remove her niqab or face expulsion. Why is a cabinet minister hounding a private citizen? That's appalling.
Paul-Emile Bourque, the Cegep's director general, said Ahmed had originally agreed to remove her niqab. Then, she removed it when a woman adviser was present, but didn't want men in the class to see her face. Eventually, she refused altogether. After she was booted from class -- ostensibly because the niqab interfered with the teacher helping her with pronunciation -- she was told to take the course online. Ahmed has complained to the Quebec Human Rights Commission.
How many times have we heard grumbling about immigrants who can't be bothered learning either of Canada's two official languages? Here was Ahmed, taking a French class so she could integrate into Canadian society -- a process which could lead to her adopting western ways of thinking and abandoning the niqab of her own free will -- and she was denied schooling. Denying women schooling smacks most unpleasantly of the Taliban regime, doesn't it?
Where Quebec errs in its obsession about minorities is in thinking it has a right to tell people what to wear. James says there's some talk about legislating the wearing of head coverings. Since when does a government in a democracy legislate what people can wear? And how will such legislation be enforced? Would women like Ahmed be thrown in jail? Fined? Dragged into court, needlessly clogging up already backlogged dockets?
Westernization can't be forced on an immigrant from the outside. It has to take root and grow, like new tendrils appearing on a vine and reaching out in different directions; it's an evolutionary process, not a sudden metamorphosis. Ahmed was initiating it herself by learning French.
In another bizarre spasm of minority-phobia, the Quebec government announced that 20 government-subsidized day-care centres will be banned from offering religious instruction. One is an Islamic-run centre in Laval, and another is Montreal's Beth Rivkah day care, where, according to its website, the children's "activities are driven by the spirit of Torah and the Jewish tradition." Hard to know what the government is so terrified of. It's not like non-Muslim or non-Jewish parents will be sending their children to those day-care centres to be proselytized. It's quite obvious who the clientele will be.
The government says it plans to meet with the day-care operators, according to CBC, to "work with them to eliminate religion from their program." Annie Turcot, speaking for a group of publicly funded day-care centres in the Montreal area, says that a daycare's mission "is really to help families integrate into Quebec culture."
That's news to me. I thought a daycare's mission was to mind people's kids while the parents are at work. I'm not sure how practising one's faith and placing children in a day care where that faith is transmitted to them prevents integration into "Quebec culture." And since when do Jews need to be integrated into Quebec culture? The majority of them in Montreal are descendants of people who came to Canada a century or more ago.
In the late 19th century, brochures were circulated in Europe advertising for immigrants to Canada and extolling the beauties and prosperity of this country. Maybe new brochures should be circulated -- warning people to stay away from Quebec, which is fast becoming the most hostile province in Canada for anyone of a minority culture or religion.
Source : The Calgary Herald 12 March 2010
Margaret Wente : Two Solitudes And The Niqab
The case of Naema Ahmed, the niqab-wearing woman who was expelled from a French-language class in Montreal, has turned into a cause célèbre across the country. It is a fascinating story about reasonable accommodation, competing rights and where we ought to draw the line on tolerance in a democratic society.
Actually, it's two stories. There's a French version and an English version, and they're completely different.
In French, the problem is clearly Ms. Ahmed – a stubborn hard-liner whose unreasonable demands people bent over backward to accommodate. In English, the problem is clearly the authorities, who hounded her and unreasonably denied her rights. The subtext is that Quebec society has an attitude problem. It is intolerant of immigrants and minorities, and the politicians are pandering to the base.
“It's another illustration of the two solitudes,” says Patrick Lagacé, a columnist with La Presse. He says the English version of this story “doesn't reflect the reality I live in.”
Naema Ahmed, a 29-year-old pharmacist from Egypt, joined a language class for immigrants last August. She insisted on wearing a face veil and she sat at the back of the class so that the men wouldn't be able to see her. (There were three men in the class of 20). For private instruction, she would retreat to a corner with the female instructor.
Tensions reportedly mounted in the class, which was also designed to help integrate the students into Quebec society. The next part of the course required the students to sit around a U-shaped table and converse. She didn't want to do it because of the men. The school couldn't guarantee her another female instructor. It also decided she couldn't be taught properly unless the instructor could see her mouth. So it asked her to leave. “We tried certain arrangements, but the demands just became too great,” said the school's head, Paul-Émile Bourque.
Some time after that, Ms. Ahmed filed a complaint with Quebec's human-rights commission. She also joined another language class. This week, she was called out of class again and invited to either remove her veil or leave. She left.
“There is no ambiguity about this question,” said Quebec's immigration minister, Yolande James. “If you want to [attend] our classes, if you want to integrate into Quebec society, here are our values. We want to see your face.”
Most Quebeckers think the accommodation of immigrants has gone too far. Premier Jean Charest has been facing a daily barrage of questions over his government's commitment to protect French values. People want the government to provide clear guidelines that would give local officials the power to resolve cases such as Ms. Ahmed's without having to appeal to cabinet ministers.
These opinions aren't confined to the radio phone-in shows. In this case, even moderate Quebeckers think Ms. Ahmed went too far. “Accommodation should not lead to separation,” said Julius Grey, a constitutional lawyer who has defended the right of Sikh students to wear ceremonial daggers in class. Yolande Geadah, an Egyptian-born writer, said, “There is no possible compromise with people with such inflexible attitudes.” Many people pointed out the irony that in Egypt, Ms. Ahmed's homeland, the government has tried banning niqabs in universities.
Meantime, in the other solitude, Quebec authorities were widely being compared to the Taliban.
“[T]hrowing women out of school … sounds like something that happens in the wilder reaches of Kandahar,” opined the Montreal Gazette.
“What part of the word ‘freedom' does Quebec not understand?” wondered Naomi Lakritz in the Calgary Herald. Quebec, she said, “is fast becoming the most hostile province in Canada for anyone of a minority culture or religion.” The Winnipeg Free Press observed that “the Canadianization of Naema Ahmed has been sadly set back.” (Others might maintain that her decision to lodge a human-rights complaint shows she's coming along quite nicely). And The Globe and Mail said, “It may be practised in some Arab and west Asian countries, such as the former Taliban regime in Afghanistan, but empowering state agents to enforce dress codes and bar the education of women is hitherto unknown in Canada.”
What explains such starkly opposite reactions?
Mr. Lagacé explains it in cultural terms. English Canada embraces a multiculturalist ideal: Come to Canada, and bring your differences with you. In French Canada, you can have your differences, “but please do become a Quebecker.”
Quebec's francophone majority identifies itself as a fragile minority that must be ever vigilant against cultural erosion. In that context, collective rights often outweigh individual ones, especially when it comes to language or schooling. Quebec, like France, is also fiercely devoted to secularism. “We've had a long and painful struggle with the place of religion in this society, and a lot of people feel strongly about the separation of church and state,” says Mr. Lagacé.
The Quebec-English differences over immigration and integration echo those between France and Britain. France is contemplating a ban on the burka and niqab. In Britain, any politician who'd dare suggest such a thing would be denounced as a fascist.
In English Canada, provincial government officials are only too eager to distance themselves from intolerant Quebec. “We are an open Ontario,” said a spokeswoman for that province's immigration minister. “In Nova Scotia, people have a right to express themselves any way they wish around their faith,” its immigration minister said.
In other words, these disputes are being resolved behind the scenes, for now, and so we can pretend they don't exist.
My own opinion is that the broad majority of people who live in English Canada – including plenty of immigrants – are more in tune with Quebeckers' attitudes than with their own elites. Of course we must respect people's rights, they say. But newcomers should also respect our values.
“I am all for keeping with your culture and traditions, but if you are going to choose another country, get with the program and try to really integrate,” says one blogger. He speaks for multitudes. Is his view intolerant and closed-minded? I don't think so.
Source : The Globe and Mail : Margaret Wente
Actually, it's two stories. There's a French version and an English version, and they're completely different.
In French, the problem is clearly Ms. Ahmed – a stubborn hard-liner whose unreasonable demands people bent over backward to accommodate. In English, the problem is clearly the authorities, who hounded her and unreasonably denied her rights. The subtext is that Quebec society has an attitude problem. It is intolerant of immigrants and minorities, and the politicians are pandering to the base.
“It's another illustration of the two solitudes,” says Patrick Lagacé, a columnist with La Presse. He says the English version of this story “doesn't reflect the reality I live in.”
Naema Ahmed, a 29-year-old pharmacist from Egypt, joined a language class for immigrants last August. She insisted on wearing a face veil and she sat at the back of the class so that the men wouldn't be able to see her. (There were three men in the class of 20). For private instruction, she would retreat to a corner with the female instructor.
Tensions reportedly mounted in the class, which was also designed to help integrate the students into Quebec society. The next part of the course required the students to sit around a U-shaped table and converse. She didn't want to do it because of the men. The school couldn't guarantee her another female instructor. It also decided she couldn't be taught properly unless the instructor could see her mouth. So it asked her to leave. “We tried certain arrangements, but the demands just became too great,” said the school's head, Paul-Émile Bourque.
Some time after that, Ms. Ahmed filed a complaint with Quebec's human-rights commission. She also joined another language class. This week, she was called out of class again and invited to either remove her veil or leave. She left.
“There is no ambiguity about this question,” said Quebec's immigration minister, Yolande James. “If you want to [attend] our classes, if you want to integrate into Quebec society, here are our values. We want to see your face.”
Most Quebeckers think the accommodation of immigrants has gone too far. Premier Jean Charest has been facing a daily barrage of questions over his government's commitment to protect French values. People want the government to provide clear guidelines that would give local officials the power to resolve cases such as Ms. Ahmed's without having to appeal to cabinet ministers.
These opinions aren't confined to the radio phone-in shows. In this case, even moderate Quebeckers think Ms. Ahmed went too far. “Accommodation should not lead to separation,” said Julius Grey, a constitutional lawyer who has defended the right of Sikh students to wear ceremonial daggers in class. Yolande Geadah, an Egyptian-born writer, said, “There is no possible compromise with people with such inflexible attitudes.” Many people pointed out the irony that in Egypt, Ms. Ahmed's homeland, the government has tried banning niqabs in universities.
Meantime, in the other solitude, Quebec authorities were widely being compared to the Taliban.
“[T]hrowing women out of school … sounds like something that happens in the wilder reaches of Kandahar,” opined the Montreal Gazette.
“What part of the word ‘freedom' does Quebec not understand?” wondered Naomi Lakritz in the Calgary Herald. Quebec, she said, “is fast becoming the most hostile province in Canada for anyone of a minority culture or religion.” The Winnipeg Free Press observed that “the Canadianization of Naema Ahmed has been sadly set back.” (Others might maintain that her decision to lodge a human-rights complaint shows she's coming along quite nicely). And The Globe and Mail said, “It may be practised in some Arab and west Asian countries, such as the former Taliban regime in Afghanistan, but empowering state agents to enforce dress codes and bar the education of women is hitherto unknown in Canada.”
What explains such starkly opposite reactions?
Mr. Lagacé explains it in cultural terms. English Canada embraces a multiculturalist ideal: Come to Canada, and bring your differences with you. In French Canada, you can have your differences, “but please do become a Quebecker.”
Quebec's francophone majority identifies itself as a fragile minority that must be ever vigilant against cultural erosion. In that context, collective rights often outweigh individual ones, especially when it comes to language or schooling. Quebec, like France, is also fiercely devoted to secularism. “We've had a long and painful struggle with the place of religion in this society, and a lot of people feel strongly about the separation of church and state,” says Mr. Lagacé.
The Quebec-English differences over immigration and integration echo those between France and Britain. France is contemplating a ban on the burka and niqab. In Britain, any politician who'd dare suggest such a thing would be denounced as a fascist.
In English Canada, provincial government officials are only too eager to distance themselves from intolerant Quebec. “We are an open Ontario,” said a spokeswoman for that province's immigration minister. “In Nova Scotia, people have a right to express themselves any way they wish around their faith,” its immigration minister said.
In other words, these disputes are being resolved behind the scenes, for now, and so we can pretend they don't exist.
My own opinion is that the broad majority of people who live in English Canada – including plenty of immigrants – are more in tune with Quebeckers' attitudes than with their own elites. Of course we must respect people's rights, they say. But newcomers should also respect our values.
“I am all for keeping with your culture and traditions, but if you are going to choose another country, get with the program and try to really integrate,” says one blogger. He speaks for multitudes. Is his view intolerant and closed-minded? I don't think so.
Source : The Globe and Mail : Margaret Wente
Wednesday, March 10, 2010
Immigration Au Canada : Consultants Ou Requins ?
Un requin, les mâchoires ouvertes, prêtes à happer un phoque, en plein océan! C’est l’affiche que l’on peut apercevoir dans certains endroits du métro de Montréal et ailleurs au Canada. Avec ce titre accompagné d’un court commentaire : Proie!
Entendez : proie facile!
C’est l’affiche qu’a tenu à mettre en avant, la Société canadienne des consultants en immigration.
Il s'agit d'une campagne publicitaire pour informer les candidats à l'immigration de vérifier si leur consultant est dûment accrédité. Et cette campagne coïncide avec la décision du gouvernement du Québec d’encadrer désormais, la profession des consultants en immigration.
À partir de maintenant, seuls les avocats et les notaires membres de l’ordre professionnel des consultants en immigration seront reconnus. Et ces personnes devront prouver leur compétence. En somme, des examens sont à prévoir ainsi qu’un respect de la déontologie.
Il faut dire qu’actuellement sur presque 3000 consultants au Québec, - selon les chiffres rapportés par Radio-Canada - seulement 159 sont reconnus par la Société canadienne des consultants en immigration.
Radio-Canada a révélé il n’y a pas longtemps, dans un reportage qu’un des dirigeants de la firme en services juridiques, Immigration International 911, Jean-Michel Labelle, avait un lourd passé criminel. M. Labelle a été condamné plusieurs fois pour des accusations de fraude, d'escroquerie, de faux semblant et de voies de fait armées.
Le 911, est un numéro de téléphone vert en usage en Amérique du Nord pour alerter pompiers, policiers, ambulances et sécurité en cas d’urgence. Joindre ces trois chiffres à un nom de compagnie peut prêter à l’officiel. Mais, depuis le reportage de Radio-Canada, Immigration International 911 a déménagé ses locaux et M. Labelle a disparu de la circulation.
La décision de Québec de réglementer l'industrie des consultants en immigration est donc à saluer.
Le règlement présenté par la ministre de l'Immigration, Yolande James, envisage des suspensions et des amendes pouvant aller jusqu'à 50.000 dollars, en cas de mauvaises pratiques. La ministre mettra sur pied bientôt, un registre public des consultants reconnus ou dont la reconnaissance est suspendue ou révoquée. Chaque fois qu'il recevra la demande d'un candidat à l'immigration portant la marque d'un consultant, il s'assurera que celui-ci est en droit d'agir à ce titre.
En fait, le gouvernement du Québec se met à l’heure d’Ottawa, avec toutefois, une approche plus vigoureuse.
Cela dit, pour ceux que l’immigration tente encore, il est toujours préférable de passer par les voies officielles. Les requins sont à l’affut à chaque coin de rue.
Entendez : proie facile!
C’est l’affiche qu’a tenu à mettre en avant, la Société canadienne des consultants en immigration.
Il s'agit d'une campagne publicitaire pour informer les candidats à l'immigration de vérifier si leur consultant est dûment accrédité. Et cette campagne coïncide avec la décision du gouvernement du Québec d’encadrer désormais, la profession des consultants en immigration.
À partir de maintenant, seuls les avocats et les notaires membres de l’ordre professionnel des consultants en immigration seront reconnus. Et ces personnes devront prouver leur compétence. En somme, des examens sont à prévoir ainsi qu’un respect de la déontologie.
Il faut dire qu’actuellement sur presque 3000 consultants au Québec, - selon les chiffres rapportés par Radio-Canada - seulement 159 sont reconnus par la Société canadienne des consultants en immigration.
Radio-Canada a révélé il n’y a pas longtemps, dans un reportage qu’un des dirigeants de la firme en services juridiques, Immigration International 911, Jean-Michel Labelle, avait un lourd passé criminel. M. Labelle a été condamné plusieurs fois pour des accusations de fraude, d'escroquerie, de faux semblant et de voies de fait armées.
Le 911, est un numéro de téléphone vert en usage en Amérique du Nord pour alerter pompiers, policiers, ambulances et sécurité en cas d’urgence. Joindre ces trois chiffres à un nom de compagnie peut prêter à l’officiel. Mais, depuis le reportage de Radio-Canada, Immigration International 911 a déménagé ses locaux et M. Labelle a disparu de la circulation.
La décision de Québec de réglementer l'industrie des consultants en immigration est donc à saluer.
Le règlement présenté par la ministre de l'Immigration, Yolande James, envisage des suspensions et des amendes pouvant aller jusqu'à 50.000 dollars, en cas de mauvaises pratiques. La ministre mettra sur pied bientôt, un registre public des consultants reconnus ou dont la reconnaissance est suspendue ou révoquée. Chaque fois qu'il recevra la demande d'un candidat à l'immigration portant la marque d'un consultant, il s'assurera que celui-ci est en droit d'agir à ce titre.
En fait, le gouvernement du Québec se met à l’heure d’Ottawa, avec toutefois, une approche plus vigoureuse.
Cela dit, pour ceux que l’immigration tente encore, il est toujours préférable de passer par les voies officielles. Les requins sont à l’affut à chaque coin de rue.
Tuesday, March 9, 2010
Le Racisme Anti-Intellectuel Au Québec
Dans les entreprises américaines et européennes, cadres et cadres supérieurs se hiérarchisent selon un savant et complexe système qui tient principalement compte des diplômes obtenus, de la renommée des établissements fréquentés, mais le facteur primordial reste la titanesque montagne de pécule que possède notre géniteur.
C'est vrai! Et si jamais un jeune vivant dans un milieu défavorisé réussit à s'inscrire à l'une où l'autre des écoles mentionnées dans le prochain paragraphe, je vous le dis je m'épile les parties génitales à la cire chaude (Ouch). Sauf que ce ne sera pas pour demain. Bon je m'éloigne légèrement du problème.
Je disais, les heureux élus qui sont passés par les plus prestigieuses et renommées écoles de la nation "Polytechnique, Harvard, Princeton, Yale, Cornell , etc." ont habituellement une garantie d'emploi à vie et habituellement l'assurance d'une carrière plus que respectable.
Et fréquemment ces clownesques futur diplômés ont une garantie d'emploi avant même d'avoir obtenus le bâtard de sacro-saint diplôme. Et ce n'est pas toujours les meilleurs qui sont sélectionnés, parce qu'ici plusieurs facteurs entrent en ligne de compte, il y à toujours le mythique pécule, les relations, où encore le prestige de votre nom, etc.
Qui remercier pour cette situation? Sûrement les usines productrices de futurs cadres préfabriqués aussi nommées "UNIVERSITÉS", qui de par leurs politiques internes créent des êtres pathétiques conçus pour les plus prestigieuses entreprises. Finalement ce sont presque des robots.
Malgré le fait que la plupart d'entre eux sont constipés, et aux prises avec de sérieux refoulement en tout genre, et que la plupart de temps il y a plus de coeur dans une boîte conserve de "DR. BALLARD" que dans ses cadres.
Ces sources de science sont le prototype, la référence suprême.
On se garde de les réfuter même si on est certain de son coup à 300%, même si l'on est ingénieux, rusé, et capable d'exprimer en 2 pages et dans un dialecte simple et limpide ce qu'ils ont dévoilé sur 150 pages dans un papotage incompréhensible.
Les plus grandioses et prestigieuse entreprises, se les arrachent, certaines enrôlant même à l'aveuglette, au point d'ignorer catégoriquement l'inexpérience professionnelle des postulants, pour ne tenir compte que du sacré bâtard de diplôme.
Ou pire voir sa candidature refusée sous prétexte qu'on a pas le foutu diplôme, malgré une vaste expérience dans le domaine.
Si ce système qui vante l'élite mélodramatique et prétentieuse vous sort des yeux, vous trouverez un profond changement ici au Québec.
Comme partout ailleurs au Canada, on n'accorde d'importance véritable qu'à ce qui est utile et surtout qui rapporte de l'argent, et d'important bénéfices et le plus rapidement possible.
Par opposition, est jugé inefficace, voire suspect tout ce qui ne contribue pas à rapporter de l'argent ou même qui à première vue semble en faire perdre.
Cette idéologie semble omniprésente au Québec et s'implante vraisemblablement très tôt chez les jeunes, ce qui explique au moins en partie le spectaculaire taux de décrochage à la fin du secondaire et dans les Cégeps.
En effet, pourquoi persister à s'user les fonds de culotte devant des matières fastidieuses et sans intérêt évident, alors que la vie active leur procure une panoplie de "jobs", inévitablement très mal payées, mais qui leur procure au début leurs loisirs et leurs caprices d'adolescents.
Dans les entreprises, c'est souvent le même jargon qui est tenu. Le recruteur vous demande ce que vous pouvez faire et non ce que vous savez.
Si vous n'avez d'un domaine que des perceptions théoriques, c'est sans effet et si de surcroît vous annoncez un peu trop de diplômes cela risque même de vous défavoriser.
Ne parlons pas des connaissances externes "du genre histoire, sciences, ou socio-psychologie, socio-économie si l'emploi visé est en informatique", car les signaler soulèvera l'étonnement voire la méfiance.
Envisagez ce qui peut trotter dans la tête du recruteur : "Encore un rêveur qui trouble son esprit de choses superfétatoires au lieu de se concentrer sur son travail".
Résultat des courses: un mode d'organisation et de fonctionnement des entreprises très contradictoire de ce que l'on trouve en Europe, et dans les grandes entreprises américaines.
Principal avantage: les ingénieurs et autres professionnels ne font pas la loi. Ils doivent faire leurs preuves comme tout le monde et savoir mettre la main à la pâte si nécessaire.
Les employés moins diplômés conservent leurs chances d'avancement pour peu qu'ils soient disponibles, efficaces et curieux.
Les réunions ne durent pas 3 ou 4 heures comme au États-Unis et les compte-rendus tiennent sur quelques lignes envoyées par e-mail souvent dans un français ou anglais télégraphique.
C'est le concept du "go no go".
Principal inconvénient: une organisation du travail et des méthodes très approximatives, et un inquiétant décalage technologique.
Le but "au demeurant légitime" de faire progresser le produit avant tout afin qu'il rapporte de l'argent le plus tôt possible, plonge tous les autres aspects dans les profondeurs des répertoires de priorités.
Le bon employé est celui qui sait répondre à la question "Comment ça marche?" quitte à ne jamais formuler la question: "Pourquoi est-ce configuré de cette façon?" ou "N'y aurait-il pas une possibilité d'optimiser?".
Quoiqu'on en dise, beaucoup de présidents d'entreprises ainsi que le gouvernement québécois sont conscients de ce problème. On ne peut pas perpétuellement tout faire avancer avec une broche à foin surtout quand il s'agit de haute technologie dans un conjoncture de concurrence planétaire.
Faire progresser les mentalités est une autre affaire, surtout celle des gouvernements. Il est considérablement plus simple de végéter avec son système qui évolue tant bien que mal que de se désintégrer la tête, et de finalement "capoter".
Les gens qui formulent trop de questions ou qui formalisent un peu trop sont généralement vus d'un mauvais oeil, surtout par les fameux "hands-on", ces vieux employés d'expérience qui gardent tout dans la tête et en laissent le moins possible sur le papier.
Cela leur permet de se sentir essentiels voir précieux et irremplaçables, surtout en période de crise économique.
Voici deux exemples réels qui illustrent le propos:
Premier exemple: un employé A chargé de dimensionner un réseau informatique fait quelques estimations de trafic "de manière ambigu" et va voir son collègue B de la planification pour lui prescrire de commander des liens informatiques.
L'employé B qui n'a pas pour règle d'agir sans réfléchir demande certains éclaircissements que l'employé A est incompétent à fournir.
Notre employé B se plonge alors studieusement dans la documentation et découvre que la demande qui lui été adressée est très nettement sur-évaluée.
Il retourne voir l'employé A et lui démontre qu'avec 4 fois moins de liens, le trafic peut être facilement absorbé.
L'employé A ne veut rien savoir, il prétend que l'achat a été prévu au budget annuel et que de toute façon, "cela ne sort pas de sa poche".
Comme chacun reste sur ses positions, l'affaire est grimpée jusqu'aux hautes instances de la hiérarchie. Finalement, l'employé B obtient gain de cause et permet de réaliser une économie fastueuse à l'entreprise. A était un Québécois pur laine, B »tait un immigrant.
C'est pourtant lui qui a eu raison, mais il a dû faire preuve de beaucoup de ténacité.
Second exemple: un immigrant bardé de diplômes débarque dans une entreprise dont les dirigeants souhaitent accroître la branche R&D. Intégré à l'équipe, il commence à travailler sur des projets divers et variés.
Au bout d'un certain temps, il s'aperçoit qu'il a de moins en moins d'ouvrage, mois de mails, moins de coups de fils. Il finit par n'avoir pratiquement plus rien à faire. Alors que se passe t-il?
Ce qu'il ne sait pas, c'est que dans son dos circule une petite rumeur, toute innocente au début: "Lui, il est pas pire, mais c'est un intellectuel, il n'a pas l'esprit pratique".
A quoi ça sert d'avoir des diplômes?
Mon voisin a quitté l'école à 16 ans et il roule en BM! Cette rumeur fait déshonneur et beaucoup de gens commencent à s'en méfier.
S'il n'a pas l'esprit pratique, il va tout juste être capable de concevoir des documents soporifiques alors autant le by-passer, c'est déjà considérablement de temps de gagné.
L'intéressé finit par assimiler ce qu'il lui arrive et se trame dans son dos, et donne sa démission extrêmement dégoûté et écoeuré "au sens propre" par ce qu'il vient de vivre.
C'est vrai! Et si jamais un jeune vivant dans un milieu défavorisé réussit à s'inscrire à l'une où l'autre des écoles mentionnées dans le prochain paragraphe, je vous le dis je m'épile les parties génitales à la cire chaude (Ouch). Sauf que ce ne sera pas pour demain. Bon je m'éloigne légèrement du problème.
Je disais, les heureux élus qui sont passés par les plus prestigieuses et renommées écoles de la nation "Polytechnique, Harvard, Princeton, Yale, Cornell , etc." ont habituellement une garantie d'emploi à vie et habituellement l'assurance d'une carrière plus que respectable.
Et fréquemment ces clownesques futur diplômés ont une garantie d'emploi avant même d'avoir obtenus le bâtard de sacro-saint diplôme. Et ce n'est pas toujours les meilleurs qui sont sélectionnés, parce qu'ici plusieurs facteurs entrent en ligne de compte, il y à toujours le mythique pécule, les relations, où encore le prestige de votre nom, etc.
Qui remercier pour cette situation? Sûrement les usines productrices de futurs cadres préfabriqués aussi nommées "UNIVERSITÉS", qui de par leurs politiques internes créent des êtres pathétiques conçus pour les plus prestigieuses entreprises. Finalement ce sont presque des robots.
Malgré le fait que la plupart d'entre eux sont constipés, et aux prises avec de sérieux refoulement en tout genre, et que la plupart de temps il y a plus de coeur dans une boîte conserve de "DR. BALLARD" que dans ses cadres.
Ces sources de science sont le prototype, la référence suprême.
On se garde de les réfuter même si on est certain de son coup à 300%, même si l'on est ingénieux, rusé, et capable d'exprimer en 2 pages et dans un dialecte simple et limpide ce qu'ils ont dévoilé sur 150 pages dans un papotage incompréhensible.
Les plus grandioses et prestigieuse entreprises, se les arrachent, certaines enrôlant même à l'aveuglette, au point d'ignorer catégoriquement l'inexpérience professionnelle des postulants, pour ne tenir compte que du sacré bâtard de diplôme.
Ou pire voir sa candidature refusée sous prétexte qu'on a pas le foutu diplôme, malgré une vaste expérience dans le domaine.
Si ce système qui vante l'élite mélodramatique et prétentieuse vous sort des yeux, vous trouverez un profond changement ici au Québec.
Comme partout ailleurs au Canada, on n'accorde d'importance véritable qu'à ce qui est utile et surtout qui rapporte de l'argent, et d'important bénéfices et le plus rapidement possible.
Par opposition, est jugé inefficace, voire suspect tout ce qui ne contribue pas à rapporter de l'argent ou même qui à première vue semble en faire perdre.
Cette idéologie semble omniprésente au Québec et s'implante vraisemblablement très tôt chez les jeunes, ce qui explique au moins en partie le spectaculaire taux de décrochage à la fin du secondaire et dans les Cégeps.
En effet, pourquoi persister à s'user les fonds de culotte devant des matières fastidieuses et sans intérêt évident, alors que la vie active leur procure une panoplie de "jobs", inévitablement très mal payées, mais qui leur procure au début leurs loisirs et leurs caprices d'adolescents.
Dans les entreprises, c'est souvent le même jargon qui est tenu. Le recruteur vous demande ce que vous pouvez faire et non ce que vous savez.
Si vous n'avez d'un domaine que des perceptions théoriques, c'est sans effet et si de surcroît vous annoncez un peu trop de diplômes cela risque même de vous défavoriser.
Ne parlons pas des connaissances externes "du genre histoire, sciences, ou socio-psychologie, socio-économie si l'emploi visé est en informatique", car les signaler soulèvera l'étonnement voire la méfiance.
Envisagez ce qui peut trotter dans la tête du recruteur : "Encore un rêveur qui trouble son esprit de choses superfétatoires au lieu de se concentrer sur son travail".
Résultat des courses: un mode d'organisation et de fonctionnement des entreprises très contradictoire de ce que l'on trouve en Europe, et dans les grandes entreprises américaines.
Principal avantage: les ingénieurs et autres professionnels ne font pas la loi. Ils doivent faire leurs preuves comme tout le monde et savoir mettre la main à la pâte si nécessaire.
Les employés moins diplômés conservent leurs chances d'avancement pour peu qu'ils soient disponibles, efficaces et curieux.
Les réunions ne durent pas 3 ou 4 heures comme au États-Unis et les compte-rendus tiennent sur quelques lignes envoyées par e-mail souvent dans un français ou anglais télégraphique.
C'est le concept du "go no go".
Principal inconvénient: une organisation du travail et des méthodes très approximatives, et un inquiétant décalage technologique.
Le but "au demeurant légitime" de faire progresser le produit avant tout afin qu'il rapporte de l'argent le plus tôt possible, plonge tous les autres aspects dans les profondeurs des répertoires de priorités.
Le bon employé est celui qui sait répondre à la question "Comment ça marche?" quitte à ne jamais formuler la question: "Pourquoi est-ce configuré de cette façon?" ou "N'y aurait-il pas une possibilité d'optimiser?".
Quoiqu'on en dise, beaucoup de présidents d'entreprises ainsi que le gouvernement québécois sont conscients de ce problème. On ne peut pas perpétuellement tout faire avancer avec une broche à foin surtout quand il s'agit de haute technologie dans un conjoncture de concurrence planétaire.
Faire progresser les mentalités est une autre affaire, surtout celle des gouvernements. Il est considérablement plus simple de végéter avec son système qui évolue tant bien que mal que de se désintégrer la tête, et de finalement "capoter".
Les gens qui formulent trop de questions ou qui formalisent un peu trop sont généralement vus d'un mauvais oeil, surtout par les fameux "hands-on", ces vieux employés d'expérience qui gardent tout dans la tête et en laissent le moins possible sur le papier.
Cela leur permet de se sentir essentiels voir précieux et irremplaçables, surtout en période de crise économique.
Voici deux exemples réels qui illustrent le propos:
Premier exemple: un employé A chargé de dimensionner un réseau informatique fait quelques estimations de trafic "de manière ambigu" et va voir son collègue B de la planification pour lui prescrire de commander des liens informatiques.
L'employé B qui n'a pas pour règle d'agir sans réfléchir demande certains éclaircissements que l'employé A est incompétent à fournir.
Notre employé B se plonge alors studieusement dans la documentation et découvre que la demande qui lui été adressée est très nettement sur-évaluée.
Il retourne voir l'employé A et lui démontre qu'avec 4 fois moins de liens, le trafic peut être facilement absorbé.
L'employé A ne veut rien savoir, il prétend que l'achat a été prévu au budget annuel et que de toute façon, "cela ne sort pas de sa poche".
Comme chacun reste sur ses positions, l'affaire est grimpée jusqu'aux hautes instances de la hiérarchie. Finalement, l'employé B obtient gain de cause et permet de réaliser une économie fastueuse à l'entreprise. A était un Québécois pur laine, B »tait un immigrant.
C'est pourtant lui qui a eu raison, mais il a dû faire preuve de beaucoup de ténacité.
Second exemple: un immigrant bardé de diplômes débarque dans une entreprise dont les dirigeants souhaitent accroître la branche R&D. Intégré à l'équipe, il commence à travailler sur des projets divers et variés.
Au bout d'un certain temps, il s'aperçoit qu'il a de moins en moins d'ouvrage, mois de mails, moins de coups de fils. Il finit par n'avoir pratiquement plus rien à faire. Alors que se passe t-il?
Ce qu'il ne sait pas, c'est que dans son dos circule une petite rumeur, toute innocente au début: "Lui, il est pas pire, mais c'est un intellectuel, il n'a pas l'esprit pratique".
A quoi ça sert d'avoir des diplômes?
Mon voisin a quitté l'école à 16 ans et il roule en BM! Cette rumeur fait déshonneur et beaucoup de gens commencent à s'en méfier.
S'il n'a pas l'esprit pratique, il va tout juste être capable de concevoir des documents soporifiques alors autant le by-passer, c'est déjà considérablement de temps de gagné.
L'intéressé finit par assimiler ce qu'il lui arrive et se trame dans son dos, et donne sa démission extrêmement dégoûté et écoeuré "au sens propre" par ce qu'il vient de vivre.
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